GP de Grande-Bretagne : Hamilton mène la danse, Ferrari en embuscade dès les EL1

Photo of author

par Alex Marcol

Le coup d’envoi du Grand Prix de Grande-Bretagne a été donné ce vendredi avec une première séance d’essais libres dominée par Lewis Hamilton. Devant son public, le septuple champion du monde a brillamment lancé son week-end, mais les Ferrari ne sont pas loin derrière. Décryptage d’un début de week-end prometteur à Silverstone.

Hamilton étincelant à domicile, mais Norris et Leclerc restent menaçants

La première séance d’essais libres (EL1) du Grand Prix de Grande-Bretagne s’est déroulée sous un ciel clément à Silverstone. Sur une piste sèche propice à l’exploitation du potentiel des monoplaces, c’est Lewis Hamilton qui a signé le meilleur chrono en 1:26.892. Une performance applaudie par la foule britannique, galvanisée par un possible retour de Mercedes aux avant-postes.

Juste derrière, on retrouve Lando Norris à quelques dixièmes. La McLaren numéro 4 confirme son excellent état de forme et continue d’imposer le respect, tant en termes de rythme que de stabilité aérodynamique. Troisième, Oscar Piastri offre un coup de projecteur à l’efficacité du package McLaren, renforcé ce week-end par un plancher modifié.

Pour Ferrari, Charles Leclerc se hisse à une encourageante quatrième place. Le Monégasque confirme les progrès constants de la Scuderia, notamment sur les circuits rapides comme Silverstone. Si Carlos Sainz est resté discret lors de cette séance, la performance de Leclerc témoigne d’une base solide pour construire un week-end compétitif. La Ferrari SF-24 semble plutôt bien équilibrée dans les sections rapides, mais des interrogations persistent sur sa stabilité dans les virages lents.

Ferrari garde ses cartes en main : modifications minimales mais rythme prometteur

Contrairement à McLaren, Red Bull ou Aston Martin, qui ont tous testé de nouveaux planchers ou appendices aérodynamiques, Ferrari a choisi une approche plus conservatrice en alignant une configuration quasi-identique aux courses précédentes. Un choix stratégique visant à bâtir sur les fondations éprouvées plutôt que de jouer la carte du risque avant les conditions plus représentatives des EL2.

Cette stratégie permet aussi à l’équipe de se concentrer sur la compréhension des pneus Pirelli, un facteur déterminant sur le bitume abrasif de Silverstone. Le travail de corrélation entre données en simulateur et comportement en piste sera crucial pour maximiser les résultats en qualification comme en course.

George Russell complète le Top 5 lors de cette séance, tandis qu’Isack Hadjar, pilote français invité de la séance avec Red Bull, s’offre une remarquable sixième place. Alex Albon se positionne septième avec une Williams qui adopte de nouvelles solutions aérodynamiques, montrant là aussi quelques signes intéressants.

Du côté d’Alpine, en revanche, les résultats restent timides : Pierre Gasly n’est que 19e, tandis qu’Esteban Ocon pointe à la 15e place. L’équipe française semble en difficulté, sans nouvelles pièces pour cette séance contrairement à de nombreux adversaires directs.

Vers une montée en puissance de Ferrari en EL2 ?

Tous les regards se tournent désormais vers la seconde séance d’essais libres (FP2) prévue à 17h, où les équipes devraient simuler les conditions de course à venir. Pour Ferrari, l’objectif sera d’affiner le comportement de la SF-24 avec les pneus médiums et durs, tout en améliorant le passage en virage à haute vitesse, élément clé sur ce tracé technique.

Frédéric Vasseur misera également sur une bonne lecture des long runs pour que les stratégies pneumatiques soient parfaitement calibrées pour samedi et dimanche, où les conditions météo pourraient jouer des tours.

En résumé, si Ferrari ne s’est pas encore dévoilée totalement lors de cette EL1, les indicateurs sont plutôt au vert. Charles Leclerc semble dans le rythme, prêt à jouer les trouble-fêtes face aux McLaren et Mercedes déjà très affûtées.

Un week-end britannique placé sous le signe de la confrontation entre tradition et modernité, où chaque détail pourra faire la différence. Chez Ferrari, l’heure est à la concentration, car à Silverstone, on ne pardonne rien.

Laisser un commentaire