GP de Belgique 2025 : Hamilton éliminé dès la Q1, Ferrari chute à Spa

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par Alex Marcol

Le Grand Prix de Belgique 2025 a viré au cauchemar pour Lewis Hamilton et Ferrari. Le septuple champion du monde, aujourd’hui pilote de la Scuderia, n’a pas passé le cap de la Q1 à Spa-Francorchamps. Une élimination brutale sur fond d’erreur personnelle — et de frustration grandissante dans le clan rouge.

Hamilton hors-jeu après une erreur dans le Raidillon

Spa, vendredi 25 juillet. Sous les cieux nuageux ardennais, les qualifications s’engagent avec des conditions stables et un trafic fluide. Pourtant, contre toute attente, Lewis Hamilton échoue dès la Q1. La cause : une sortie des limites de la piste dans son dernier tour rapide, précisément à la sortie du légendaire Raidillon. Le tour est annulé, le chrono disparaît, et le Britannique se retrouve 16ᵉ, synonyme d’élimination.

« C’est un week‑end à oublier. C’est frustrant d’avoir tout préparé, pour rien au final. Je suis vraiment désolé pour toute l’équipe », a-t-il confessé, abattu, au micro d’Autohebdo (source : autohebdo.fr). D’autant plus que Charles Leclerc, de son côté, a décroché une convaincante 3ᵉ place sur la grille. La déception est donc double pour la Scuderia : espoir déçu d’un week-end à double front en haut de grille, et un Hamilton relégué aux profondeurs du peloton.

Suspension, limites de piste : les raisons d’un fiasco

Mais derrière cette erreur de pilotage se cache une réalité plus complexe. Interrogé sur son sentiment en piste, Hamilton a pointé du doigt deux facteurs clés : l’intransigeance sur les limites de la piste, et les sensations étranges générées par la nouvelle suspension arrière introduite par Ferrari à Spa.

« Non, je ne suis pas d’accord avec cette histoire de deux ou quatre roues dehors », a-t-il confié à Autohebdo, avant d’évoquer des sensations « un peu différentes à l’arrière » dues à la suspension revue. Cette évolution technique, censée améliorer la traction mécanique sur circuits types Spa et Monza, semble avoir eu des effets secondaires sur la confiance au volant du Britannique.

Pourtant, le bloc SF25 affichait de belles promesses sur les longs relais lors des essais libres. La voiture est performante, Charles Leclerc l’a démontré. Mais Hamilton ne parvient pas à exploiter le potentiel de la monoplace en configuration qualification, une tendance qui commence à inquiéter au sein de la Scuderia.

Un coup dur stratégique pour Ferrari

À cinq jours de la trêve estivale, ce revers tombe au plus mauvais moment. Ferrari, actuellement deuxième au championnat constructeurs, chasse Red Bull et rêve encore du titre. Une double présence dans le top 5 sur la grille était capitale pour conserver la pression. Cette élimination compromet les plans stratégiques du dimanche, obligeant Ferrari à miser sur une course en deux temps : Leclerc à l’attaque du podium, Hamilton en mode remontée.

Le Britannique partira 16e, entouré de pilotes de milieu de grille accrocheurs, sur un tracé où les dépassements sont possibles mais coûteux en gestion pneumatique. La météo, toujours capricieuse à Spa, pourrait redistribuer les cartes. Mais sans incident de course favorable, Hamilton aura du mal à maximiser son potentiel — et celui de la SF25 — depuis si loin.

Vers une refonte du week-end pour Hamilton ?

À la veille de la course, toutes les options sont ouvertes : stratégie à un arrêt longue avec gommes dures, ou agressivité dès le départ avec les tendres pour grappiller vite. La Scuderia devra jongler entre ambition calculée et besoin de sauver des points.

Hamilton a toujours prouvé qu’il était capable de remontées spectaculaires — on se souvient de sa victoire depuis la 14e position à Istanbul en 2020 —, mais le contexte actuel est tout autre. Il est désormais pilote chez Ferrari, une équipe en reconstruction malgré les performances renouées en ce milieu de saison 2025.

Ce fiasco belge met en lumière un problème croissant : l’irrégularité de performance entre les deux voitures rouges. Quand l’une brille, l’autre sombre. Pour espérer battre Red Bull et Mercedes sur la durée, Ferrari doit maintenant aligner ses deux fers de lance au sommet. Et vite.

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