F1 2025 : Ferrari frustrée à Monza, Vasseur exprime ses doutes après une course intense

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par Alex Marcol

Un Grand Prix d’Italie sans podium pour Ferrari, c’est toujours une amertume particulière. À Monza, devant le Tifosi, la Scuderia ambitionnait mieux. Charles Leclerc termine au pied du podium (4e), tandis que Lewis Hamilton, encore en phase d’adaptation à la SF-25, se classe 6e. Si la performance brute reste correcte, la frustration est palpable. Frédéric Vasseur n’a pas caché sa déception.

Un rythme prometteur, gâché par des circonstances de course

Frédéric Vasseur a livré son analyse sur Canal+ après l’arrivée : « Un peu mitigé. En rythme pur, par rapport à McLaren, c’est notre meilleure course de l’année. Mais celui qui est exceptionnel, c’est Max […] Il était sur une autre planète. » La déclaration est aussi lucide que frustrée. La Ferrari SF-25 semble enfin s’être hissée au niveau de la McLaren MCL39 sur un circuit exigeant en vitesse de pointe, mais cela n’a pas suffi.

Le patron de la Scuderia pointe du doigt deux problématiques clés : le volume de charge aéro (« Downforce ») mal calibré pour la configuration spécifique de Monza, et une première phase de course chaotique. Les duels intenses du départ ont perturbé les températures et la gestion des pneumatiques. Résultat : Leclerc et Hamilton ont mis près de huit tours à retrouver un rythme optimal. Un handicap lourd de conséquences lorsqu’on chasse la moindre seconde face à Max Verstappen, impérial ce dimanche et une nouvelle fois victorieux.

Une Scuderia piégée entre progrès tangibles et plafond de performance

Malgré un gain en performance, Ferrari semble toujours buter sur le même plafond : Red Bull Racing. La RB21 de Verstappen reste hors de portée, même lorsque la SF-25 est parfaitement exploitée. C’est cette constatation qui alimente aujourd’hui l’amertume de Vasseur. « Même en mettant tout bout à bout, on ne serait pas allé chercher Max », a-t-il admis sans détour.

Mais au-delà du cas Verstappen, c’est surtout la comparaison avec McLaren qui pique. Sur le papier, Ferrari devait pouvoir battre les MCL39 sur un tracé aussi rapide. Or, Lando Norris s’est intercalé en 3e position, mettant en lumière les lacunes stratégiques à Maranello. Faut-il revoir les priorités ? Optimiser encore la dégradation pneus ? Intensifier les simulations de scénarios de course ?

Quels leviers pour la suite de la saison 2025 ?

Avec 14 Grands Prix déjà disputés dans cette saison 2025, la Scuderia Ferrari se bat pour le podium du championnat constructeur, sans réelle chance de viser plus haut que la 2e place. Mais c’est surtout une question de dynamique. Monza devait être une course charnière. Or, elle n’a finalement fait que cristalliser les frustrations techniques et stratégiques.

Les progrès sont là. Leclerc et Hamilton affichent une régularité dans le top 6, et les évolutions apportées à la SF-25 ont réduit l’écart avec les McLaren et Mercedes. Mais le manque d’exécution parfaite dans les moments clés continue de freiner l’écurie. Une nouvelle philosophie de développement 2026 pourrait être envisagée dès cet automne, en intégrant les enseignements de cette saison clairement en demi-teinte.

Un élément positif tout de même : les relations internes sont stables. Vasseur garde la confiance de John Elkann, et l’arrivée d’Antonio Giovinazzi en qualité de pilote de développement renforce l’approche technique. Ferrari travaille plus intelligemment, mais la question demeure : cela suffira-t-il pour rattraper Red Bull en 2026 avec le nouveau règlement moteur ?

Monza 2025 est un tournant. Pas encore un naufrage, mais assurément un signal d’alarme pour une Scuderia qui promettait un retour au sommet et qui, pour l’instant, n’en observe encore que les reflets.

Conclusion : une déception constructive ?

Le Grand Prix d’Italie 2025 restera dans les esprits comme une opportunité manquée pour Ferrari. Les enseignements sont précieux mais les résultats n’y sont pas. Vasseur a raison d’être déçu, car les attentes étaient immenses. S’il veut propulser Ferrari vers les sommets, il devra transformer cette frustration en progrès concrets, course après course. Prochain rendez-vous : le Grand Prix de Singapour, où les qualités d’appui aérodynamique de la SF-25 pourraient à nouveau être testées. Verdict dans les rues de Marina Bay.

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