Formule 1 – Hamilton chez Ferrari : une pénalité controversée avant Monza

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par Alex Marcol

Alors que la Scuderia Ferrari s’apprête à disputer son Grand Prix national à Monza ce week-end, le contexte est déjà chargé d’émotion. Lewis Hamilton, pour son tout premier GP d’Italie sous les couleurs rouges, arrive avec une pénalité de cinq places sur la grille. Une décision des commissaires de course qui suscite l’incompréhension du septuple champion du monde.

Un week-end néerlandais cauchemardesque pour Hamilton

Le Grand Prix des Pays-Bas reste en travers de la gorge de Lewis Hamilton. En effet, à Zandvoort, le Britannique a vécu un dimanche noir : sorti de piste alors qu’il occupait la septième position, il a vu son espoir de bon résultat s’envoler. Mais la sanction post-course venue alourdir le bilan du week-end a été une véritable douche froide.

Hamilton a écopé d’une pénalité de cinq places sur la grille de départ du Grand Prix d’Italie. En cause : une infraction durant les tours de reconnaissance, où il n’aurait pas suffisamment ralenti en approchant la grille. Un manquement mineur au premier regard, mais jugé assez important pour mériter une pénalité sur la manche suivante.

Une décision qui intervient à un moment crucial pour le pilote britannique – et symbolique pour Ferrari – à l’aube de son premier GP à Monza en rouge. Lewis ne cache pas sa surprise : « Je suis rentré chez moi et j’ai vu que j’avais reçu cette pénalité, et j’ai été vraiment choqué, pour être honnête », a-t-il déclaré en conférence de presse ce jeudi (source : Fédération Internationale de l’Automobile, point presse F1 du jeudi 4 septembre 2025 à Monza).

Un début de relation entre Hamilton et Ferrari sous tension

Ce Grand Prix d’Italie devait marquer une nouvelle page dans l’histoire de la Scuderia Ferrari. Après sa signature retentissante fin 2023, Hamilton vit une première saison contrastée au sein du team italien. Malgré quelques podiums encourageants, les résultats sont encore loin des ambitions du duo Ferrari-Hamilton, qui s’imaginait déjà comme le plus sérieux rival de Red Bull et McLaren cette saison.

Cette pénalité tombe donc au pire moment. Alors que Monza représente une arène de gladiateurs pour un pilote Ferrari, avec plus de 100 000 tifosi en furie chaque année, le Britannique devra s’élancer plus bas que prévu sur la grille. Une contrainte stratégique pour une équipe qui espère capitaliser sur les performances solides de la SF-25 en ligne droite – l’un des atouts clés de la monoplace 2025.

Mais pour Hamilton, qui a l’habitude des tempêtes médiatiques et sportives, cette décision ne fait que renforcer sa détermination. « Il ne sert à rien de se plaindre. Je vais avancer », a-t-il conclu dans une posture stoïque. Et c’est bien là, sur ce circuit historique, que le mythe Ferrari et le prestige d’Hamilton doivent commencer à pleinement s’allier.

Une décision des commissaires qui pose question

Sur le fond, l’infraction reprochée à Hamilton relève d’un point de règlement lié à la sécurité. Selon le Code Sportif de la FIA, les pilotes doivent ralentir de manière significative lors des tours de reconnaissance en cas de présence de personnel sur la grille. La décision des commissaires indique que Hamilton « n’a pas ralenti de manière satisfaisante selon les données télémétriques disponibles, malgré une levée de pied partielle ».

Cependant, plusieurs experts du paddock trouvent la sanction sévère au regard de l’infraction, évoquant une application trop rigide du règlement dans un contexte où la sécurité n’était pas mise en péril. Cette polémique intervient dans un climat déjà tendu entre certaines équipes et la FIA sur l’uniformité des sanctions.

Vers un week-end décisif à Monza

Hamilton devra maintenant composer avec cette pénalité et l’adversité d’un peloton extrêmement compétitif en 2025. L’objectif ? Remonter le peloton grâce au rythme pur de la SF-25, à la faveur d’une stratégie audacieuse, et déclencher l’euphorie des tifosi dans le temple de la vitesse.

Avec Charles Leclerc, Ferrari dispose également d’un joker à domicile pour viser le podium. Mais tout le monde le sait : un podium de Lewis Hamilton à Monza, pour sa première course en rouge sur les terres italiennes, aurait une saveur mythique. Malgré la pénalité, l’histoire n’est pas encore écrite – et c’est bien cela, la magie de la Formule 1.

La pénalité de Zandvoort est-elle un simple accroc réglementaire ou les prémices de tensions entre la FIA et Ferrari version Hamilton ? Réponse ce weekend à Monza…

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