La saison 2025 de Formule 1 débute sous le signe de l’évolution pour la Scuderia Ferrari. Si les projecteurs restent braqués sur les performances en piste de Charles Leclerc et Carlos Sainz, un autre changement stratégique, plus discret mais tout aussi déterminant, s’opère en coulisses : le remaniement de l’équipe de communication de Ferrari.
Silvia Hoffer Frangipane quitte la Scuderia : une page se tourne
C’est un mouvement inattendu mais significatif : après sept années au service de la communication de la légendaire écurie italienne, Silvia Hoffer Frangipane passe le témoin. Figure centrale de la stratégie médiatique de Ferrari depuis 2018, elle aura accompagné l’équipe à travers des périodes de renaissance technique, de crises sportives et de nombreux événements corporate liés à la marque au cheval cabré.
Ferrari a confirmé dans un communiqué officiel que Frangipane poursuivra sa carrière dans un nouveau rôle au sein de la communication institutionnelle du groupe Ferrari. Les détails à ce sujet n’ont pas encore été révélés, mais il ne fait aucun doute que cette reposition assume une logique de continuité interne, tout en donnant une nouvelle impulsion à sa carrière.
Maria Conti à la manœuvre : transition fluide ou virage stratégique ?
Pour assurer l’intérim, Ferrari a confié les rênes à Maria Conti. Cette dernière n’est pas une novice : arrivée dans l’équipe média de Maranello en novembre 2024, elle travaille directement sous la supervision de Benedetto Vigna, PDG de Ferrari. Cette proximité hiérarchique témoigne à la fois de la confiance accordée à Conti et de son rôle-clé dans la réflexion stratégique actuelle de la marque au croisement entre performance, image et digitalisation.
L’intégration rapide et efficace de Conti au sein du pôle communication de Ferrari rend cette transition particulièrement fluide. Son profil, plus orienté vers la transformation numérique et l’expérience utilisateur, pourrait annoncer une évolution des codes traditionnels de communication F1 chez Ferrari, souvent perçus comme conservateurs. Déjà, des rumeurs évoquent une volonté d’intégrer davantage les fans dans les coulisses via des contenus immersifs et des formats innovants sur les réseaux sociaux.
Pourquoi ce changement compte pour Ferrari en 2025
Ce rééquilibrage interne va bien au-delà d’un simple changement de visage au sein du département communication. En 2025, l’image d’une écurie de Formule 1 est aussi stratégique que les performances techniques. Le storytelling autour de l’équipe, des pilotes et des performances influence directement la perception publique de la marque, les relations avec les sponsors et même le recrutement de talents.
Chez Ferrari, où chaque initiative est scrutée par des millions de tifosi dans le monde, maîtriser la narration est aussi crucial que peaufiner le setup d’une monoplace. Les départements engineering et communication doivent travailler en harmonie pour bâtir une identité forte, cohérente et inspirante.
Maria Conti devra donc non seulement maintenir la ligne de communication déjà en place, mais aussi y injecter une nouvelle énergie. Sa capacité à embarquer les nouvelles générations de fans, tout en respectant les valeurs historiques de la Scuderia, sera déterminante.
Quels enjeux pour la Scuderia dans un contexte ultra-concurrentiel ?
Depuis plusieurs saisons, Ferrari cherche à redéfinir sa place face à une concurrence médiatique féroce : Red Bull maîtrise parfaitement sa communication offensive centrée sur Max Verstappen, tandis que Mercedes mise sur l’engagement sociétal autour de Lewis Hamilton et maintenant George Russell. Dans ce contexte, le rôle de la communication Ferrari devient central pour garder une voix forte, différenciante, et alignée sur les ambitions sportives.
Le passage de relais entre Hoffer Frangipane et Conti pourrait marquer un tournant : vers plus d’innovation, plus de proximité avec les fans, et une plus grande réactivité face aux dynamiques virales du digital. Mais il faudra surveiller de près si ce changement intérimaire se confirme et influe réellement sur l’image de marque Ferrari en pleine ère de transformation numérique.
En somme, si les évolutions techniques et sportives restent le cœur de l’ADN Ferrari, ce discret changement en interne pourrait avoir un impact bien plus important qu’il n’y paraît. Sur la grille comme dans les paddocks, la communication est une course de fond que la Scuderia ne peut se permettre de perdre.