Lewis Hamilton lucide : Ferrari peut-elle vraiment battre McLaren d’ici la fin 2025 ?

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par Alex Marcol

Alors que la saison 2025 de Formule 1 entre dans sa phase finale, une déclaration récente de Lewis Hamilton a jeté un froid sur les espoirs de Ferrari. Le septuple champion du monde, désormais dans le baquet rouge de la Scuderia, a exprimé son scepticisme quant à la capacité de Maranello à dominer McLaren d’ici la fin du championnat. À l’approche du Grand Prix de Singapour, où McLaren pourrait décrocher le titre constructeur, les propos d’Hamilton n’ont pas manqué de faire réagir.

Un aveu d’impuissance ou une stratégie de communication ?

Dans une déclaration reprise par plusieurs médias spécialisés, Hamilton déclare ne pas croire que Ferrari puisse battre McLaren sur un quelconque circuit d’ici la fin de la saison 2025. Il précise : « Je ne pense pas qu’il y ait un circuit où nous serons en mesure de battre les McLaren, ou peut-être les Red Bull, qui sont tout simplement en tête. » (source : conférence de presse FIA, Grand Prix de Singapour 2025).

Ce commentaire peut surprendre de la part d’un pilote connu pour son optimisme et sa capacité à galvaniser ses équipes. Mais il témoigne surtout du réalisme de Lewis face à la domination actuelle de McLaren et de Red Bull, et du chemin technique que Ferrari doit encore parcourir.

Pour mémoire, McLaren a marqué cette saison par une régularité impressionnante et une excellente gestion pneumatique. Le package aérodynamique de la MCL38 semble s’adapter à toutes les conditions de piste, là où Ferrari peine encore à exploiter pleinement son SF-75E, notamment sur les circuits à haute charge aérodynamique comme Suzuka ou le Hungaroring.

Saison 2025 : Ferrari a-t-elle sous-performé ?

Il serait réducteur de parler de saison ratée pour Ferrari. L’équipe a franchi un cap en matière de fiabilité et de stratégie, domaines historiquement sujets à critiques. Toutefois, face à la régularité chirurgicale de McLaren, notamment avec Piastri auteur de deux victoires cette saison, la Scuderia a manqué d’efficacité dans les moments clés.

Carlos Sainz a offert à Ferrari une victoire à Zandvoort, certes dans des conditions météorologiques atypiques, mais c’est bien McLaren qui a dicté le rythme général. Le départ de Frédéric Vasseur à la fin de la saison 2024 a momentané conduit à une transition interne, avec des retards perceptibles sur le développement du package 2025. Bien que l’arrivée de Hamilton ait commencé à porter ses fruits sur le plan opérationnel, les ajustements techniques ne compensent pas encore l’avance de McLaren.

Cap sur 2026 : un reset salvateur ?

À travers ses mots, Lewis Hamilton semble regarder au-delà des derniers Grands Prix 2025 pour se projeter vers 2026, année de renouveau avec le nouveau règlement technique : aérodynamique simplifiée, unités de puissance hybrides 100 % durables et redistribution potentielle des forces.

Ferrari, qui développe déjà activement son futur châssis et sa nouvelle unité de puissance dans son département de Maranello, espère tirer parti de ce changement radical pour revenir au sommet. Avec l’expérience technique d’Hamilton et la progression attendue de Charles Leclerc, le constructeur italien peut espérer se repositionner comme une véritable prétendante au titre.

Le duel Ferrari-McLaren : un éternel recommencement

L’histoire de la F1 regorge de chapitres glorieux entre Ferrari et McLaren. Des années 80 jusqu’au début des années 2000, ces deux géants ont souvent animé la lutte pour le titre. La résurgence de McLaren depuis 2023 ranime cette rivalité historique.

Pour les tifosi, la frustration est à la hauteur de l’attente : depuis le titre constructeurs de 2008, Ferrari n’a plus levé de trophée majeur. Le réalisme d’Hamilton ne semble pas être un renoncement, mais plutôt un message clair sur les priorités à venir.

Le sprint final de cette saison 2025 s’annonce donc comme un baromètre pour Ferrari : stabilité en piste, affinement stratégique, collecte de données pour 2026… chaque tour compte. Et même si la victoire semble hors de portée pour les dernières courses, l’avenir reste tout sauf figé à Maranello.

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