Depuis son arrivée en grande pompe chez Ferrari début 2025, Lewis Hamilton devait symboliser le renouveau de la Scuderia. Mais à l’aube du Grand Prix d’Italie, le compteur reste désespérément vide : aucun podium en 14 Grands Prix. Dans ce contexte de doutes, Bernie Ecclestone ravive le débat en suggérant un virage stratégique radical : miser sur le jeune Gabriel Bortoleto. Une idée audacieuse… mais si Ferrari avait finalement besoin d’un nouveau souffle ?
Hamilton chez Ferrari : le pari qui ne décolle pas
Annoncé en grande pompe courant 2024, l’arrivée de Lewis Hamilton à Maranello avait tous les ingrédients d’un conte moderne : septuple champion du monde, icône mondiale, et fer de lance d’une Scuderia en quête de titres depuis 2008. Mais la réalité est bien plus amère. Malgré un engagement de trois saisons (2025-2027, avec option), ses performances sont loin des attentes.
Avec un Charles Leclerc globalement plus incisif en piste, Hamilton semble emprisonné dans des réglages inadaptés et un manque de feeling persistant avec la Ferrari SF-25. Résultat ? Aucun podium et une frustration grandissante dans le paddock rouge. Pour Bernie Ecclestone, interviewé par le quotidien suisse Blick, le constat est cinglant : « Ferrrari doit penser à Bortoleto comme successeur d’Hamilton. »
Gabriel Bortoleto : la sensation brésilienne qui monte
Le nom de Gabriel Bortoleto n’est pas tombé dans l’oreille d’un sourd. Le jeune prodige brésilien de 20 ans n’a cessé d’impressionner depuis ses débuts en monoplace. Champion de Formule 3 en 2023, titré en Formule 2 en 2024, il fait aujourd’hui ses premiers tours en Formule 1 chez Stake F1 Team Kick Sauber — la future structure officielle d’Audi en 2026.
Et les résultats ne se font pas attendre. Avec des points inscrits dans trois des quatre dernières courses, une belle gestion de course et un flair naturel pour le dépassement, Bortoleto attire les regards. Son manager ? Un certain Fernando Alonso, qui n’hésite pas à le qualifier de « meilleur rookie de sa génération » (source : conférence de presse F1, GP de Hongrie 2025).
Bortoleto n’a pas seulement un bon coup de volant : il incarne aussi le vent de fraîcheur post-Hamilton que recherche une Scuderia en quête d’un leader jeune, affamé et parfaitement en phase avec la nouvelle génération.
Un choix stratégique à double face pour la Scuderia
Pour Ferrari, intégrer Bortoleto serait un pari à la fois osé et réfléchi. D’un côté, cela marquerait un tournant générationnel clair, en privilégiant un jeune à fort potentiel et formé dans les séries de la FIA. D’un autre, cela poserait la question de la gestion du contrat d’Hamilton, dont le salaire pèse lourd dans les finances de la Scuderia.
Mais au-delà des chiffres, c’est une question de momentum. Ferrari, malgré des améliorations constantes de sa monoplace en 2025, reste derrière Red Bull, McLaren et désormais Mercedes, qui retrouve des couleurs avec George Russell en chef de file. Miser sur un jeune comme Bortoleto en 2026 pourrait stimuler à la fois les ingénieurs et les fans, tout en s’inscrivant dans un projet à long terme cohérent autour de Leclerc.
Quel avenir après 2025 ?
Si les performances de Hamilton ne s’améliorent pas dans les mois à venir, une décision devra être prise. Ferrari possède l’une des plus belles académies de jeunes pilotes (FDA), mais Bortoleto, bien qu’éloigné de ce vivier, représente l’idée même du talent brut extérieur capable de tout bousculer. Grâce à son expérience rapide à haut niveau, et à son professionnalisme reconnu dans le paddock, son profil coche toutes les cases.
Ferrari osera-t-elle le changement ? En 2025, la patience n’est plus une vertu chez les tifosi, et les performances sont la seule monnaie valable.
L’ère Hamilton à Maranello pourrait-elle déjà toucher à sa fin avant même d’avoir commencé véritablement ? Si Bortoleto continue sur sa trajectoire fulgurante, la question ne se posera peut-être plus longuement.