Ferrari : Course cauchemardesque pour Hamilton en Espagne, quelles conséquences pour la Scuderia ?

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par Alex Marcol

Le Grand Prix d’Espagne 2025 devait être un tournant pour Lewis Hamilton chez Ferrari. Finalement, il s’est transformé en véritable déroute pour le septuple champion du monde. Sur le Circuit de Barcelona-Catalunya, le Britannique a souffert de bout en bout, terminant à une décevante 6e place, loin des ambitions affichées par la Scuderia cette saison. Et ses déclarations à l’arrivée n’ont laissé aucun doute : c’était un naufrage. Quelles implications pour Ferrari et pour l’équilibre au sein de l’écurie ? Analyse.

Hamilton en souffrance : un Grand Prix d’Espagne à oublier

Après un début de saison contrasté chez Ferrari, Lewis Hamilton espérait voir le vent tourner en Espagne et décrocher enfin un podium sous les couleurs rouges. Mais ce dimanche 22 juin, le multiple champion du monde a vécu l’un de ses pires week-ends depuis ses débuts en F1. Déjà en difficulté lors des essais libres et des qualifications, Hamilton n’a jamais trouvé de rythme durant les 66 tours de la course.

Au micro de Sky Sports F1, le pilote britannique n’a pas mâché ses mots : « J’ai passé une très mauvaise journée et je n’ai rien à dire. C’était terrible. […] Je ne sais pas pourquoi ça s’est si mal passé. C’était la pire course que j’ai jamais connue en termes d’équilibre. » Cette déclaration sans filtre, rapportée par le diffuseur officiel, reflète le désarroi d’un pilote visiblement déboussolé par sa SF-25, qui semblait totalement déséquilibrée tout au long de l’épreuve.

Sur la ligne d’arrivée, Hamilton termine à la 6e place, loin derrière Charles Leclerc, 3e, et encore plus éloigné des Red Bull et McLaren pourtant prenable sur ce tracé. Une performance en demi-teinte qui le laisse avec un déficit de 23 points au championnat face à son coéquipier monégasque.

Ferrari face à l’énigme Hamilton : ajustements à prévoir ?

Alors que le duo Leclerc-Hamilton était censé propulser la Scuderia au sommet dès la saison 2025, force est de constater que la mayonnaise ne prend pas encore. Leclerc, solide et constant, continue de capitaliser sur chaque occasion. En Espagne, bien que privé de la victoire par la stratégie, le Monégasque a su extraire le maximum de sa monoplace et conserver un rythme compétitif face aux leaders.

Hamilton, de son côté, semble encore chercher les bons réglages et le feeling avec la Ferrari SF-25. Une situation inquiétante, d’autant que nous sommes déjà à mi-saison. Si la Scuderia veut rester dans la lutte au championnat, elle devra impérativement redonner confiance à son pilote britannique. Le manque de constance du septuple champion compromet les espoirs de points cruciaux pour le championnat Constructeurs.

Frédéric Vasseur, team principal de Ferrari, a certainement déjà dû convoquer des débriefings techniques approfondis avec ses ingénieurs et Hamilton. Il faudra analyser l’équilibre préccaire de la voiture, sa sensibilité aérodynamique sur circuits à haute température comme Barcelone, ainsi que le comportement des pneus Pirelli sur de longs relais. Autant de variables qui semblent ne pas convenir au style de pilotage d’Hamilton pour l’instant.

Quel avenir pour Hamilton et Ferrari dans la deuxième moitié de saison ?

Ferrari connaît cette saison une dynamique paradoxale : d’un côté, Charles Leclerc démontre qu’il a le package pour jouer dans la cour des grands ; de l’autre, Hamilton peine à exploiter le potentiel de la monoplace. Cet écart de performance commence à se répercuter sur le moral du pilote comme sur celui de l’équipe.

Mais attention à ne pas enterrer Lewis Hamilton trop tôt. Le Britannique est bien connu pour ses retours en force. Une phase de creux n’est pas inhabituelle, surtout dans une première saison chez un nouveau constructeur. Toutefois, la fenêtre pour redresser la barre se rétrécit. Le prochain Grand Prix, en Autriche, sur un tracé plus court et rythmé, pourrait être un bon terrain pour rebondir. Si les soucis d’équilibre sont corrigés, Hamilton a encore largement sa place dans la lutte pour les podiums.

Pour Ferrari, le défi est double : continuer à capitaliser sur les performances de Leclerc, tout en ramenant son second pilote à un niveau compétitif. C’est la clé pour espérer battre Red Bull et McLaren cette saison.

Conclusion : l’Espagne a servi d’alerte. Pour Hamilton comme pour Ferrari, il est l’heure d’un électrochoc. Une montée en puissance est indispensable pour ne pas transformer une saison prometteuse en nouveau rendez-vous manqué.

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