Ferrari prévenue : Alonso met en garde sur la menace Hamilton

Photo of author

par Alex Marcol

L’arrivée de Lewis Hamilton chez Ferrari était attendue comme un électrochoc. Septuple champion du monde, monstre de constance, maître de la résilience : son transfert vers la Scuderia devait marquer le début d’un nouveau chapitre glorieux. Pourtant, après plusieurs GP, l’idylle entre Maranello et le Britannique tarde à démarrer. En difficulté avec sa nouvelle monoplace, Hamilton peine à s’imposer face à un Charles Leclerc performant. Mais attention, Fernando Alonso brise le silence et alerte le paddock : Hamilton peut encore inverser la tendance — et frapper fort.

Hamilton chez Ferrari : un départ en demi-teinte

Après une décennie dominée aux côtés de Mercedes, l’arrivée de Hamilton chez Ferrari avait de quoi faire rêver la Tifosi. Pourtant, la réalité est plus contrastée. Le septuple champion du monde éprouve de réelles difficultés à s’adapter à la SF-24, monoplace exigeante développée pour les caractéristiques de Leclerc. Le Britannique a montré une certaine irrégularité dans ses performances : s’il a brillé par moments en essais libres ou lors de qualifications, il manque encore de régularité et de confiance en course.

Au Grand Prix du Canada, sur un circuit typé stop-and-go favorable à ses qualités, Hamilton n’a terminé que 6e, battu par une stratégie maladroite et un rythme limité. Pourtant, la déception n’altère pas sa détermination : « Mon objectif est clairement 2026, avec la nouvelle réglementation. Mais je veux déjà progresser dès maintenant », déclarait-il à Sky Sports F1 après la course.

L’enjeu est clair : la Scuderia prépare en coulisse la révolution moteur et aérodynamique de 2026. Mais pour construire cette transition, Hamilton devra se montrer plus incisif dès 2024 et 2025 s’il ne veut pas voir son statut s’éroder face à Leclerc ou aux concurrents directs comme Verstappen ou Norris.

Fernando Alonso tire la sonnette d’alarme

S’il y en a un qui connaît la Scuderia et Hamilton sur le bout des doigts, c’est bien Fernando Alonso. Ancien coéquipier du Britannique chez McLaren en 2007 et pilote Ferrari de 2010 à 2014, l’Espagnol a jeté un pavé dans la mare avant le Grand Prix du Canada. Interrogé par la presse à Montréal, Alonso a tenu à rappeler la dangerosité du Britannique malgré ses difficultés actuelles :

« Qu’est-ce qui ne va pas ? Je n’en ai aucune idée. Lewis est un excellent pilote. Sur des circuits comme le Canada, il sera capable d’exploiter toutes ses forces. Après 24 courses, on fera le calcul : il souffre actuellement, mais il peut renverser la situation très rapidement. » (Source : interview d’Alonso en zone mixte, Grand Prix du Canada 2024).

Un avertissement qui résonne fort dans le paddock. Alonso, réputé pour son analyse fine et son expérience, sait que lorsqu’Hamilton retrouve de la confiance dans le cockpit, il devient redoutable. Et la saison est encore longue, avec plus de dix courses restantes.

Le défi Ferrari : tirer le meilleur d’un duo aux talents opposés

Ce que met en lumière la déclaration d’Alonso n’est pas seulement la menace potentielle d’Hamilton, mais aussi la complexité d’une cohabitation Ferrari-Leclerc-Hamilton. Les deux pilotes ont des styles radicalement différents : Leclerc excelle à extraire le maximum d’une voiture instable, tandis que Hamilton réclame un châssis équilibré et prévisible pour performer en course.

Si Ferrari veut maximiser ses chances en championnat constructeurs — mais aussi préparer l’avenir — il devient impératif que l’équipe trouve le bon compromis dans le développement de la SF-24, et surtout de la future monoplace pour 2025. Dans cette optique, la capacité de Ferrari à s’adapter aux spécificités de ses deux pilotes sera déterminante.

Que peut-on attendre d’Hamilton pour la suite ?

Même englué au cœur du peloton, Lewis Hamilton reste l’un des plus grands talents de sa génération. Alonso le sait, la Scuderia aussi. Il faudra surveiller de près son évolution à mesure qu’il s’acclimate à Ferrari. Car un Hamilton en confiance, c’est une arme redoutable, surtout dans une saison encore longue où les moindres détails peuvent tout changer.

L’avertissement de Fernando Alonso mérite donc d’être entendu : ne pas enterrer Lewis Hamilton trop tôt pourrait bien être la clé du succès ou… de la surprise. Ferrari, à vous de jouer.

Laisser un commentaire