Ferrari F1 : Hamilton compare son adaptation à 2024 avec son arrivée chez Mercedes en 2013

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par Alex Marcol

Depuis son arrivée chez Ferrari, Lewis Hamilton est scruté à la loupe. Malgré un début de saison en demi-teinte, le septuple champion du monde a adopté un ton résolument plus optimiste à l’approche du Grand Prix de Miami, faisant écho à sa première année chez Mercedes en 2013. Retour sur cette déclaration pleine de sens, et décryptage des enjeux techniques et humains de son intégration chez la Scuderia.

Un passé qui éclaire le présent : Mercedes 2013 vs Ferrari 2024

En conférence de presse à Miami, Lewis Hamilton a tracé un parallèle frappant entre son adaptation actuelle chez Ferrari et ses débuts chez Mercedes en 2013. À l’époque, l’Anglais avait mis plusieurs mois à prendre ses marques au sein d’une équipe encore loin de la domination qu’elle connaîtra ensuite. Un seul Grand Prix remporté cette année-là (Hongrie), mais des fondations qui allaient porter leurs fruits.

« Quand j’ai rejoint Mercedes, les six premiers mois étaient difficiles pour m’habituer à travailler avec de nouvelles personnes », a rappelé Hamilton (source : FIA Press Conference, GP de Miami 2024). Il poursuit en évoquant les défis spécifiques de son arrivée à Maranello : « Les ingénieurs sont habitués à régler la voiture pour un autre pilote, et moi, je suis habitué à un style de conduite différent. »

En d’autres termes, Hamilton fait preuve de patience, conscient qu’il faut du temps pour fusionner avec une nouvelle structure aussi complexe qu’une écurie de F1. Ce discours tranche avec les critiques hâtives autour de son rendement et démontre une volonté de s’inscrire dans une démarche de long terme.

Une SF-25 au service du style Leclerc ?

Pendant qu’Hamilton cherche ses repères, Charles Leclerc semble avoir franchi un cap. Depuis le Grand Prix du Japon, le Monégasque a revu les réglages de sa SF-25, qu’il décrit comme « plus incisive et délicate » à piloter. Si ces changements requièrent une main experte, ils correspondent parfaitement à son style agressif et précis.

« Ce comportement, je l’aime. C’est quelque chose que j’ai toujours apprécié dans ma carrière », a confié Leclerc (source : Auto-Moto.com). Et les résultats parlent d’eux-mêmes : c’est lui qui a offert à Ferrari son premier podium de la saison, à Djeddah.

Cet ajustement technique pourrait expliquer en partie les écarts de performance entre les deux pilotes. Leclerc bénéficie d’une connaissance parfaite des processus internes de l’équipe et de la voiture. Une stabilité qui contraste avec l’adaptation en cours d’Hamilton, toujours à la recherche d’une base de réglages qui lui soit propre.

Deux trajectoires, un objectif commun

Pour autant, pas question d’opposer les deux pilotes de la Scuderia. Au contraire, les récentes déclarations insistent sur la notion de travail collaboratif, indispensable pour espérer rivaliser avec Red Bull et McLaren. Leclerc lui-même a rappelé l’importance de “pousser dans la même direction”, mettant en avant une dynamique d’équipe plutôt que de rivalité inter-garage.

À Miami, Hamilton a tenu à souligner le travail “fantastique” de son coéquipier en Arabie Saoudite, tout en se montrant réaliste sur les objectifs à court terme : « Nous n’avons pas de nouveautés ce week-end, mais nous allons continuer à optimiser la voiture. »

Le défi à relever est de taille : dompter une monoplace encore imprévisible en qualifications, tirer le meilleur des longs relais, et créer une osmose entre deux approches du pilotage. Mais une chose est sûre : Hamilton a connu ce scénario par le passé. Et s’il parvient à reproduire son ascension entamée en 2013 chez Mercedes, alors Ferrari pourrait bien retrouver les sommets.

Un moment clé dans la saison de Ferrari

Ce Grand Prix de Miami s’annonce comme un tournant dans l’histoire récente de la Scuderia. Tandis que Leclerc semble prêt à jouer les premiers rôles, Hamilton cherche à débloquer son compteur et bâtir les fondations de sa nouvelle aventure rouge. La comparaison avec 2013 n’est pas anodine : à condition que la patience soit de mise des deux côtés du garage, l’union de ces deux talents pourrait enfin porter ses fruits en rouge.

Ce week-end, tous les regards seront tournés vers les performances de la SF-25. Car chaque séance, chaque ajustement, chaque feedback compte dans la montée en puissance du duo Hamilton-Leclerc. Ferrari peut-elle transformer ces promesses en progrès concrets ? Réponse imminente sur l’asphalte de Miami.

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