Ferrari se sépare de Zhou Guanyu : quel avenir pour le poste de pilote réserve en 2026 ?

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par Alex Marcol

L’année 2025 commence fort du côté de Maranello. Ce 2 janvier, la Scuderia Ferrari a officialisé le départ d’un de ses pilotes de réserve : Zhou Guanyu. En poste depuis le début de la saison 2025, le pilote chinois voit ainsi son rêve d’un retour en tant que titulaire en Formule 1 s’éloigner, tandis que Ferrari devra trouver un remplaçant pour assurer son programme de développement et pallier les absences potentielles en Grand Prix.

Zhou Guanyu et Ferrari : un retour éphémère

Revenu dans l’escarcelle Ferrari après une fin de collaboration avec Sauber fin 2024, Zhou Guanyu pensait relancer sa carrière via un rôle stratégique en tant que pilote d’essais et de réserve. Un retour aux sources pour le natif de Shanghai, passé par la Ferrari Driver Academy entre 2014 et 2018 avant son envol chez Renault puis Alfa Romeo.

En 2025, le Chinois partageait ce rôle avec Antonio Giovinazzi, déjà impliqué dans le programme Hypercar du WEC avec Ferrari. Un duo complémentaire sur le papier, mais qui posait question sur la durabilité du poste pour chacun. Pour Zhou, cette présence en stand-by était avant tout une vitrine pour convaincre une autre écurie de le signer comme titulaire en 2026. Son entourage ciblait notamment Cadillac Racing, nouvel acteur du paddock dès 2026. Mais l’équipe américaine a préféré miser sur l’expérience : Valtteri Bottas et Sergio Pérez formeront finalement leur duo inaugural.

Résultat ? Le rêve s’évapore et Ferrari décide ce 2 janvier 2025 de mettre un terme à sa collaboration avec Guanyu. Un choix logique, mais révélateur des enjeux qui pèsent sur les rôles de réservistes dans la Formule 1 contemporaine.

Un mercato des pilotes qui impacte même les remplaçants

Zhou Guanyu ne s’est jamais caché : il voulait piloter, pas rester indéfiniment dans l’ombre. « En Formule 1, il faut être très rapide, très efficace. S’il y a une opportunité à saisir et que vous continuez d’attendre, vous pouvez rester troisième pilote toute votre carrière. Ce n’est pas ce que je veux. », affirmait-il en marge du Grand Prix d’Austin 2025. Une déclaration relayée par Motorsport.com et qui traduisait déjà une certaine impatience.

Le départ du Chinois, bien qu’annoncé en début d’année 2025, prend tout son sens en lien avec les choix des écuries pour la saison suivante. Dans un contexte où les baquets pour 2026 se font rares — avec la stabilité des top team (Ferrari, Red Bull, Mercedes) et la montée en puissance de nouvelles structures comme Andretti-Cadillac — les places deviennent chères.

Dans cette réalité, le poste de pilote de réserve devient moins un tremplin qu’un point d’attente frustrant. Ferrari le sait : elle ne peut conserver dans ce rôle que des profils ayant une valeur ajoutée technique… ou commerciale.

Ferrari 2026 : quel remplaçant pour Zhou Guanyu ?

Avec Antonio Giovinazzi toujours engagé en Championnat du Monde d’Endurance, la Scuderia doit aujourd’hui nommer un nouveau pilote capable d’assurer cette double casquette de réserviste en F1 et de soutien au simulateur. Parmi les candidats pressentis, plusieurs pistes sont évoquées :

– Oliver Bearman, jeune talent britannique membre de la FDA, auteur de performances solides en F2 et lors de ses essais en F1, pourrait incarner l’avenir.
– Robert Shwartzman, déjà activement impliqué dans le dispositif de tests, serait un choix logique et expérimenté.
– Un nom externe ? Ferrari pourrait capitaliser sur des pilotes expérimentés sans baquet, désireux de rester dans l’environnement F1 tout en travaillant les coulisses techniques.

À moins que Ferrari ne choisisse de confier ce rôle à un pilote WEC disponible plus régulièrement, rapprochant encore un peu plus les mondes de l’endurance et de la Formule 1 à Maranello.

Un départ symbolique d’une F1 en mutation

Le départ de Zhou Guanyu de la Scuderia n’est donc pas un simple fait divers hivernal. Il traduit l’évolution des trajectoires en Formule 1, où même les pilotes de réserve doivent désormais avoir une stratégie de carrière stricte, et où les écuries se montrent de plus en plus sélectives.

Pour Ferrari, 2026 sera donc une nouvelle page sur ce rôle stratégique de pilote de réserve. Une décision à venir avec soin, tant l’importance du simulateur et du travail en back-office est devenu essentiel pour développer la monoplace… et soutenir Charles Leclerc et Carlos Sainz dans leur quête de victoires.

En attendant, la place est libre, le marché des pilotes reste en ébullition… et la Scuderia, fidèle à son exigence historique, saura profiter de ce mouvement pour ajuster ses forces, sur la piste comme en dehors.

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