Le mercato technique bat son plein chez Ferrari, et la décision prise cette semaine risque de faire couler beaucoup d’encre. Riccardo Adami, ingénieur de course de Lewis Hamilton en 2025, quitte son poste en plein milieu de saison pour rejoindre un rôle stratégique : celui de responsable de la Scuderia Ferrari Driver Academy. Un mouvement qui pourrait bien bouleverser l’équilibre fragile de la Scuderia, surtout après une première moitié de saison compliquée pour Hamilton.
Un changement clé dans une période délicate
Ferrari a officialisé via un communiqué relayé par Mirror Sport le départ de Riccardo Adami, ingénieur de course expérimenté, qui a accompagné des pilotes comme Sebastian Vettel et Charles Leclerc dans le passé. Il devient dès à présent le nouveau responsable de la Ferrari Driver Academy (FDA), incluant également la gestion des voitures d’essais datant des années précédentes. Sa mission : transmettre son savoir aux jeunes pousses de la Scuderia et structurer à long terme une filière plus homogène.
Ce changement sonne comme une volonté de marquer une rupture nette dans une saison 2025 jusqu’ici tumultueuse pour Ferrari comme pour son nouveau pilote star, Lewis Hamilton. L’ingénieur et le Britannique n’ont jamais semblé sur la même longueur d’onde, comme en témoignent leurs échanges radio souvent tendus, notamment lors du Grand Prix d’Abu Dhabi, dernière manche de la saison 2024.
Ferrari n’a pas encore annoncé le nom du remplaçant d’Adami sur le mur des stands. Un choix stratégique majeur, tant l’ingénieur de course joue un rôle central dans les performances et les réglages de la voiture, mais aussi dans la dynamique mentale du pilote.
Une alchimie jamais trouvée entre Adami et Hamilton
Lewis Hamilton, septuple champion du monde, n’a pas trouvé la stabilité espérée pour sa première saison en rouge. Son arrivée en 2025 chez Ferrari a été l’un des mouvements les plus médiatisés de la décennie, mais le mariage avec la SF-25 n’a pas été heureux jusqu’ici. Le Britannique n’a inscrit que 152 points et a terminé sixième du classement pilotes, loin derrière les cadors du moment comme Max Verstappen ou Lando Norris.
Selon plusieurs analystes dont Sky Sports F1, l’un des points faibles de Hamilton cette saison fut sa relation glaciale avec Adami. Le manque d’alignement stratégique et de synchronisation technique a desservi la performance. Le départ de ce dernier, bien que surprenant, pourrait être l’occasion pour Hamilton de relancer la seconde moitié de saison sur de meilleures bases. En tout cas, le pilote ne manque pas de confiance : « Aucun d’eux n’a fait ce que j’ai fait, donc ils ne sont même pas à mon niveau » a-t-il lancé à ses détracteurs, dans une déclaration relayée par Motorsport.com.
Quelle stratégie pour Ferrari dans l’avenir ?
Plutôt que de voir ce changement comme un désaveu, la Scuderia cherche clairement à restructurer en profondeur son organigramme pour affronter les nouveaux défis de 2026. L’an prochain marquera l’entrée en vigueur du nouveau règlement moteur et aérodynamique, et la préparation doit commencer dès maintenant.
En assignant Adami à la Ferrari Driver Academy, la Scuderia veut capitaliser sur son savoir-faire pour encadrer la relève, alors même que sa structure junior fait face à une forte concurrence (Mercedes Junior Team, Red Bull Junior Programme). Cela montre aussi l’attention accrue que porte Ferrari à l’identification de talents capables de briller dans un cadre technique structuré et compatible avec ses objectifs à long terme.
Et maintenant ? Les regards tournés vers Maranello
Les semaines à venir seront cruciales. Le nom de l’ingénieur qui épaulera Lewis Hamilton pour le reste de la saison devrait être annoncé prochainement. Parmi les candidats internes, plusieurs noms circulent, dont celui de Bryan Bozzi, ingénieur adjoint actuellement auprès de la voiture de développement. Sa collaboration passée avec Carlos Sainz pourrait jouer en sa faveur.
Quoi qu’il en soit, Ferrari n’a plus le choix : elle doit trouver le bon binôme capable non seulement d’exploiter au mieux le potentiel de la SF-25, mais aussi d’aller chercher des podiums pour conclure la saison sur une bonne note. En parallèle, ce changement reflète aussi une évolution stratégique chez Ferrari, moins centrée sur le culte de la personnalité et davantage sur la performance collective à long terme.
Ce choix sera-t-il enfin le déclic attendu pour Lewis Hamilton ? Maranello retient son souffle.