Depuis son arrivée très médiatisée chez Ferrari en début de saison 2025, Lewis Hamilton poursuit une quête toujours inachevée : offrir son premier podium à la Scuderia. Mais à la veille du Grand Prix de Hongrie, l’optimisme semble enfin trouver sa place dans les propos du septuple champion du monde. Retour sur les évolutions techniques de la SF-25, les espoirs renaissants d’Hamilton et les enjeux de ce week-end clé à Budapest.
Des progrès notables sur la SF-25 : une base enfin solide ?
Dans le paddock de Spa-Francorchamps, la Scuderia Ferrari a dévoilé une nouvelle suspension arrière sur la SF-25, pièce maîtresse d’un package technique révisé. Si les résultats ne se sont pas encore traduits pleinement en performance pure, ces améliorations ont visiblement convaincu Lewis Hamilton.
« Je pense qu’elles nous ont permis de progresser, ce qui est toujours positif », affirme-t-il dans une interview relayée par Nextgen-Auto.com. Le Britannique insiste sur l’importance du travail collectif dans la recherche de performance : « Charles, Fred, moi et toute l’équipe », tous unis dans une même direction.
En interne, Ferrari semble donc avoir trouvé une forme d’harmonie technique et organisationnelle, essentielle pour exploiter le potentiel d’un châssis en perpétuelle évolution. Le directeur d’équipe Frédéric Vasseur est salué par ses pilotes pour son approche structurée et sa vision long terme.
Hungaroring : une combinaison parfaite d’expérience et de timing ?
Si Spa a permis de valider certaines avancées, c’est bel et bien au Hungaroring que Ferrari nourrit de véritables ambitions. Circuit sinueux et technique, le tracé hongrois correspond aux forces naturelles de la SF-25 dans sa version la plus récente.
Et qui mieux que Lewis Hamilton pour y faire parler son expérience ? Avec huit victoires déjà remportées sur ce circuit, le Britannique connaît les moindres subtilités du tarmac hongrois. « C’est une course que j’apprécie vraiment et où j’ai généralement réalisé des courses simples et performantes », commente-t-il.
Conscient de ses erreurs en qualifications à Spa, Hamilton met cette fois-ci un point d’honneur à maximiser chaque séance : « La meilleure approche est de prendre chaque séance comme elle vient, de rester concentrés sur nous-mêmes et de viser à optimiser notre package. » D’autant qu’il a déjà peaufiné sa préparation avec une séance prolongée sur simulateur.
Objectif podium : la pression monte avant la trêve
Au-delà du contexte technique, Hamilton se fixe un objectif clair : monter enfin sur le podium pour la première fois avec la Scuderia. Il en est à 15 Grands Prix consécutifs sans podium – une disette inédite dans sa carrière récente.
« Bien sûr que j’y pense tous les jours, parce que je veux mon premier podium avec Ferrari », admet-il sans détour (source : Nextgen-Auto.com). Cet objectif symbolique est aussi un enjeu stratégique. Une performance forte avant la trêve estivale redonnerait un élan moral considérable à l’équipe italienne et renforcerait la position d’Hamilton dans un projet qu’il a intégré avec ferveur.
Une bataille à plusieurs étages
Le Grand Prix de Hongrie 2025 ne sera toutefois pas une cérémonie d’adoubement facile pour Ferrari. Red Bull reste le rival principal, tandis que McLaren et Mercedes montrent également des signes de vitalité. Si Ferrari veut réellement faire la différence, il faudra impérativement maximiser ses performances du samedi en qualifications, domaine dans lequel l’équipe pêche encore régulièrement face à ses concurrents directs.
La clé pour Hamilton et Leclerc ? Trouver l’équilibre parfait dans les réglages sur un circuit où l’adhérence est toujours précaire, et où l’erreur en qualifications coûte très cher. Le moindre dixième peut faire basculer la hiérarchie.
Conclusion : Fortes de ses progrès techniques récents et d’un Hamilton plus déterminé que jamais, les ambitions de Ferrari pour Budapest sont justifiées. Reste maintenant à convertir les promesses en résultats concrets.
Alors, verra-t-on enfin Lewis Hamilton sur le podium en rouge ? Réponse ce dimanche au Hungaroring.