Le début de saison 2025 de la Scuderia Ferrari ne ressemble en rien à un rêve. Cinquième au classement des constructeurs après deux Grands Prix, l’équipe italienne traverse une période difficile, marquée par une disqualification cruelle en Chine et des performances loin des attentes. Pourtant, une lueur d’espoir pourrait émerger à court terme : Ferrari s’apprête à introduire les premières évolutions de la SF-25 dès le Grand Prix de Bahreïn. Décryptage.
Une SF-25 en souffrance : les maux d’un début de saison préoccupant
On le savait : 2025 serait une saison charnière pour Ferrari. Attendue au tournant après une campagne 2024 encourageante, la Scuderia devait venir jouer les trouble-fêtes face à Red Bull et McLaren. Las, après les deux premières manches, les Rouges pointent à une lointaine cinquième place avec seulement 17 points au compteur.
Le Grand Prix de Chine, dernier en date, a vu Charles Leclerc et Lewis Hamilton (Mercedes) disqualifiés pour non-conformité technique. Conséquence directe : zéro point empoché pour Ferrari, un coup dur qui plonge l’équipe dans l’un de ses plus mauvais démarrages depuis 2009.
Frédéric Vasseur, team principal de la Scuderia, reste néanmoins combatif. Conscient que le potentiel est là mais que certaines faiblesses techniques brident les performances, il mise sur une réaction rapide et sur des évolutions ciblées pour redresser la barre.
Des évolutions dès Bahreïn : un nouveau plancher et une suspension arrière dans le viseur
D’après des informations concordantes rapportées par Autoracer.it et le Corriere dello Sport, Ferrari prévoit de déployer un nouveau plancher dès le Grand Prix de Bahreïn, qui constituera la quatrième manche du calendrier F1 2025. Une mise à jour anticipée, signe de la gravité de la situation mais aussi de la réactivité du département technique dirigé par Enrico Cardile.
L’objectif de ce nouveau plancher ? Améliorer l’appui aérodynamique généré par la monoplace tout en stabilisant son comportement dans les virages rapides, un point faible déjà identifié lors des tests hivernaux. Plus encore, les ingénieurs de Maranello se penchent activement sur l’arrière de la SF-25 et notamment sur sa suspension, suspectée d’altérer la motricité et la stabilité de la voiture à l’accélération.
En clair, Ferrari opère une double approche : corriger les lacunes aérodynamiques et mécaniques pour remettre la SF-25 au niveau des concurrentes directes. McLaren, en ligne de mire, a très bien débuté sa saison, confirmant son statut de rivale majeure. Si les évolutions livrent les gains attendus, le duel pourrait bel et bien être relancé dès Bahreïn.
Quel impact pour la suite de la saison ?
Ces premières évolutions constituent un moment stratégique : arriver trop tard pourrait condamner Ferrari à jouer en second rôle jusqu’au bout, tandis qu’une réussite à Bahreïn pourrait permettre de recoller à la lutte pour le podium constructeur. Chaque dixième de seconde gagné peut peser lourd sur une grille de plus en plus serrée.
Le Grand Prix de Bahreïn, disputé après le Japon, s’annonce donc déterminant. Un cap à franchir pour redonner confiance aux pilotes – en particulier Charles Leclerc, frustré par les problèmes récents – et relancer une dynamique positive indispensable en vue des mois à venir.
Plus globalement, ce passage à l’action rapide montre que Ferrari a tiré les leçons du passé. Là où l’équipe attendait parfois plusieurs courses avant de réagir, Maranello semble désormais prêt à faire feu dès qu’une faiblesse est identifiée.
En somme, si les mises à jour techniques annoncées pour Bahreïn portent leurs fruits, elles pourraient bien inverser la tendance actuelle et ranimer les espoirs de titre ou, à tout le moins, de podium régulier chez les fans et les hommes en rouge.