Ferrari : l’étrange grille sur la monoplace d’Hamilton intrigue à Bahreïn

Photo of author

par Alex Marcol

Les essais hivernaux de Formule 1 à Bahreïn réservent souvent leur lot de surprises et d’innovations techniques. Cette année, l’attention s’est portée sur la Ferrari de Lewis Hamilton, qui arborait une imposante grille métallique lors de ses roulages. Ce dispositif, connu sous le nom de « aero rake », est utilisé pour affiner l’aérodynamisme des monoplaces.

Un outil clé pour l’optimisation des performances

L’étrange structure visible sur la SF-24 d’Hamilton n’a rien d’un élément permanent. Il s’agit d’un râteau aérodynamique, une technologie bien connue en Formule 1 mais rarement aussi imposante visuellement. Fixé temporairement sur la voiture, cet outil est équipé de capteurs de pression qui mesurent avec une extrême précision les flux d’air circulant autour de la monoplace.

Pourquoi un tel dispositif ? Les essais hivernaux constituent l’unique opportunité pour les équipes de tester ces équipements en conditions réelles, la FIA interdisant leur utilisation en week-end de course. En comparant les données obtenues avec celles des simulations réalisées en soufflerie et via CFD (Computational Fluid Dynamics), les ingénieurs de la Scuderia Ferrari peuvent ajuster les réglages et ainsi optimiser l’aérodynamisme de la SF-24 avant la première manche de la saison en Australie.

Une Scuderia Ferrari en quête de perfection ?

Cette approche méticuleuse montre l’ambition de Ferrari et son engagement à maximiser la compétitivité de sa nouvelle monoplace. Après une saison 2024 encourageante mais frustrante face à une Red Bull écrasante, l’écurie italienne n’a aucune intention de laisser la concurrence s’échapper en 2025.

Lewis Hamilton, septuple champion du monde et nouvelle recrue de la Scuderia, apporte son expérience et son expertise dans l’optimisation du package technique. Son ressenti après ces séries de tests avec l’aero rake pourra s’avérer décisif dans l’affinage du comportement de la SF-24.

La présence de cet imposant dispositif témoigne également de la prudence de Ferrari : la formation dirigée par Frédéric Vasseur veut s’assurer que son travail en amont se traduit bien en gains concrets sur la piste. À quelques semaines du début de la saison, tous les détails comptent pour tenter de décrocher ce tant convoité titre mondial.

Reste à voir si ces observations se traduiront en gains visibles dès les premières courses. En tout cas, un message est clair : la Scuderia ne laisse rien au hasard dans sa quête de la perfection.

Laisser un commentaire