Hamilton en déclin chez Ferrari ? Les critiques de Johnny Herbert ravivent le débat

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par Alex Marcol

Après un hiver 2025 sous le signe de l’espoir et de la promesse, la saison de Lewis Hamilton chez Ferrari a viré au cauchemar pour le septuple champion du monde. Recruté pour son expérience et son aura, le Britannique a peiné à trouver ses marques au sein de la Scuderia, suscitant critiques et remises en question. Dernier en date à s’exprimer : Johnny Herbert, ancien pilote de Formule 1 et désormais consultant, qui n’a pas mâché ses mots sur l’avenir du pilote britannique au plus haut niveau.

Un départ prometteur, une réalité décevante

Lorsque Lewis Hamilton a officialisé son arrivée chez Ferrari en janvier 2025, l’annonce a électrisé le paddock. La Scuderia misait gros sur l’ex-pilote Mercedes pour l’aider à retrouver les sommets. Mais neuf mois plus tard, le bilan est sans appel : aucun podium, une meilleure position de course en quatrième place et un total de 156 points, insuffisant face à son coéquipier Charles Leclerc et très loin des standards auxquels Hamilton nous avait habitués.

À 40 ans, le Britannique s’est heurté à de nombreux défis techniques. Le frein moteur de la SF-25, aux caractéristiques radicalement différentes de celles des Mercedes qu’il a pilotées pendant plus d’une décennie, a été un vrai casse-tête. Incapable d’exploiter pleinement la monoplace, Hamilton a enchaîné les mauvaises qualifications (on se souvient notamment d’une 12e place en Hongrie) et des week-ends frustrants, ponctués de déclarations fortes, comme celle où il affirmait : « Je suis inutile, Ferrari devrait engager un autre pilote ».

Johnny Herbert : un regard sévère mais lucide ?

C’est dans ce contexte lourd que Johnny Herbert, ancien vainqueur en F1 et voix expérimentée du paddock, a jeté un pavé dans la mare. Interrogé par NewBettingSites.UK, il a déclaré : « Je pourrais considérer ses paroles comme un discours d’adieu », en référence au commentaire désabusé d’Hamilton fin octobre. Selon Herbert, le déclin est manifeste : « Il trouvait toujours une solution. Maintenant, il ne les a plus. »

Plus inquiétant encore, Herbert pointe du doigt l’état mental du champion britannique, évoquant « un endroit sombre » dans lequel Hamilton se trouverait, rappelant les difficultés psychologiques qu’il n’avait jamais affichées avec autant d’intensité. Les trois éliminations successives en Q1 (dont celle d’Abou Dhabi, ultime manche de la saison) restent une anomalie majeure pour un tel palmarès.

Quel avenir en rouge pour Hamilton ?

Les critiques de Johnny Herbert, aussi dures soient-elles, soulignent surtout une interrogation qui plane désormais sur Maranello : Lewis Hamilton peut-il encore redevenir une force motrice pour Ferrari ? L’intéressé a promis de « se déconnecter complètement » durant l’hiver, souhaitant revenir fort en 2026, année clé marquée par l’entrée en vigueur du nouveau règlement technique — notamment sur les unités de puissance et l’aérodynamique.

La Scuderia compte-t-elle réellement sur lui pour cette nouvelle ère ou se prépare-t-elle déjà en coulisses à ouvrir un autre chapitre ? La direction Ferrari, restée silencieuse jusqu’ici, garde sa stratégie secrète. Mais entre un Charles Leclerc devenu leader naturel et la pression croissante des jeunes pilotes en Formule 2, l’horizon s’assombrit pour le vétéran britannique.

Enjeux pour Ferrari : stratégie sportive et image de marque

Au-delà de la performance pure, Ferrari doit aussi gérer une composante cruciale : son image. Le recrutement d’Hamilton en début de saison 2025 répondait à une logique marketing autant que sportive. Incarner la transition vers une nouvelle ère, s’appuyer sur un champion légendaire pour faire briller le Cheval Cabré… Aujourd’hui, ce pari prend du plomb dans l’aile.

Si le Britannique ne retrouve pas de performance crédible dès le début de saison 2026, Ferrari pourrait se retrouver face à une décision épineuse : forcer la sortie d’une légende pour préserver sa courbe de compétitivité, ou miser aveuglément sur une remontée incertaine.

En 2025, l’écurie italienne a montré des signes encourageants sur le plan technique, mais il manque encore la cohésion et la constance nécessaires pour battre Red Bull ou Mercedes. Dans ce contexte, chaque poste est crucial… et celui de Lewis Hamilton pourrait devenir le plus discuté de la saison à venir.

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