L’arrivée très attendue de Lewis Hamilton chez Ferrari en 2025 n’a pas encore apporté les résultats espérés. Le septuple champion du monde a pris la parole avec force au Canada, livrant une analyse lucide — et pour le moins alarmante — de son début d’aventure avec la Scuderia.
Un début d’aventure difficile pour Hamilton chez Ferrari
Attendu comme le sauveur de la Scuderia Ferrari en 2025, Lewis Hamilton vit une entame de saison frustrante. Malgré un passé glorieux chez Mercedes, l’intégration dans l’univers Ferrari s’avère plus ardue que prévu. Les performances ne sont pas au rendez-vous — ni en qualifications, ni en course — et la monoplace rouge tarde à s’adapter à son style incisif.
Après le Grand Prix du Canada, le Britannique n’a pas mâché ses mots. Interrogé par la presse, et cité par F1 Only, Hamilton a reconnu avec amertume : « Je sais que nous ne nous battons pas pour la victoire cette année » et ajoute que « beaucoup de choses doivent changer ». Un constat sans concession, qui montre à quel point le septuple champion du monde est exigeant, mais surtout impatient de remettre Ferrari sur le devant de la scène.
Un regard déjà tourné vers 2026 et le changement de réglementation
Mais alors que la saison 2025 est loin d’être terminée, c’est bien 2026 qui semble au centre des priorités de Hamilton et de l’équipe technique dirigée par Frédéric Vasseur. Cette saison marquera un tournant pour la Formule 1 avec la nouvelle réglementation moteur, ouvrant une fenêtre stratégique unique pour rebattre les cartes du plateau.
Hamilton l’a affirmé lui-même : il est prêt à travailler en profondeur avec les ingénieurs de l’équipe pour poser les bases d’un renouveau compétitif. Il insiste sur l’importance de « poser les bases » et « orienter [l’équipe] vers les changements nécessaires », évoquant la stratégie, la gestion des courses, la régularité, et la capacité à développer une voiture véritablement compétitive sur tous les terrains.
Cette déclaration souligne aussi un point essentiel : l’un des meilleurs pilotes de l’histoire de la F1 ne se contente pas d’être un exécutant. Il se voit comme un pilier clé de la reconstruction de Ferrari – une posture similaire à celle adoptée jadis par Michael Schumacher lorsqu’il avait intégré l’écurie dans les années 90.
Une pression bienvenue pour la Scuderia ?
Hamilton frappe du poing sur la table, certes, mais cela pourrait bien être le choc nécessaire pour faire avancer les choses à Maranello. Ferrari a toujours réagi avec orgueil aux critiques internes solides — et en accueillant un pilote de cette trempe, l’écurie savait qu’Hamilton n’hésiterait pas à faire entendre sa voix.
La tension monte également dans le garage, où Charles Leclerc, coéquipier désormais, garde des ambitions élevées. La cohabitation entre les deux pilotes stars oblige les ingénieurs à délivrer des performances homogènes, et révèle une Scuderia qui cherche encore un équilibre technique de haut niveau sur sa monoplace.
Si la SF-25 manque de constance face aux Red Bull et McLaren, certaines évolutions prévues dans les mois à venir pourraient changer la donne. Hamilton l’a dit : « Avec une mise à niveau, peut-être à un moment donné, nous serons un peu plus compétitifs. » Un espoir, certes, mais encore éloigné d’une certitude.
Conclusion : un constat sévère, mais une opportunité stratégique
Le message de Lewis Hamilton est clair, direct, et révélateur de l’état d’urgence qui règne à Maranello. Plus qu’un simple coup de gueule, il s’agit d’un cri de ralliement : soit Ferrari saisit cette opportunité unique pour transformer ses méthodes de travail en profondeur, soit elle risque une nouvelle décennie de stagnation.
Avec le changement de réglementation en 2026 et un Hamilton engagé pour écrire une nouvelle page de l’histoire rouge, tous les ingrédients sont en place. Reste maintenant à la Scuderia de répondre aux attentes, de se réinventer, et de prouver que le rêve Ferrari version Hamilton est encore réalisable.