Arrivé en grande pompe chez Ferrari début 2025, Lewis Hamilton avait suscité un immense espoir chez les Tifosi. Un transfert historique, presque légendaire, que l’on croyait capable de faire basculer la Scuderia dans une nouvelle ère victorieuse. Mais à mi-saison et alors qu’aucun podium ne s’est encore dessiné à l’horizon pour le septuple champion du monde, les désillusions s’accumulent. Un récent rapport signalé par le Corriere della Sera révèle une véritable fracture entre Hamilton et sa nouvelle écurie…
Un espoir déçu : la première moitié de saison 2025 sous tension
Bien qu’on ne l’attendait pas forcément champion dès sa première année à Maranello, les attentes autour de Lewis Hamilton chez Ferrari en 2025 étaient immenses. Venu redonner un second souffle à sa carrière et redorer le blason d’une Scuderia en quête de régularité, Hamilton découvre une réalité bien différente de celle qu’il espérait après plus d’une décennie ultra-maîtrisée chez Mercedes : lente montée en puissance, stratégie hésitante, week-ends de course frustrants.
Hamilton ne compte encore aucun podium après les 18 premières courses de la saison 2025. Certes, la Ferrari SF-25 manque de constance face à la domination des Red Bull RB21 et de la McLaren MCL39, mais le Britannique semble surtout déçu par le fonctionnement interne de l’écurie italienne. Toujours selon le Corriere della Sera, média italien particulièrement bien informé sur les coulisses de Maranello, Hamilton aurait adressé récemment un nouveau rapport interne à la direction de la Scuderia, pointant de nombreuses lacunes structurelles et opérationnelles.
Un rapport critique sur la gestion opérationnelle et technique de Ferrari
Ce fameux rapport, révélé par le Corriere della Sera, met en lumière une accumulation de frustrations côté Hamilton. Le pilote pointe notamment des erreurs de réglages récurrentes, un manque de flexibilité dans l’approche technique lors des week-ends de Grand Prix, et une communication insuffisante avec son entourage technique. Des critiques qui ne sont pas inhabituelles dans le paddock, mais qui prennent ici une importance stratégique pour Ferrari : s’adapter au style de travail d’une légende de la F1 comme Hamilton est un défi majeur.
Selon le journal italien : « Lewis s’attendait à avoir plus d’influence sur les décisions mais il s’est retrouvé confronté à une série de demandes ignorées et a dû lutter contre les politiques internes pour apporter des améliorations. » Une déclaration lourde de conséquences, qui pointe une résistance culturelle chez Ferrari à intégrer des méthodes de travail plus anglo-saxonnes, pourtant souvent louées pour leur efficacité en F1 moderne.
Outre les critiques internes, le rapport mentionne également les tensions croissantes entre Ferrari et la FIA. D’après la même source, l’écurie italienne ferait l’objet d’inspections techniques particulièrement fréquentes de la part de la fédération, ce qui inciterait la Scuderia à adopter une approche plus conservatrice en piste. Résultat : une perte de performance et un potentiel technique sous-exploité de la SF-25…
Quels enjeux pour Ferrari et Hamilton à l’approche de 2026 ?
Avec seulement six Grands Prix restants dans la saison 2025, Lewis Hamilton est encore à la recherche de son premier podium sous les couleurs de Ferrari. Mais au-delà du classement, c’est bien l’alchimie entre le pilote britannique et son écurie qui inquiète les observateurs. Maranello a misé gros sur Hamilton, tant pour son talent que pour son aura et son expérience.
La clé pourrait bien résider dans l’intégration des retours du pilote dans le projet 2026. À un an du bouleversement réglementaire majeur prévu par la FIA, toutes les écuries travaillent déjà pleinement sur leur voiture de la nouvelle génération. Identifier et anticiper les synergies entre les attentes d’Hamilton et le cadre technique et politique de Ferrari pourrait transformer une saison frustrante en tremplin pour 2026. Encore faut-il que le clan Ferrari soit prêt à faire évoluer sa culture interne et à adopter les méthodes de travail qui ont fait la réussite de Mercedes durant l’âge d’or du Britannique.
Une saison 2025 sans victoire ne serait pas sans précédent pour Ferrari ou pour Hamilton – mais l’impact psychologique pourrait être désastreux si la relation entre les deux parties s’envenime. Reste désormais à voir si le rapport transmis par Hamilton sera un outil de changement… ou le symbole d’un profond malaise.
Conclusion : crise passagère ou alerte rouge à Maranello ?
À Maranello comme dans le paddock, ce premier bilan d’Hamilton chez Ferrari crée des remous. Si la saison 2025 ne répond pas aux attentes, c’est surtout le futur qui inquiète : la Scuderia, pour capitaliser pleinement sur la présence du Britannique, devra revoir certaines pratiques internes. L’avenir de cette union mythique dépendra de la capacité de Ferrari à se réinventer – techniquement, humainement et politiquement. Une chose est certaine : face aux défis à venir, Ferrari n’a plus le droit à l’erreur.