Ferrari ouvre ses portes à Sergio Pérez : un essai clé au volant de la SF-23

Photo of author

par Alex Marcol

Depuis son départ de Red Bull en 2024, Sergio Pérez n’a pas chômé. Le pilote mexicain se projette déjà vers l’avenir – et il le fait avec style. Alors qu’il prépare activement son retour avec Cadillac, nouvelle venue en Formule 1 en 2026, c’est au volant d’une Ferrari SF-23 qu’il poursuivra sa montée en puissance. Un passage aussi stratégique qu’instructif, dans les entrailles même de Maranello.

Sergio Pérez et Ferrari : un partenariat d’essai inattendu

C’est une image qui fera date : celle d’un ancien pilote Red Bull enfourchant une Ferrari, le temps d’une série d’essais en novembre 2025. Pourtant, ce rapprochement entre Sergio Pérez et la Scuderia Ferrari ne sort pas de nulle part. L’objectif ? Offrir au Mexicain l’expérience la plus réaliste possible dans le cadre de sa préparation pour Cadillac, qui fera ses débuts officiels en F1 en 2026.

Après plusieurs mois de travail dans le simulateur de l’écurie américaine, Pérez va entrer dans le concret : il participera aux essais avec la Ferrari SF-23, monoplace de la saison 2023. S’il ne s’agit pas d’un test officiel sous bannière Cadillac, cette collaboration ponctuelle avec Ferrari permet à Pérez de se familiariser avec les instruments techniques d’une monoplace de l’ère actuelle.

Une opportunité technique précieuse avant Cadillac F1

Si certains peuvent s’étonner de voir Ferrari prêter l’une de ses monoplaces à un futur concurrent, ce genre de collaboration n’est pas inédit en F1. Ferrari fournit déjà moteurs et savoir-faire à plusieurs écuries clientes, et Cadillac pourrait en faire partie selon certains échos du paddock. Même si aucun partenariat officiel n’a encore été annoncé pour la saison 2026, ces essais renforcent un climat de coopération technique entre l’équipe américaine et l’usine de Maranello.

« Nous aurons quelques séances d’essais en novembre. Elles seront très utiles, car nous pourrons travailler avec les mécaniciens et les ingénieurs pour que toute l’équipe soit prête pour le programme d’essais hivernaux dès janvier », a déclaré Pérez, ce week-end à Mexico lors d’un événement de bienfaisance (source : Motorsport.com). Cette déclaration confirme l’importance logistique et humaine de ces tests : coordination, collecte de données et communication interne seront au cœur de cette mise en jambe grandeur nature.

Une Ferrari SF-23 toujours compétitive comme base de préparation

En 2023, la SF-23 s’était distinguée par sa stabilité aérodynamique et sa bonne tenue sur les circuits à fort appui. Même si elle s’était montrée capricieuse sur la gestion des pneumatiques face aux Red Bull, elle demeure un outil de travail pertinent pour tout pilote souhaitant s’aguerrir à la conduite d’une monoplace à effet de sol. Pour Pérez, s’installer dans le baquet de cette voiture lui donnera une référence concrète avant de découvrir la propre monoplace Cadillac dans un peu plus d’un an.

Ce choix d’utiliser une Ferrari au lieu d’un châssis développé spécialement pour Cadillac témoigne de la volonté de se rapprocher d’une expérience « top team ». Ferrari apporte ainsi une base technique réaliste, ce qui permettra à Pérez d’exercer ses repères de pilotage, ses échanges radio, et de simuler la dynamique de week-end de course.

Ferrari, un allié stratégique pour Cadillac ?

Ces tests posent une autre question brûlante : Cadillac va-t-elle officialiser un partenariat moteur avec Ferrari pour son projet 2026 ? Pour l’instant, General Motors, maison mère de Cadillac, a manifesté son intention de développer une unité de puissance maison homologuée par la FIA, mais n’envisage une entrée opérationnelle pas avant 2028. En attendant, un partenariat transitoire – peut-être via le moteur Ferrari – reste sur la table.

Ferrari n’a pas communiqué officiellement sur la nature de cette collaboration. Le choix d’ouvrir son infrastructure à Pérez illustre néanmoins une réelle volonté stratégique : diversifier ses partenariats, évangéliser son expertise technique, et garder une longueur d’avance sur les concurrents… même sur une base de châssis d’ancienne génération.

Conclusion : un test à double enjeu

Pour Sergio Pérez, ce passage par Ferrari s’annonce décisif. Non seulement il aura l’opportunité de se remettre pleinement dans le rythme, après des mois en dehors du cockpit, mais il bénéficiera aussi d’une immersion de haute qualité avant de prendre la tête du projet Cadillac. Du côté de Ferrari, prêtant sa SF-23, la manœuvre traduit une stratégie plus large orientée vers la collaboration technique et la diffusion de son expertise, à l’aube d’un nouveau cycle réglementaire prévu pour 2026.

Qu’importe la livrée, une Ferrari reste une Ferrari. Et pour Pérez, ce galop d’essai à Maranello pourrait bien être la clé de son rebond en Formule 1.

Laisser un commentaire