Ferrari sous pression à Austin : Vasseur prévient d’un GP crucial pour le reste de la saison

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par Alex Marcol

La Scuderia Ferrari aborde le Grand Prix des États-Unis 2025 dans une position précaire. Troisième au classement constructeurs après avoir perdu sa deuxième place il y a quelques courses, l’équipe italienne se retrouve sous pression. Et Frédéric Vasseur ne le cache pas : le week-end d’Austin s’annonce redoutable.

Une saison 2025 pleine de hauts et (surtout) de bas

Après un début de saison prometteur, Ferrari a montré des signes de fragilité lors des dernières épreuves. Incapable de capitaliser sur un package pourtant compétitif, la Scuderia a vu Mercedes s’échapper et Red Bull revenir dangereusement à ses trousses. Avec seulement quelques points d’avance sur l’écurie autrichienne, Ferrari sait qu’un faux pas au Circuit des Amériques pourrait lui coûter cher.

« Nous savons que nous n’avons pas pleinement exploité le potentiel de notre package lors des dernières courses », a déclaré Frédéric Vasseur dans un communiqué officiel publié par l’équipe. Cette honnêteté traduit bien l’ambiance actuelle chez Ferrari : lucide mais résolue.

Le Circuit des Amériques : un défi technique majeur

Par sa configuration, le circuit d’Austin est loin d’être un terrain de jeu facile. Enchaînements rapides, courbes techniques et changements d’élévation sollicitent tant les voitures que les pilotes. Sans parler de la météo texane souvent imprévisible à cette époque de l’année.

Pour Frédéric Vasseur, la complexité de ce tracé pourrait être un piège. « COTA propose une succession de virages très captivants. Ce tracé exige une grande précision de la part de tous : l’équipe pour les réglages et les pilotes pour une parfaite synergie avec la voiture », explique-t-il.

Un autre facteur vient durcir le week-end : le format Sprint. En 2025, la FIA a maintenu le format Sprint sur six circuits, dont celui d’Austin. Résultat : une seule séance d’essais libres avant d’enchaîner avec le Sprint Shootout, puis la course Sprint et enfin le Grand Prix traditionnel. « Le week-end sera d’autant plus difficile, car le format Sprint ne nous laissera qu’une seule séance d’essais libres », ajoute Vasseur.

Des enjeux stratégiques pour la fin de saison

Si Ferrari veut sécuriser sa place sur le podium du championnat constructeurs, elle devra impérativement éviter tout faux pas au Texas. Le COTA pourrait donner le ton pour les dernières manches de la saison. À ce stade du championnat, chaque point compte — surtout dans le cadre d’un format Sprint où jusqu’à 34 points peuvent être distribués en un seul week-end (8 pour le Sprint, 25 pour la course principale + 1 pour le meilleur tour).

Cette course survient aussi dans un climat de rumeurs autour de la direction technique et du futur de certains éléments clés de l’équipe. Si Ferrari veut envoyer un message clair à ses supporters et à ses concurrents, c’est maintenant ou jamais.

Avec une équipe soudée, comme l’a assuré Vasseur, et deux pilotes motivés (Charles Leclerc, toujours en quête de régularité, et Carlos Sainz, désireux de prouver son importance au sein du projet Ferrari), l’espoir reste permis. Mais dans une Formule 1 2025 toujours plus compétitive, espérer ne suffit plus : il faut livrer.

Conclusion : le COTA, un tournant potentiel pour Ferrari

Le Grand Prix des États-Unis 2025 pourrait bien être un levier décisif pour Ferrari. En cas de bon résultat, l’équipe retrouverait un peu d’élan avant les ultimes épreuves du calendrier. Dans le cas contraire, la fin de saison pourrait virer au cauchemar.

Entre pression sportive, attentes techniques et gestion interne, Frédéric Vasseur et ses hommes s’attaquent à un sommet. Reste à voir s’ils parviendront à dompter le relief texan — et à relancer une campagne qui semble peu à peu s’essouffler.

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