Charles Leclerc frappe un grand coup lors des essais de pré-saison à Barcelone : en signant le meilleur temps de la matinée ce vendredi 30 janvier, le pilote Ferrari annonce clairement la couleur. La Scuderia Ferrari, sous tension après une saison 2024 contrastée, semble bien décidée à inverser la dynamique en 2025.
Leclerc et la SF-26 : un duo prometteur pour 2025
Sur le circuit de Montmeló, la Ferrari SF-26 a montré un visage rassurant. C’est dans la fraîcheur matinale de ce troisième et dernier jour d’essais que Charles Leclerc a surgi avec un chrono éclatant de 1’16’’653. Devançant Oscar Piastri (McLaren) et Max Verstappen (Red Bull), le Monégasque a gommé les doutes nés la veille, lorsque la SF-26 rendait encore 1,8 seconde à la Mercedes de George Russell.
Avec seulement deux dixièmes de retard sur le meilleur temps absolu des essais, Leclerc confirme que Ferrari a su corriger une partie de ses lacunes hivernales. Ce gain de performance est le fruit d’un travail méthodique mené à Maranello sur l’équilibre aérodynamique de la monoplace et l’exploitation de la nouvelle unité de puissance revue pour 2025.
Au-delà du chrono en lui-même, c’est la régularité du rythme de Leclerc sur les longs relais qui interpelle. Si la Scuderia ne crie pas victoire trop tôt, ce signal envoyé à l’ensemble du paddock est un marqueur fort : Ferrari sera de la partie cette saison.
Des rivaux en observation, Aston Martin en phase d’apprentissage
À Barcelone, d’autres concurrents ont également profité de cette dernière journée d’essais pour affiner leur préparation. Fernando Alonso, avec l’AMR26 au design signé Adrian Newey (ex-Red Bull, aujourd’hui consultant technique chez Aston Martin), a bouclé un programme technique axé sur les longs relais et la fiabilité. Son chrono de 1’20’’795, loin des leaders, n’est pas représentatif du réel potentiel de la monoplace britannique, dopée par un moteur Honda nouvelle génération.
De son côté, Max Verstappen, discret après deux jours marqués par des pépins techniques chez Red Bull Racing, s’est replacé avec le troisième meilleur chrono de la journée. Oscar Piastri, très en vue au volant d’une McLaren MCL39 évoluée, a longtemps occupé la tête du classement avant d’être détrôné par Leclerc.
Dans cet échiquier resserré, Ferrari ne peut ignorer la menace Mercedes, toujours redoutable en conditions de qualifications. Mais la performance de Leclerc rappelle qu’une hiérarchie n’est jamais figée, surtout en début de saison.
Ce que ce tour rapide change pour Ferrari
Si les essais hivernaux sont traditionnellement à prendre avec prudence — réservoirs non pleins, cartographies moteur variables, programmes hétérogènes —, cette performance est symbolique. Après une saison 2024 achevée sans victoire, la pression pèse sur les épaules de Fred Vasseur. Le patron de la Scuderia sait que Leclerc, désormais dans sa sixième saison chez Ferrari, attend une machine capable de se battre à la régulière contre Red Bull et Mercedes.
Ce chrono est donc plus qu’un simple feu d’artifice hivernal : c’est un signal envoyé à Maranello et à la direction de Ferrari. L’évolution aérodynamique de la SF-26, l’optimisation des réglages en soufflerie ainsi qu’un moteur revu pour une meilleure fiabilité positionnent l’équipe italienne comme une menace crédible avant Melbourne.
Avec Carlos Sainz en binôme solide, Ferrari peut désormais construire une réelle dynamique : celle de l’espoir retrouvé, mêlée à une volonté de revanche. À condition, bien sûr, que les promesses hivernales se confirment face au chronomètre en qualifications officielles.
Le rendez-vous est pris : dans moins de trois semaines, les feux s’éteindront à Melbourne pour le Grand Prix d’ouverture. Et si Charles Leclerc convertissait son éclat de Barcelone en pole position, voire en victoire ? La question reste ouverte – mais une chose est sûre : Ferrari est de retour à l’offensive.