Ferrari : Günther Steiner critique la sortie de John Elkann sur Leclerc et Hamilton

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par Alex Marcol

Alors que la fin de saison 2025 approche et que les enjeux s’intensifient pour les top teams, une prise de position a particulièrement fait jaser dans le paddock : la critique publique de John Elkann, président de Ferrari, à l’encontre de ses deux pilotes vedettes, Charles Leclerc et Lewis Hamilton. Une sortie commentée sans détour par Günther Steiner, ex-patron de Haas, connu pour sa franchise et son franc-parler.

Steiner s’oppose à la stratégie de communication publique d’Elkann

À l’occasion d’une interview accordée à Sky Italia après le Grand Prix du Brésil, Günther Steiner n’a pas mâché ses mots. Il reproche à John Elkann une gestion maladroite, voire contre-productive, de son management des pilotes de la Scuderia. Pour mémoire, Elkann avait publiquement remis en cause la constance et les performances de ses pilotes dans une déclaration relayée par plusieurs médias, provoquant de nombreuses réactions.

Selon Steiner, ces propos auraient dû rester dans le cercle fermé de l’équipe : « Ce n’est pas faire preuve d’un bon leadership que de dire cela publiquement. Charles met tout son cœur et son âme. Si vous n’avez rien de positif à dire, ne dites rien dans cette position », a déclaré Steiner au micro de Sky. Une critique directe de la méthode Elkann, jugée inappropriée dans un contexte où la cohésion et la motivation sont cruciales.

Cette sortie souligne une différence fondamentale de philosophie sur le rôle du président : quand Elkann semble privilégier la pression médiatique comme levier de performance, Steiner revendique une approche humaine, protectrice, surtout lorsque les projecteurs du championnat sont si intenses.

Leclerc soutenu : un symbole de l’engagement Ferrari

Plus qu’un simple désaccord sur les méthodes, les propos de Steiner traduisent un soutien clair envers Charles Leclerc. Le Monégasque, pilote Ferrari depuis 2019, est connu pour son implication totale et sa loyauté envers la Scuderia, malgré des saisons parfois frustrantes sur le plan des résultats.

« Charles met tout son cœur et son âme », a insisté Steiner, rappelant l’engagement quotidien du pilote dans le projet Ferrari. Une défense qui résonne comme une piqûre de rappel pour les observateurs : derrière chaque contre-performance perçue se cache souvent un travail invisible et constant à l’usine, dans le simulateur, sur la piste.

En ciblant Leclerc publiquement, Elkann prend le risque de compromettre ce fragile équilibre émotionnel où la motivation, la confiance et le soutien de l’équipe sont essentiels. Il en va de même pour Lewis Hamilton, qui, bien qu’expérimenté et septuple champion du monde, évolue dans un nouvel environnement depuis son arrivée chez Ferrari en 2025.

Leadership à Maranello : un modèle à repenser ?

Au-delà du cas Leclerc-Hamilton, la polémique relance la question du leadership chez Ferrari. John Elkann, président emblématique du groupe Stellantis et de Ferrari, cherche à insuffler une culture de l’excellence à tous les étages. Mais cette culture passe-t-elle forcément par une pression médiatique sur les pilotes en pleine saison ?

Cette stratégie contraste avec celle d’autres écuries, comme Red Bull ou Mercedes, où Toto Wolff et Christian Horner ont longtemps protégé leurs pilotes publiquement tout en dirigeant fermement en coulisses. Ferrari, dont le passé glorieux est émaillé d’épisodes de tension interne, semble chercher son positionnement en matière de management, entre exigence de performance et soutien humain.

En 2025, alors que Ferrari joue une place stratégique face à Red Bull et McLaren, chaque mot, chaque décision impacte les dynamiques internes. L’intervention de Steiner ne relève donc pas seulement de la polémique : elle soulève des enjeux profonds de gouvernance et de culture managériale chez les Rouges.

Quel impact pour Ferrari d’ici la fin de saison ?

Dans un championnat toujours plus serré, où les détails font la différence, ces remarques pourraient impacter la dynamique de l’équipe. Si Charles Leclerc bénéficie du soutien du paddock et de nombreux fans, une fracture de confiance entre le président et ses pilotes pourrait nuire à la cohésion.

Ferrari a encore plusieurs opportunités pour accrocher des podiums d’ici la fin de saison. À condition que les tensions internes ne prennent pas le dessus sur l’objectif commun : ramener enfin la Scuderia au sommet. Dans ce contexte, le management de John Elkann sera scruté plus que jamais.

Entre pression et protection, Ferrari doit trouver le bon équilibre pour transformer le duo Leclerc-Hamilton en arme de victoire, et non en symbole d’un dysfonctionnement stratégique.

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