Grand Prix de Belgique : Vasseur défend le départ retardé et salue le choix de la sécurité à Spa

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par Alex Marcol

Le Grand Prix de Belgique 2025 a une fois de plus démontré pourquoi le circuit de Spa-Francorchamps, mythique et périlleux à la fois, reste l’un des plus imprévisibles du calendrier de la Formule 1. Cette année encore, les éléments se sont invités à la fête, obligeant la direction de course à retarder le départ de plus d’une heure. Si certains y ont vu une décision contestable, le patron de la Scuderia Ferrari, Frédéric Vasseur, s’est montré très clair : la sécurité prime sur le spectacle.

Un départ décalé sous la pluie : quand la prudence l’emporte

Le départ initial du Grand Prix de Belgique 2025 était prévu à 15h, mais les fortes averses qui se sont abattues sur les Ardennes belges ont convaincu les organisateurs de le repousser de 1h20. La visibilité étant quasi nulle pour les pilotes, de nombreux acteurs du paddock, à commencer par la FIA, ont préféré attendre une amélioration des conditions météo.

Du côté de Red Bull, Max Verstappen a regretté cette décision, jugeant qu’il aurait fallu lancer la course à l’heure prévue. Une opinion loin d’être partagée par Frédéric Vasseur. Interrogé par Canal+, le directeur de l’écurie Ferrari a justifié cette décision par un impératif non négociable : la sécurité des pilotes.

« C’est trop dangereux dans ces conditions, on ne voyait rien… la sécurité passe avant tout et tout le monde est d’accord pour ça, » a-t-il déclaré, sans détour. ([Source : Canal+](https://www.canalplus.com))

Le Français insiste sur un point essentiel : même si certains choix de réglages – notamment ceux optant pour une configuration mouillée – ont été affectés par le changement soudain de météo, personne dans le paddock, selon lui, n’était prêt à prendre le départ sans visibilité.

Spa-Francorchamps : un terrain de jeu toujours aussi exigeant

Spa reste une épreuve à part dans le calendrier de la Formule 1. Avec ses 7 kilomètres de tracé rapide et vallonné, la moindre inattention ou baisse de visibilité peut se transformer en catastrophe. En 2021 déjà, le souvenir du GP entamé sous Safety Car avant une neutralisation définitive est encore dans toutes les mémoires.

Côté Scuderia, ce contexte imprévisible a demandé une grande souplesse stratégique. Ferrari avait misé sur une configuration flexible, adaptable aux deux types de conditions. Si Charles Leclerc et Carlos Sainz Jr. ont montré une certaine retenue durant les premiers tours humides, ils ont pu exploiter tout le potentiel de la SF-25 une fois la piste asséchée. La gestion des pneus, combinée à une stratégie ajustée en direct par l’équipe depuis le muret, a permis à la Scuderia de limiter les dégâts face aux Red Bull et McLaren.

Un message fort pour la FIA et les fans

Dans le contexte très médiatisé de la F1 moderne, où l’équilibre entre divertissement et sécurité est scruté à la loupe, les propos de Vasseur viennent soutenir les efforts de la FIA pour prioriser la sûreté sur la gestion du spectacle. En validant publiquement la décision du directeur de course, Frédéric Vasseur renforce également l’image responsable qu’il souhaite transmettre pour Ferrari.

Une prise de position qui contraste avec certains discours plus critiques émanant d’autres équipes, et qui rappelle que la Formule 1 ne peut se permettre de jouer avec la vie de ses pilotes, même sous la pression du timing média ou des attentes du public sur place.

Conclusion : une Ferrari prudente, mais lucide

Au sortir de ce Grand Prix de Belgique mouvementé, la prise de position de Frédéric Vasseur symbolise l’approche méthodique et pragmatique de la Scuderia Ferrari en 2025. Dans une saison où chaque point compte et où les écarts se resserrent entre les top teams, savoir faire preuve de discernement est plus crucial que jamais.

En choisissant de ne pas entrer dans le jeu des polémiques météorologiques, Ferrari confirme sa volonté de construire dans la durée… tout en rappelant que la quête de performance n’a de sens que si elle se fait dans des conditions sûres.

Un message clair, à la hauteur de l’exigence que représente le Cavallino Rampante en Formule 1.

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