Le Grand Prix d’Italie 2025 s’annonce explosif pour la Scuderia Ferrari. Une semaine après le désastre de Zandvoort, Frédéric Vasseur remet de l’ordre chez les Rouges et affiche clairement l’ambition de l’équipe à domicile. Devant les Tifosi, pas question de revivre une telle débâcle : à Monza, Ferrari veut frapper fort — et dès le vendredi.
Monza 2025 : l’heure de la rédemption pour Ferrari
Le contraste est saisissant entre les Deux-Pays-Bas et l’Italie. La Scuderia sort d’un week-end cauchemardesque à Zandvoort où, pour la première fois de la saison 2025, aucun des deux pilotes n’a vu l’arrivée. Charles Leclerc a abandonné dès les premiers tours à cause d’un problème hydraulique, suivi rapidement par Lewis Hamilton, victime d’un contact dans le trafic et contraint à l’abandon après des dégâts irréparables.
Cette double élimination a non seulement coûté de précieux points à Ferrari dans la course au championnat, mais a aussi écorné le moral du clan de Maranello. Frédéric Vasseur est bien conscient de l’importance de rebondir rapidement, d’autant que Monza — temple de la vitesse et théâtre des passions Scuderia — est bien plus qu’un simple rendez-vous du calendrier.
« Nous savions que Zandvoort ne nous conviendrait pas », a admis Frédéric Vasseur dans une déclaration relayée par Motorsport Next Gen. « Le point positif, c’est que nous avions un bon rythme en course. Mais rentrer sans aucun point n’est jamais une bonne chose. »
Vasseur met l’accent sur un vendredi décisif
Bien plus qu’un simple point presse d’avant-GP, la sortie médiatique de Vasseur en dit long sur la stratégie de Ferrari pour ce week-end. L’objectif est limpide : profiter d’un circuit théoriquement favorable à la SF-25, la monoplace rouge 2025, pour relancer la dynamique et marquer de gros points.
Mais ça commence dès les premiers tours. « Il sera important de faire un bien meilleur vendredi » qu’à Zandvoort, souligne Vasseur. En clair : pas de marge pour l’improvisation. Les essais libres devront permettre à l’équipe de peaufiner les réglages aérodynamiques et de comprendre rapidement la fenêtre de performance des pneumatiques Pirelli, cruciale à Monza, où la dégradation peut être sévère si la voiture n’est pas parfaitement équilibrée.
Ce message s’adresse autant aux ingénieurs qu’aux pilotes. Leclerc et Hamilton devront immédiatement se positionner dans le peloton de tête pour engranger confiance et données exploitables. La compétition sera rude avec Red Bull et Mercedes dans le viseur, mais Monza pourrait aussi révéler les outsiders comme McLaren ou Aston Martin.
Monza, un circuit qui sourit à Ferrari ?
Historiquement, Monza a souvent été un allié — mais aussi parfois un bourreau — pour Ferrari. Le dernier podium de la Scuderia à domicile remonte à 2022, mais aucun succès n’a été inscrit depuis le triomphe mythique de Leclerc en 2019. Cette année, avec une monoplace conçue pour optimiser les lignes droites et montrer son efficacité dans les virages rapides, la SF-25 pourrait bien tirer son épingle du jeu sur les longues lignes droites de Monza.
Le moteur Ferrari 066/10 a montré de solides performances en début de saison, et les évolutions aérodynamiques apportées durant l’été pourraient faire la différence face aux Red Bull-Honda et Mercedes. De plus, la Scuderia bénéficiera d’une foule acquise à sa cause : des dizaines de milliers de tifosi transformeront les tribunes rouges en mur sonore pour soutenir Leclerc et Hamilton.
Objectif podium… ou victoire ?
Si la prudence reste de mise après Zandvoort, l’objectif est clair : jouer le podium, voir mieux si les circonstances s’y prêtent. Une victoire à Monza serait un coup double pour Ferrari : redorer son blason devant son public et relancer sa saison 2025, toujours à la poursuite d’un titre mondial qui lui échappe depuis 2008.
Leclerc, souvent transcendé devant ses supporters italiens, pourrait être l’atout clé de Vasseur. Hamilton, quant à lui, connaît parfaitement l’importance du momentum en F1. « Monza est notre chance de réagir fort, et nous serons prêts », a glissé le Britannique en conférence de presse.
Une chose est sûre : ce week-end, Ferrari ne peut pas se cacher. Pour les tifosi, pour le championnat, et pour la fierté de Maranello, le retour au sommet doit commencer maintenant.