Le Grand Prix de Hongrie 2025 a laissé un goût amer à Lewis Hamilton… mais aussi dans le camp Ferrari. Le septuple champion du monde, pourtant aligné sous les couleurs de la Scuderia cette saison, continue de patiner, et sa contre-performance à Budapest a provoqué une onde de choc dans le paddock. Le pilote britannique, auteur d’un week-end sans éclat, a été sévèrement critiqué par Jean Alesi — une voix respectée chez les tifosi.
Un bilan hongrois inquiétant pour Hamilton chez Ferrari
Circuit fétiche de Lewis Hamilton, le Hungaroring a été, cette fois, le théâtre d’une prestation inquiétante. Sorti dès la Q2 lors des qualifications, le pilote Ferrari s’est élancé depuis la septième ligne pour terminer en douzième position, largement hors des points. Une performance qui contraste radicalement avec celles de son coéquipier — Carlos Sainz Jr. — de plus en plus solide au fil des courses cette saison.
Pour Hamilton, ce résultat s’ajoute à une série de performances décevantes depuis le début du championnat 2025, où il peine à s’adapter à la SF-25. Loin de son niveau d’excellence passé, le Britannique ne parvient pas à tirer le meilleur de la monoplace conçue par Enrico Cardile et son équipe technique. Et si la voiture n’est pas encore la meilleure du plateau, les capacités de Sainz à en extraire des résultats nourrissent les interrogations chez Ferrari.
Jean Alesi : une critique frontale de l’attitude d’Hamilton
Invité à commenter la prestation d’Hamilton, Jean Alesi n’a pas mâché ses mots. Dans une interview accordée au Corriere della Sera, l’ancien pilote Ferrari des années 90 a pointé du doigt l’attitude du Britannique : « Son comportement démoralise son entourage. » Le Français, toujours très écouté dans la sphère Ferrari, a poursuivi en évoquant des références intemporelles : « Ayrton Senna ou Michael Schumacher n’auraient jamais tenu de tels propos. »
Alesi fait ici référence aux déclarations de Hamilton après la course, où ce dernier a insinué publiquement que certaines orientations techniques n’avaient pas été suivies. Une mise en cause indirecte des ingénieurs de l’équipe, perçue comme contre-productive alors que la Scuderia travaille d’arrache-pied pour retrouver les sommets.
Ferrari dans une phase d’équilibre fragile
L’arrivée de Lewis Hamilton chez Ferrari en 2025 devait initier une nouvelle ère, autour d’un duo charismatique et ambitieux. Mais à mi-saison, le contraste est saisissant entre les attentes inititales et la réalité. Si Carlos Sainz s’impose par sa constance, le pilote britannique ne parvient pas à endosser le rôle de moteur de performance que l’on attendait de son expérience.
C’est d’autant plus problématique que la Scuderia joue actuellement des accessits importants dans la hiérarchie, notamment face à une McLaren renaissante et une Mercedes réorganisée. Chaque contre-performance pourrait coûter cher dans la lutte au championnat constructeurs.
Un avenir incertain chez Ferrari ?
Ces critiques relancent de manière très concrète la question de l’avenir de Lewis Hamilton. À 40 ans, le septuple champion du monde est en contrat jusqu’à fin 2025. Si le nom de Charles Leclerc circule déjà pour un retour potentiel, certains observateurs — dont Bernie Ecclestone lui-même — n’excluent pas que Hamilton envisage une sortie anticipée, voire une retraite dès la fin de cette saison si les résultats ne s’améliorent pas.
Ferrari, de son côté, reste silencieuse. Fred Vasseur, directeur de l’équipe, a choisi de tempérer les débats durant la trêve estivale, mais la pression monte autour du fonctionnement interne de l’écurie. La deuxième moitié de saison sera décisive pour juger de la viabilité du pari Hamilton dans l’environnement si particulier de la Scuderia.
Quoi qu’il en soit, cette affaire rappelle que la Formule 1 est autant une bataille psychologique que mécanique. Et à Maranello, on le sait : pour retrouver les sommets, alignement technique, performance et cohésion sont des piliers indissociables.