Hamilton chez Ferrari en 2025 : une saison noire pour le champion aux sept titres

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par Alex Marcol

En rejoignant la Scuderia Ferrari pour la saison 2025, Lewis Hamilton portait l’espoir d’un renouveau. Pourtant, cette première année sous les couleurs rouges s’est rapidement transformée en désillusion cruelle pour le septuple champion du monde. Retour sur une saison historique… mais pas dans le bon sens du terme.

Une arrivée pleine de promesses… et une déception majuscule

Le transfert de Lewis Hamilton chez Ferrari avait fait couler beaucoup d’encre fin 2024 : quitter Mercedes après plus de dix ans de collaboration pour tenter de ramener le titre pilote à Maranello relevait du pari audacieux. Ferrari sortait d’une saison 2024 encourageante, portée par un duo Leclerc-Sainz solide et des progrès évidents sur le plan technique.

Mais dès les premières courses, l’optimisme a laissé place aux doutes. Malgré une victoire en sprint dès la deuxième manche du calendrier, Hamilton n’est jamais parvenu à transformer l’essai en Grand Prix classique. Pis encore, la deuxième moitié de saison a cristallisé ses difficultés : abandon à Zandvoort, accrochage au Brésil, et un terrible triplé final avec trois éliminations consécutives en Q1. Le Britannique a également quitté le Qatar sans aucun point. Son seul fait d’armes reste une 4e place isolée, loin des standards auxquels il nous avait habitués.

Des statistiques historiques à l’arrêt

Depuis 2007, Lewis Hamilton avait à chaque saison obtenu au moins un podium. En 2025, cette série s’est brisée net. Aucune pole position, aucune victoire, pas même une troisième marche à son actif. Un constat d’autant plus marquant que même les années plus difficiles chez Mercedes – comme 2022 – lui avaient permis de se battre pour le podium à plusieurs reprises.

Avec 156 points et une sixième place au classement général, cette saison marque un net recul pour celui qui trônait encore au sommet du championnat quelques années auparavant. S’exprimant pour f1i.autojournal.fr, le pilote britannique a reconnu que cette campagne avait été « la plus difficile de sa carrière » : « Il faut analyser notre parcours, ce qui a été positif et les domaines dans lesquels nous devons progresser. J’ai identifié ces points. Il s’agit maintenant de s’asseoir avec l’équipe à la fin de la saison. »

Un avenir encore incertain, mais sans parler de retraite

À 40 ans, Lewis Hamilton refuse de tirer un trait sur sa carrière. S’il n’a jamais caché qu’il avançait désormais « saison après saison », il semble déterminé à tout mettre en œuvre pour rebondir avec Ferrari dès 2026. Toujours sous contrat, il compte profiter de la pause hivernale pour travailler activement avec les ingénieurs de Maranello et identifier les clés du redressement.

Visiblement affecté – sa tristesse étant même visible en interviews en fin d’année –, Hamilton a également souffert d’un drame personnel : la perte de son chien Roscoe, bien connu du paddock et compagnon fidèle depuis plus de dix ans. Un coup dur émotionnel, qui a ajouté à la difficulté d’une saison déjà éprouvante.

Pour autant, le Britannique affiche une détermination intacte. « C’est l’amour de ce que vous faites. L’amour de la course. J’ai un soutien incroyable des gens autour de moi, de mes fans. Il y a ce rêve que je garde toujours en moi, auquel je crois encore, et c’est pour lui que je travaille », explique-t-il. Pas question donc d’abandonner maintenant.

Un rebond possible en 2026 ?

Depuis toujours, Ferrari fascine et fait rêver par son histoire, sa passion, et ses attentes colossales. L’écurie – qui espérait que le duo Hamilton-Leclerc serait une arme fatale face à Red Bull ou McLaren – va devoir tirer des enseignements de cette saison. Car si Charles Leclerc a continué à livrer des performances solides, la greffe Hamilton n’a, pour l’instant, pas pris.

Est-ce un simple coup de mou ou les prémices d’un lent déclin ? Difficile à dire. Une chose est certaine : en Formule 1, tout peut changer en un hiver. Ferrari et Hamilton ont une seule obsession en tête : revenir au sommet en 2026. Le défi est immense, mais s’il y a bien un pilote capable de renaître de ses cendres, c’est bien Lewis Hamilton.

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