Ferrari : Quand Hamilton était à deux doigts de débuter chez Sauber au lieu de McLaren

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par Alex Marcol

En 2025, Lewis Hamilton entame un nouveau chapitre de sa légendaire carrière en Formule 1 avec la Scuderia Ferrari. Mais peu de fans savent qu’aux prémices de sa carrière, le Britannique aurait pu tracer une trajectoire toute autre… Celle-ci aurait pu commencer non pas chez McLaren en 2007, mais un peu plus tôt et chez Sauber, grâce à un prêt avorté. Retour sur une histoire méconnue qui aurait pu tout changer.

2005 : quand Hamilton a failli signer chez Sauber

C’est Peter Sauber en personne qui a relancé cette anecdote dans une interview récente au journal suisse Blick. L’ancien patron de l’écurie helvétique a révélé un épisode clé : « Peu de gens savent qu’il y a environ 20 ans, Lewis Hamilton a failli courir pour nous », a-t-il confié. En effet, en 2005, McLaren cherchait un baquet d’apprentissage pour son jeune protégé. L’idée était de l’envoyer faire ses premières armes en catégorie reine avec l’équipe Sauber — alors encore indépendante — avant de le rapatrier chez McLaren.

Peter Sauber se souvient parfaitement des discussions, qui ont même mené à une réunion formelle à l’aéroport de Zurich (Kloten) avec Anthony Hamilton, père et manager de Lewis, et Monisha Kaltenborn, alors avocate de l’équipe suisse. L’accord portait sur un prêt temporaire… mais un point de désaccord a tout fait capoter : McLaren était favorable à un prêt d’une seule saison, tandis que Sauber, désireux d’investir et de stabiliser son effectif, demandait deux années d’engagement.

Résultat : l’opération échoue et Hamilton reste dans les rangs juniors de McLaren, avant de faire ses grands débuts en 2007 directement avec l’équipe de Ron Dennis. Le reste appartient à l’histoire.

Des conséquences immenses pour sa carrière… et pour la F1

On sait ce qu’il s’est passé ensuite : Hamilton frôle le titre dès sa saison rookie (2007) et devient champion du monde en 2008. Il quitte McLaren fin 2012 pour Mercedes, où il établira l’un des règnes les plus dominants de l’ère moderne : six titres mondiaux personnels entre 2014 et 2020, huit titres constructeurs pour Mercedes, et une popularité planétaire.

S’il avait été prêté à Sauber ? Il est presque certain que son ascension aurait été plus lente, et peut-être moins fulgurante. Sauber, avec des ressources limitées à l’époque, ne pouvait pas prétendre aux podiums ni même à des hauts de tableau constants. Un démarrage « modeste » aurait-il freiné sa carrière ? Ou au contraire, renforcé sa résilience ? Toute spéculation est permise, mais cette divergence initiale aurait pu tout changer : pour Hamilton, pour McLaren, et même pour Mercedes à moyen terme.

2025 : Le grand retour du destin avec la Scuderia Ferrari

Ironie du sort, après 12 saisons dans les rangs de Mercedes, Lewis Hamilton a décidé de troquer le gris allemand pour l’intemporel rouge Ferrari. L’annonce de son transfert à Maranello pour la saison 2025 a secoué le paddock. Aujourd’hui, à la tête de la Scuderia aux côtés de Charles Leclerc, sa carrière entre dans une nouvelle dimension.

Du garage de Hinwil aux lignes pures de Maranello, le chemin aurait pu être bien différent. Cette anecdote sur le non-prêt chez Sauber souligne à quel point chaque détail compte en Formule 1. Un contrat, une négociation avortée… et c’est toute l’histoire de ce sport qui aurait pu être réécrite.

Pour Ferrari, accueillir Hamilton en 2025, c’est aussi une manière de boucler une boucle alternative. L’un des plus grands talents de l’histoire s’associe enfin à la plus mythique des écuries pour tenter un dernier grand pari : offrir à Ferrari le titre qu’elle attend depuis 2007. Une collaboration génératrice d’espoirs, d’engouement, et de défis. Mais si Hamilton a prouvé une chose… c’est qu’il sait sortir vainqueur des scénarios les plus inattendus.

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