Tensions entre Ferrari et la FIA : la SF-25 sous pression, une fin de saison électrique ?

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par Alex Marcol

Alors que la Formule 1 s’apprête à reprendre ses droits après une courte pause avant le Grand Prix du Canada 2025, une rumeur secoue le paddock : la Scuderia Ferrari serait en conflit ouvert avec la FIA. En cause ? Les vérifications techniques répétées sur la SF-25, qui auraient contraint l’équipe à revoir à la baisse certaines configurations clés de sa monoplace. Décryptage d’une situation tendue qui pourrait impacter la suite de la saison rouge.

Une SF-25 constamment scrutée : le déclencheur des tensions

Selon les informations du Corriere dello Sport, Ferrari estimerait faire l’objet d’un traitement particulièrement strict de la part de la FIA concernant la conformité de sa monoplace. Depuis le début de la saison 2025, la SF-25 a été fréquemment inspectée, et ces interventions auraient conduit la Scuderia à adopter des réglages plus conservateurs afin d’éviter toute infraction réglementaire.

Certes, les contrôles techniques sont normaux — nécessaires, même — pour garantir l’équité entre écuries. Mais selon plusieurs experts présents dans le paddock, la fréquence des contrôles ciblant spécifiquement Ferrari dépasse celle subie par des écuries rivales. « Cela a un impact direct sur la compétitivité de l’équipe. En réduisant l’agressivité des réglages aérodynamiques, la SF-25 perd en efficacité dans les courbes rapides, notamment par rapport à Red Bull ou Mercedes », explique un ingénieur sous couvert d’anonymat cité par le média italien.

Quel impact sur les performances et la stratégie de Ferrari ?

La saison 2025 de Ferrari s’annonce comme une course contre la montre. Sans victoire à la mi-saison, malgré les efforts conjoints de Charles Leclerc et Carlos Sainz, la Scuderia voit ses ambitions de titre mondial s’éloigner. La SF-25, développée pour exploiter au maximum le nouveau règlement aérodynamique entré en vigueur début 2025, n’a pas encore atteint tout son potentiel. Et ces restrictions indirectes liées aux contrôles renforcés n’arrangent rien.

L’équipe technique, emmenée par le directeur technique Enrico Cardile, doit depuis plusieurs semaines ajuster ses plans de développement pour s’adapter à ces limitations non officielles. Une position frustrante pour Frédéric Vasseur, team principal de l’écurie, qui a fait de l’agilité technique une priorité de sa restructuration.

En coulisse, la relation avec la FIA serait de plus en plus tendue. Bien qu’aucune déclaration publique n’ait encore été faite par Ferrari, la pression monte. « Il est impératif que toutes les équipes soient traitées équitablement d’un point de vue réglementaire », a rappelé Vasseur dans une récente interview à Sky Italia, sans pointer directement la FIA — une manière subtile de faire entendre son insatisfaction.

Un précédent qui ravive les tensions historiques Ferrari-FIA ?

Les tensions entre Ferrari et la FIA ne sont pas nouvelles. Les tifosi les plus fidèles se souviendront des différends autour du moteur 2019, ou encore des décisions contestées en 2022 concernant la limite budgétaire et les ajustements réglementaires perçus comme favorables à certaines équipes.

Cette nouvelle dispute autour des inspections techniques semble réveiller une ancienne méfiance, d’autant plus sensible que Ferrari considère encore la FIA avec une forme d’attente historique : en tant que seule équipe présente depuis le tout premier championnat du monde de F1 en 1950, la Scuderia a souvent revendiqué un statut à part. Statut que la FIA, depuis quelques années, semble vouloir normaliser.

Quels enjeux pour la suite de la saison 2025 ?

Sportivement, Ferrari n’a plus le luxe de perdre du terrain sur les leaders du championnat. La pression interne est énorme : Leclerc veut se battre pour le titre après deux saisons frustrantes, et Sainz souhaite terminer son aventure avec Maranello en beauté alors qu’il rejoindra Audi en 2026. Dans ce contexte, la relation avec la FIA devra impérativement se détendre, sous peine de plomber une saison déjà délicate.

Politiquement, la situation pourrait évoluer rapidement après le prochain Conseil Mondial de la FIA. Si Ferrari officialise ses doléances, cela pourrait rouvrir un débat plus large sur la transparence et l’équité des contrôles techniques en F1. Une affaire à suivre de très près…

Ferrari et la FIA sont à un tournant : apaiser les tensions pour maintenir la concentration sportive, ou laisser l’antagonisme empoisonner une saison pleine de promesses ? Les prochaines semaines seront décisives.

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