À l’aube du Grand Prix des États-Unis 2025, la Scuderia Ferrari compte bien redresser la barre sur le mythique Circuit des Amériques (COTA). Frédéric Vasseur, directeur de la Scuderia, affiche une détermination sans faille pour ce week-end texan, dans un contexte où chaque détail peut faire la différence.
Le COTA : terrain stratégique pour Ferrari
Situé à Austin, le Circuit des Amériques est l’un des tracés les plus exigeants du calendrier. Avec ses enchaînements de virages rapides (notamment le secteur 1 inspiré de Silverstone) et ses zones de freinage appuyées, il met à l’épreuve tant l’aérodynamique que la stabilité mécanique des monoplaces. Et cette année, le défi est doublé : Ferrari n’arrive pas à Austin en position de force.
Après deux Grands Prix urbains aux résultats décevants, la SF-25 n’a pas encore démontré une constance à la hauteur des espérances en 2025. Pourtant, Vasseur reste combatif. « Ce tracé exige de la précision de la part de tous : l’équipe pour les réglages, et les pilotes pour une parfaite harmonie avec la voiture », analyse-t-il dans les colonnes de la Gazzetta Ferrari cette semaine.
Ce circuit permanent représente une opportunité idéale pour analyser plus objectivement le réel potentiel de la monoplace italienne, loin des aléas des rues étroites d’Arabie Saoudite ou de Singapour.
Un format Sprint sous haute tension
Mais cette opportunité s’accompagne d’un défi de taille : le Grand Prix des États-Unis est disputé sous format Sprint. Avec seulement une séance d’essais libres avant le Sprint Shootout et la course courte du samedi, les équipes voient leur temps de préparation drastiquement réduit.
Chez Ferrari, cette configuration est vue à la fois comme un risque et une chance. « Le week-end sera encore plus difficile avec ce format, mais nous sommes prêts », insiste Frédéric Vasseur. La clé reposera sur la rapidité d’analyse des données et la capacité des pilotes – Carlos Sainz et Charles Leclerc – à adapter leur style rapidement à des réglages encore en évolution.
Ce format particulier peut aussi brouiller les cartes. Un début de week-end solide pourrait mettre Ferrari dans une dynamique positive difficile à inverser pour les concurrents. Inversement, la moindre erreur coûtera cher et laissera peu de temps pour rebondir.
Vasseur mise sur l’unité pour faire la différence
Derrière ce discours percutant, c’est bien tout un état d’esprit que Frédéric Vasseur veut impulser. Malgré une saison en dents de scie, l’objectif est clair : regagner de la constance et viser une place sur le podium à Austin, voire mieux si les conditions tournent à l’avantage des Rouges. « L’équipe est unie et pleinement déterminée à renverser la situation », affirme le directeur français.
Cette cohésion, qui a parfois manqué à Ferrari dans ses dernières campagnes, pourrait bien être la carte maîtresse cette saison. À l’approche de la pause hivernale, un bon résultat au Texas redonnerait un élan moral capital pour la fin de saison et les derniers développements en vue de 2026.
Quels enjeux pour Ferrari ce week-end ?
À ce stade de la saison 2025, la Scuderia lutte pour maintenir sa position dans le top 3 du championnat constructeurs face à une concurrence féroce (McLaren, Aston Martin et Mercedes). Chaque point sera vital.
Un bon week-end à Austin pourrait également offrir à Leclerc ou Sainz une belle opportunité de progresser individuellement au classement pilotes – un enjeu non négligeable à l’heure où les discussions sur les prolongations de contrat et line-ups 2026 battent leur plein dans le paddock.
Enfin, au-delà du résultat brut, c’est aussi une question de fierté pour une écurie historique qui entend démontrer qu’elle n’a pas dit son dernier mot cette saison. Réussir sur un circuit aussi symbolique que le COTA, dans un format aussi piégeux, enverrait un signal fort à l’ensemble du plateau.
Conclusion : Ferrari joue gros au Texas. Plus qu’un simple GP, Austin pourrait bien être le point de bascule d’une saison encore pleine de promesses… si les Rouges parviennent à les concrétiser.