Hamilton rabroue Rosberg : pas question de retraite chez Ferrari

Photo of author

par Alex Marcol

Alors que la saison 2025 de Formule 1 vient de se clore à Abu Dhabi, un échange musclé entre deux anciens coéquipiers fait vibrer le paddock. Nico Rosberg, titré en 2016 et aujourd’hui consultant chez Sky Sports F1, n’a pas mâché ses mots envers Lewis Hamilton. Ce dernier, désormais chez Ferrari, vit une saison difficile et voit sa motivation mise en question. Mais comme souvent, Hamilton a répondu avec piquant – et fermeté.

Une saison 2025 à oublier pour Hamilton et Ferrari

Depuis son transfert très médiatisé chez la Scuderia Ferrari, Lewis Hamilton devait apporter son expérience et une aura de champion à une écurie en quête de renaissance. Pourtant, force est de constater que la saison 2025 a été en deçà des attentes. Ferrari a terminé troisième du championnat constructeurs, loin derrière Red Bull et une surprenante McLaren. Hamilton, de son côté, n’a pas remporté le moindre Grand Prix, et a souvent peiné en qualifications, dépassé par son coéquipier Charles Leclerc.

La goutte de trop ? Le GP d’Abu Dhabi, où Hamilton, en difficulté toute la saison sur l’arrière-train de la SF-25, a terminé dans les barrières lors des derniers essais libres. Une erreur rare pour l’homme aux 103 victoires, mais qui symbolise une année à contre-courant. C’est dans ce contexte que Nico Rosberg s’est exprimé : « C’est une saison terrible pour lui. Il est battu par son coéquipier, il a du mal à entrer en Q2 la plupart du temps. C’est un vrai cauchemar », a-t-il déclaré pour Sky Sports F1.

Hamilton réplique : « Aucun d’eux n’a fait ce que j’ai fait »

Face à cette analyse tranchante de Rosberg sur sa saison et à cette allusion claire à une retraite, Lewis Hamilton n’a pas tardé à réagir. Interrogé sur cet avis d’expert, le Britannique a sèchement coupé court aux spéculations : « Je ne leur dirais rien. Aucun d’eux n’a fait ce que j’ai fait. »

Une réponse sèche, mais révélatrice de l’état d’esprit du pilote Ferrari. À 40 ans passés, Hamilton refuse de ranger son casque. Bien au contraire, il voit 2026 – et l’important changement de réglementation prévu – comme une opportunité de rebond.

Son entourage, tout comme la direction de la Scuderia, continue d’afficher sa confiance. Frédéric Vasseur l’a rappelé dans une interview fin novembre : « Lewis continue d’apporter une rigueur incroyable à notre travail. La saison a été dure, mais ce groupe avance, et nous savons pourquoi il est là. » (source : Ferrari Media, 28 novembre 2025)

Quel avenir pour Hamilton chez Ferrari ?

La principale question désormais est l’impact de cet épisode sur le moral et les ambitions d’Hamilton pour 2026, saison où la F1 basculera vers une nouvelle ère technique avec des monoplaces allégées, plus efficientes, et des groupes propulseurs hybrides revisités. Ferrari travaille activement sur son projet 676, la monoplace 2026 que le duo Leclerc-Hamilton pilotera.

Le septuple champion du monde semble loin de l’abandon. Sa rivalité avec Rosberg, toujours vivace depuis la saison 2016 chez Mercedes, alimente clairement sa motivation. Chez Ferrari, il possède un contrat jusqu’à fin 2026, avec une clause de prolongation d’un an selon les résultats.

« Ferrari n’a pas embauché Hamilton pour qu’il prenne sa retraite après une saison blanche. Le projet est sur plusieurs années », rappelait récemment l’expert italien Leo Turrini dans les colonnes de Quotidiano Sportivo.

La réponse cinglante d’Hamilton n’est pas un simple élan d’orgueil. C’est une déclaration de guerre au doute, aux critiques et à la résignation. Et si la légende voulait écrire un dernier chapitre en rouge ?

Laisser un commentaire