La bataille pour la deuxième place du championnat du monde des constructeurs 2025 s’intensifie. À l’aube du Grand Prix de Singapour, la Scuderia Ferrari voit Mercedes lui passer devant au classement après le Grand Prix d’Azerbaïdjan. Avec un regain de forme évident, l’équipe dirigée par Toto Wolff n’hésite pas à mettre la pression sur les Rouges. Décryptage d’un combat stratégique au cœur d’une fin de saison haletante.
Une Mercedes revigorée déjoue les attentes
Depuis la reprise post-trêve estivale, Mercedes a enclenché une spirale positive. Grâce à une meilleure compréhension de sa W16 – notamment dans sa gestion pneumatique et ses performances sur circuits sinueux – l’écurie allemande a marqué 54 points, contre seulement 26 pour Ferrari. Un chiffre qui reflète une tendance lourde : la confiance est revenue chez les Flèches d’Argent, tandis que la Scuderia commence à douter.
Toto Wolff, dans une déclaration officielle relayée par Mercedes-AMG F1 via son site officiel, ne cache pas l’ambition de l’équipe : « Si nous étions ravis de retrouver le podium la dernière fois et de remonter à la deuxième place du championnat des constructeurs, nous savons à quel point le plateau est compétitif. Nous devons nous assurer de donner le meilleur de nous-mêmes chaque week-end si nous voulons obtenir de nouveaux résultats positifs et conserver notre position au classement. »
Une clarté stratégique qui tranche avec les incertitudes persistantes chez Ferrari. Depuis le dernier podium de Charles Leclerc au GP d’Espagne, les week-ends difficiles s’enchaînent pour la Scuderia. Loin d’être absents en rythme pur, les hommes de Frédéric Vasseur peinent néanmoins à concrétiser, souvent pénalisés par des choix stratégiques discutables et une fiabilité encore perfectible.
Le GP de Singapour, tournant crucial pour Ferrari ?
Marina Bay représente un défi technique de taille : tracé urbain, températures extrêmes, et sécurité en tout premier plan avec un taux élevé d’interventions de la Safety Car. Dans ce contexte, Ferrari peut espérer reprendre l’ascendant, sa SF-24 ayant régulièrement montré une belle efficacité en haute adhérence avec des réglages à fort appui. En 2024 déjà, Charles Leclerc s’y était qualifié en première ligne. Mais l’intention ne suffit pas : il faudra des résultats.
Actuellement, Mercedes dispose de 4 points d’avance au classement constructeurs. Ce n’est pas insurmontable pour Maranello, mais cela oblige Ferrari à exécuter des week-ends parfaits : bonnes qualifs, bonne gestion stratégique, et enfin, un retour sur le podium, qui échappe à l’équipe depuis plusieurs courses.
À six Grands Prix de la fin du championnat 2025, chaque point va compter. Et si Red Bull semble inatteignable en tête avec Max Verstappen quasi intouchable, cette bataille Mercedes-Ferrari pour la deuxième place offre une rivalité captivante entre deux mastodontes de la Formule 1. Un clin d’œil historique, presque nostalgique, pour les fans du duel Schumacher-Häkkinen, version 2020s.
Leaders sous tension : Hamilton et Leclerc en ligne de mire
Ce duel d’écuries se reflète aussi chez les pilotes. Lewis Hamilton, toujours sans podium en 2025, montre pourtant une solidité qui profite à Mercedes. Son expérience sur les pistes complexes comme Singapour peut peser lourd. Leclerc, de son côté, alterne brillamment entre agressivité en qualifications et frustration en course, souvent freiné par une stratégie ou un rythme de course en-deçà des attentes.
Carlos Sainz et George Russell auront également un rôle crucial : seconds couteaux aux dents longues, ils peuvent être les arbitres de cette empoignade serrée. D’autant plus que l’écart est si mince que le moindre point grappillé ou perdu pourrait décider du sort de cette prestigieuse P2 au championnat.
Ferrari pourra-t-elle redresser la barre dès ce week-end dans la chaleur moite de Singapour ? Le défi est immense, mais c’est dans ces moments de pression que naissent souvent les grandes histoires. Réponse dès les qualifications samedi, avant un dimanche qui s’annonce incandescent.