Hamilton chez Ferrari : pourquoi Bernie Ecclestone ne croit pas au rêve d’un 8e titre

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par Alex Marcol

Depuis l’officialisation de l’arrivée de Lewis Hamilton chez Ferrari pour la saison 2025 de Formule 1, les attentes sont énormes. Le septuple champion du monde britannique a rejoint la Scuderia dans l’espoir de décrocher ce fameux huitième sacre qui le placerait seul au sommet de la discipline. Mais tout le monde n’est pas aussi optimiste… À commencer par l’ancien patron de la F1, Bernie Ecclestone, qui a publiquement exprimé son scepticisme.

Une prédiction acide signée Bernie Ecclestone

Dans des propos rapportés par Motorsport Next Gen, Bernie Ecclestone ne mâche pas ses mots : selon lui, Lewis Hamilton ne parviendra pas à remporter un huitième titre mondial chez Ferrari. L’ex-dirigeant de la Formule 1 évoque une combinaison de facteurs, à commencer par le niveau de concurrence actuelle en F1, bien plus élevé selon lui que lors de l’âge d’or de Hamilton chez Mercedes. « Je pense qu’il a eu la chance d’être là quand il n’y avait pas beaucoup de concurrence, donc c’était un peu plus facile », analyse Ecclestone.

Ce discours plonge le paddock dans une onde de choc. Car en plus de remettre en question le niveau actuel de performance d’Hamilton, il jette une ombre sur la capacité de Ferrari à offrir une machine capable de dominer le plateau face aux géants que sont Red Bull ou encore Mercedes, en pleine reconstruction.

Ferrari 2025 : entre espoirs renaissants et incertitudes techniques

Si les critiques de Bernie Ecclestone interpellent, elles mettent surtout en lumière les défis colossaux que Ferrari doit relever pour renouer avec les sommets. La saison 2025 marque une étape clé dans la stratégie de Maranello, avec l’arrivée d’Hamilton aux côtés de Charles Leclerc, un duo explosif mêlant expérience et passion.

Mais pour transformer cette alliance en succès, Ferrari doit impérativement élever son niveau. En 2024, malgré de solides performances ponctuelles, la Scuderia n’a toujours pas retrouvé la constance nécessaire pour jouer le championnat. Trop de points perdus sur stratégie, des écarts trop importants face à Red Bull en rythme de course et une SF-24 parfois imprévisible.

Le recrutement d’ingénieurs-clés – dont certains issus de Red Bull – montre néanmoins une volonté forte du directeur Frédéric Vasseur à reconstruire une véritable machine à gagner. Pour Hamilton, âgé de 40 ans en 2025, le temps presse. Le Britannique devra vite s’adapter à un nouvel environnement technique et politique, dans une équipe qui n’a pas remporté de championnat pilotes depuis 2007.

Hamilton vs. la concurrence : Le vrai défi du 8e titre

L’autre point soulevé par Ecclestone réside dans l’intensité actuelle du plateau F1. Max Verstappen, ultra-dominateur avec Red Bull depuis 2021, semble imbattable tant que son matériel reste au top. Derrière, des talents comme Lando Norris chez McLaren ou George Russell chez Mercedes montent en puissance, sans parler de Leclerc lui-même, qui ne laissera pas sa place de leader facilement chez Ferrari.

Dans ce contexte ultra-compétitif, Hamilton aura besoin d’une synergie parfaite avec les rouges : une voiture fiable et rapide, une équipe stratégiquement irréprochable, et une dynamique personnelle retrouvée. Plus simple à dire qu’à faire, face à une F1 où chaque détail compte.

Un pari risqué, mais pas impossible

Si Bernie Ecclestone voit dans le transfert de Lewis Hamilton un baroud d’honneur plutôt qu’un authentique retour au sommet, la réalité pourrait bien être plus nuancée. Car s’il est vrai que les chances sont ténues tant la concurrence est rude, Ferrari a déjà prouvé dans son histoire qu’elle pouvait renaître de ses cendres. Et Hamilton, en fin stratège et pilote animé par la quête de records, n’a certainement pas dit son dernier mot.

En Formule 1, les pronostics sont souvent faits pour être déjoués. Reste à savoir si Maranello offrira à son nouveau champion la monture à la hauteur de ses ambitions. 2025 pourrait bien être l’année du tout ou rien.

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