Sergio Pérez commente la situation d’Hamilton chez Ferrari : vers un rebond en 2026 ?

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par Alex Marcol

Alors que la Scuderia Ferrari vit une saison 2025 en demi-teinte, un acteur inattendu est venu commenter la situation : Sergio Pérez. Le pilote mexicain, qui rejoindra Cadillac en 2026 pour son retour en Formule 1, n’a pas mâché ses mots au sujet de Lewis Hamilton, actuellement en proie à des difficultés avec la monoplace rouge. Un commentaire qui en dit long sur la complexité de la nouvelle ère chez Ferrari… mais aussi sur ce qui pourrait bien changer avec la réglementation 2026.

Un retour en Force pour Pérez en 2026

Après avoir quitté Red Bull à l’issue de la saison 2024, et une année sabbatique bien méritée en 2025, Sergio Pérez s’apprête à rebondir dans une toute nouvelle aventure. Le Mexicain signera son retour en F1 en 2026 avec Cadillac Racing, qui effectuera ses grands débuts dans la discipline en tant que constructeur officiel en partenariat avec Andretti Global (source : communiqué GM-Cadillac, 2024). Aux côtés de Valtteri Bottas, Pérez incarnera l’expérience d’une paire de pilotes chevronnés dans une écurie toute jeune, mais ambitieuse.

Mais avant même de chausser à nouveau les gants, le natif de Guadalajara s’est exprimé sur l’un des grands noms du paddock : Lewis Hamilton. Et pas n’importe où. Dans une interview relayée par Motorsport Next Gen, le pilote mexicain a analysé, avec une lucidité certaine, la situation actuelle du Britannique chez Ferrari et les défis qui accompagnent les bouleversements techniques à venir.

Hamilton en difficulté chez Ferrari : un contexte délicat

Arrivé chez Ferrari début 2025 pour remplacer Carlos Sainz, Lewis Hamilton ambitionnait évidemment de ramener la Scuderia à la victoire. Cependant, l’intégration n’a pas été à la hauteur des attentes : adaptation difficile au concept aérodynamique développé à Maranello, manque de feeling avec l’arrière de la SF-25, et des résultats en deçà de ceux de Charles Leclerc dans la première moitié de saison.

« L’ère actuelle des F1 à effet de sol a été délicate », a reconnu Sergio Pérez, évoquant les monoplaces issues du règlement 2022 avec leurs défis spécifiques en matière de pilotage et de rebonds aérodynamiques. Selon lui, le style de conduite fluide et intuitif de Lewis peine à s’adapter à une voiture sensible au grip mécanique et à la stabilité arrière, deux points faibles de la Ferrari 2025.

Mais pour Pérez, ces difficultés ne sont pas insurmontables. Bien au contraire.

Le règlement 2026 : l’opportunité d’un nouveau départ

Le passage à la nouvelle réglementation technique en 2026 constituera un tournant majeur pour la F1. Avec des monoplaces plus légères, une part accrue des systèmes électriques (avec un MGU-K beaucoup plus puissant), une aérodynamique simplifiée et des carburants 100% durables, l’ADN des futures F1 bouleversera les repères actuels.

Pour Hamilton, ce reset technique pourrait offrir le contexte idéal pour remettre les compteurs à zéro. Comme l’a souligné Pérez : « En repartant de zéro, Hamilton a la même chance que son équipier ou que les autres. » Une vérité difficile à contester dans un paddock où l’histoire a souvent prouvé qu’un changement de règlement remet toutes les cartes entre les mains des ingénieurs et des pilotes les plus adaptables — un domaine dans lequel le septuple champion du monde a toujours excellé.

Ferrari, de son côté, travaille intensément sur son projet 676 (nom de code du châssis 2026 selon les sources internes de Maranello), avec l’objectif clair d’arriver en pole pour la nouvelle ère. Si Hamilton réussit à guider l’équipe dans cette phase de transition, il pourrait fédérer autour de lui et redevenir un protagoniste majeur dans la course au titre.

Quel avenir pour la Scuderia avec Hamilton ?

Si 2025 s’annonce comme une saison de construction, voire d’apprentissage pour Hamilton chez Ferrari, l’objectif reste inchangé : reconstruire une Scuderia conquérante pour 2026. L’équipe dirigée par Frédéric Vasseur le sait : l’arrivée de la nouvelle réglementation représente la meilleure opportunité pour combler le retard sur Red Bull et Mercedes. Et les premiers signaux montrent une implication totale autour du projet 2026.

Dans cette optique, les propos de Pérez prennent tout leur sens. L’ancien pilote Red Bull n’apparaît pas comme un simple commentateur désinvolte, mais plutôt comme un observateur avisé qui, malgré l’ambition de sa nouvelle équipe, reconnaît la valeur stratégique d’un Hamilton revitalisé à la tête de la F1 version Ferrari.

Alors que le paddock s’agite en vue de 2026, une chose est sûre : le duel s’annonce palpitant. Et Pérez, Hamilton, Leclerc et tous les autres pilotes devront faire face à la même inconnue : qui saura le mieux apprivoiser la nouvelle Formule 1 ? Réponse dans quelques mois.

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