Depuis son arrivée tonitruante chez Ferrari début 2025, Lewis Hamilton n’a, pour l’instant, pas connu la renaissance tant espérée par les tifosi. Zéro victoire, quelques coups d’éclat en qualifications et une frustration palpable : l’ancien septuple champion du monde traverse une saison des plus âpres. Si les observateurs se divisent entre critiques et compassion, Max Verstappen, champion du monde en titre, a surpris par la sincérité de ses propos à l’égard de son rival historique.
Un Hamilton méconnaissable chez Ferrari : une transition difficile
Le pari Hamilton-Ferrari nourrissait tous les espoirs. Celui de voir une légende vivante apporter la régularité et l’expérience qui faisaient encore parfois défaut à la Scuderia. Pourtant, à l’orée de la deuxième moitié de saison 2025, Lewis Hamilton n’a pas encore trouvé de victoire, ni même la constance attendue. Les signaux de détresse sont nombreux, et les émotions transparaissent, y compris à la radio embarquée.
Max Verstappen, peu réputé pour ses propos compatissants envers ses adversaires, s’est montré étonnamment touché par la situation du pilote britannique : « Ça n’a évidemment pas été une belle saison pour lui chez Ferrari. On le remarque dans tout, y compris à la radio embarquée. Ça fait vraiment mal de le voir comme ça », a-t-il déclaré, cité par le site Motorsport.Nextgen. Des paroles rares venant du Néerlandais, signe d’un respect accru pour le vétéran des circuits.
Les raisons d’un échec annoncé ? Contexte, âge et dynamique interne
La déroute d’Hamilton ne peut se résumer à des performances en berne. Comme l’explique Verstappen, l’adaptation à l’environnement Ferrari n’est pas anodine : « Vous quittez une équipe qui a été votre deuxième famille chez Mercedes et avec laquelle vous avez construit toute votre carrière. Ensuite, partir dans une direction complètement différente, ce n’est pas facile. »
La comparaison avec Charles Leclerc devient vite inévitable. Installé dans l’équipe depuis 2019, le Monégasque est en terrain conquis. Il connaît la voiture, parle la langue de l’équipe et incarne à lui seul la stratégie de continuité de Ferrari. Face à cela, Hamilton, 40 ans, doit tout recommencer. « L’âge n’est pas de votre côté. Vous ne devenez pas plus rapide. Pas forcément plus lent, mais pas plus rapide non plus, alors que Charles continue de progresser », nuance Verstappen.
S’ajoute à cela une monoplace qui peine à s’affirmer comme une vraie prétendante au titre. Si la SF-25 montre parfois un rythme compétitif, son manque de constance et la difficulté à gérer les pneumatiques restent des talons d’Achille persistants. Des limites qui ne pardonnent pas dans une Formule 1 de plus en plus exigeante sur la finesse de pilotage et la confiance dans le setup.
Quel avenir pour Hamilton chez Ferrari ?
Malgré une saison blanche jusqu’ici, Hamilton ne semble pas prêt à jeter l’éponge. Verstappen le martèle : « Je ne pense pas qu’il abandonne. Lewis sera définitivement encore là. » Le Britannique s’accroche, conscient que les projets à long terme de Ferrari se construisent avec patience et persévérance.
Du côté de Maranello, Frédéric Vasseur continue de marteler que la stabilité est de mise. Mais face à la domination redoutable de Red Bull et les progrès constants de McLaren ou Mercedes, Ferrari risque de devoir faire des choix stratégiques plus tranchés dès 2026 pour redevenir une menace sérieuse au championnat.
Verstappen, en exprimant sa compassion, lance aussi un signal à l’univers de la Formule 1 : la légende Hamilton mérite mieux qu’un chant du cygne douloureux. Reste à savoir si Maranello lui offrira l’environnement et les outils pour repousser encore les limites… ou cédera aux sirènes du renouvellement massif.