La saison 2025 de Formule 1 restera dans les mémoires pour bien des raisons, mais certainement pas pour les bonnes du côté de la Scuderia Ferrari. Après une campagne 2024 prometteuse, marquée par une lutte acharnée pour les titres Pilotes et Constructeurs, le cru 2025 a été synonyme de désillusions pour Charles Leclerc. Le Monégasque, habitué à viser les sommets, a connu une année frustrante où la victoire s’est toujours dérobée.
Une saison qui a tourné court
Ferrari avait entamé 2025 avec de grandes ambitions. Les performances solides de l’année précédente, conjuguées à une stabilité dans l’organisation technique, laissaient entrevoir une montée en puissance face à Red Bull et Mercedes. Cependant, très vite, la réalité a heurté les espoirs : la monoplace italienne, la SF-25, n’a jamais trouvé son véritable rythme de croisière.
Dès les premières courses, Charles Leclerc a exprimé des difficultés à trouver le bon équilibre dans la voiture. Les évolutions apportées n’ont pas permis de combler l’écart avec McLaren – très performant cette saison – ni avec les Mercedes de Russell et Hamilton. Résultat : aucune victoire pour Leclerc, malgré une pole position éclatante en Hongrie, sept podiums et une cinquième place au championnat des pilotes, à 77 points du champion George Russell selon les chiffres officiels de la FIA.
Dans une interview relayée par Formula1.com, Leclerc ne cache pas son désenchantement : « Nous avons vu assez rapidement que nous ne nous battrions pas pour le titre mondial parce que McLaren était trop fort. […] Il n’y avait pas beaucoup de raison de mettre toutes nos ressources pour essayer de prendre la troisième ou la deuxième place… » Une stratégie réaliste mais forcément douloureuse pour un pilote qui aspire à bien plus.
Des occasions manquées et des week-ends noirs
Si la régularité a été là – vingt Top 10 sur la saison – les occasions de briller véritablement se sont faites rares. À Monaco, devant son public, Leclerc visait un doublé après sa victoire 2024. Mais une qualification manquée face à Lando Norris a compromis ses chances sur un tracé où dépasser est un défi presque insurmontable.
Même scénario frustrant en Hongrie. Parti en pole, Leclerc semblait enfin en position de triompher. Mais la stratégie des McLaren et l’excellent rythme course de Mercedes ont relégué le pilote Ferrari à une quatrième place amère. Cet épisode a marqué un tournant : le doute s’est installé, tout comme la certitude que le titre mondial s’éloignait irrémédiablement.
Point d’orgue tragique de la saison : le Grand Prix du Brésil. Alors que Ferrari défendait encore farouchement la deuxième place du championnat constructeurs, un double abandon, impliquant Leclerc dans un accrochage avec Piastri et Antonelli, a ruiné les espoirs de podium. L’écurie italienne a finalement terminé quatrième, derrière Mercedes, Red Bull et McLaren.
Cap sur 2026 : un nouvel espoir avec le prochain règlement
Face à la stagnation des performances, Ferrari a pris une décision radicale : recentrer ses efforts sur 2026. Avec les profondes évolutions de la réglementation technique prévues pour l’an prochain – notamment l’arrivée de nouvelles unités de puissance plus durables – la Scuderia veut reprendre l’initiative.
Un virage stratégique que Leclerc comprend, même s’il le regrette sportivement : « J’aurais de loin préféré pousser le développement toute l’année pour essayer de remporter ce titre mondial […]. Mais si vous êtes dans la position dans laquelle nous étions, c’était une évidence. Donc je ne le regrette pas. » (via Formula1.com).
L’engagement du duo Fred Vasseur – Charles Leclerc reste fort. Le pilote monégasque a prolongé son contrat jusqu’en 2027, et l’arrivée de nouvelles recrues techniques depuis Maranello indique une volonté claire de bâtir une machine à gagner.
Pour les tifosi et passionnés de Ferrari, 2025 restera une année difficile à digérer. Mais dans l’esprit des compétiteurs comme Leclerc, une saison frustrante est aussi un tremplin. Et si 2025 était simplement l’étincelle avant l’explosion de 2026 ?