Ferrari 2025 : Vasseur trop faible pour diriger la Scuderia ? Le tacle musclé de Bernie Ecclestone

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par Alex Marcol

Depuis son arrivée à la tête de la Scuderia Ferrari début 2023, Frédéric Vasseur n’a jamais cessé de diviser. Alors que l’écurie italienne entame sa campagne 2025 dans un contexte de forte pression médiatique et sportive, Bernie Ecclestone, le légendaire ancien patron de la Formule 1, a lancé une bombe : selon lui, Vasseur est « trop faible » pour Ferrari. Analyse d’un avis tranché… et de ce qu’il révèle sur l’état actuel de Maranello.

Bernie Ecclestone frappe fort : Ferrari a besoin d’un “dictateur”

Interrogé par la presse anglaise à l’occasion du début de saison 2025, Bernie Ecclestone, aujourd’hui âgé de 95 ans, n’a pas mâché ses mots concernant la Scuderia. Sa cible ? Frédéric Vasseur, directeur de l’équipe italienne depuis janvier 2023. Selon l’ancien grand argentier de la F1 : « Ferrari a besoin d’un dictateur au sommet pour réussir. Ils ne parlent pas italien là-bas, ils parlent Ferrari. Vasseur est trop faible et n’est pas un dictateur. » (source : Express.co.uk).

Une déclaration choc qui résonne fort, tant les attentes vis-à-vis de Ferrari sont élevées cette saison. Avec un duo Charles Leclerc – Carlos Sainz désormais rodé, une SF-25 revue en profondeur et une ambition réaffirmée de jouer les titres, Vasseur est plus que jamais sous pression.

Leadership de Vasseur : faiblesses ou changement de culture ?

Ce que dénonce Ecclestone, c’est le manque de poigne supposé de Vasseur dans un environnement aussi politique, complexe, et symboliquement fort que la Scuderia. Historiquement, Ferrari a souvent été dirigée par des figures autoritaires : de Luca di Montezemolo à Jean Todt, le style musclé et centralisé a longtemps été la norme.

Mais la politique de Vasseur tranche avec cette tradition. L’ingénieur français mise sur la collaboration, la stabilité technique et l’autonomie des départements, plutôt que sur la terreur ou la verticalité. Une approche plus contemporaine dans le monde de la F1 moderne, où l’efficacité technique et la cohésion priment souvent sur l’autoritarisme.

Pour ses soutiens, Vasseur incarne une forme de modernité, reposant sur un management participatif et orienté sur la performance processuelle. En deux ans à la tête de Ferrari, il a contribué à renforcer la direction technique (avec notamment l’arrivée de Loïc Serra en provenance de Mercedes) et à stabiliser les décisions stratégiques en course.

Le contexte de 2025 : Ferrari à la croisée des chemins

La saison 2025 pourrait être celle de la bascule. Ferrari n’a plus remporté le championnat constructeurs depuis 2008. Et après des saisons 2022 à 2024 en dents de scie, tous les regards sont braqués sur les résultats. Frédéric Vasseur est désormais jugé sur ses actes, plus que sur ses promesses.

La voiture 2025, nommée SF-25, bénéficie des progrès notables en matière de gestion des gommes et de vitesse de pointe. Plusieurs podiums dès les premières courses ont rassuré les tifosi, mais une victoire manque encore pour transformer l’essai. Leclerc et Sainz, eux, s’impatientent. L’Espagnol est en fin de contrat en 2025, tandis que Leclerc, encore sous contrat jusqu’en 2026, attend des garanties sportives tangibles.

Dans ce climat tendu, les propos d’Ecclestone tombent comme un pavé dans la mare. S’il condamne la philosophie de Vasseur, il pourrait aussi indirectement renforcer la pression sur lui… ou au contraire rassembler les troupes autour d’un leadership contesté publiquement.

Verdict : leadership autoritaire ou modernité collaborative ?

Bernie Ecclestone incarne une époque révolue de la Formule 1 : celle des dirigeants-tyrans, des décisions solitaires et de la peur comme moteur d’excellence. Frédéric Vasseur, lui, souhaite faire émerger une nouvelle culture chez Ferrari — celle de la rationalité, de l’adaptabilité, et de la confiance en ses équipes techniques.

Mais à Maranello, les résultats restent la seule ligne comptable valable. Et si la Scuderia ne décroche pas de victoire en 2025, ni Leclerc ni l’organigramme de Ferrari ne resteront silencieux longtemps. Le chantier du retour au sommet ne se satisfera pas longtemps d’un management humain : il doit s’accompagner de trophées.

Alors, Vasseur est-il vraiment « trop faible », ou est-il simplement en avance sur son temps ? C’est la piste qui donnera la réponse. Verdict en fin de saison…

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