Hamilton chez Ferrari : un calvaire en 2025, l’espoir d’un renouveau en 2026 ?

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par Alex Marcol

Depuis son arrivée très médiatisée chez Ferrari début 2025, les attentes autour de Lewis Hamilton étaient monumentales. Hélas, le rêve s’est rapidement transformé en cauchemar pour le septuple champion du monde. Avec une saison en demi-teinte conclue à la 6e place du championnat pilotes, loin derrière son coéquipier Charles Leclerc, Hamilton termine ce premier chapitre rouge avec une amertume évidente. Et déjà, il regarde vers 2026 comme l’année de la rédemption.

Une saison 2025 difficile à avaler pour Hamilton

Ferrari et Lewis Hamilton, l’union de deux légendes pour une quête de gloire. Sur le papier, l’alliance semblait irrésistible. En piste, la réalité a été plus cruelle. Avec seulement une victoire — en sprint, à Shanghai — le bilan est maigre pour le Britannique, balayé au classement par un Charles Leclerc bien plus constant. L’écart final de 86 points entre les deux pilotes de la Scuderia symbolise l’adaptation compliquée d’Hamilton à sa nouvelle écurie, mais aussi une SF-25 clairement en retrait sur le plan technique.

2025 restera comme l’année de la désillusion. La monoplace souffre toujours de la même instabilité aérodynamique héritée des générations 2022-2025, une ère technique qui n’aura jamais souri à Hamilton. « Cette génération, celle de 2022, a probablement été la pire », a confié le pilote dans une interview relayée par Motorsport Next Gen.com. Ces propos reflètent le ras-le-bol d’un champion frustré de ne pas pouvoir rivaliser avec les têtes d’affiche que sont Verstappen ou Norris.

2026, l’année de la renaissance ?

Mais une nouvelle ère s’ouvre en Formule 1 avec le règlement 2026. Un changement fondamental, tant sur le plan aérodynamique que moteur : réduction de l’appui, optimisation énergétique, châssis plus léger, groupes propulseurs hybrides plus puissants mais aussi plus efficients. C’est exactement le genre de virage réglementaire qu’Hamilton a souvent su maîtriser.

Son passé en témoigne. En 2014, à l’entrée de l’ère hybride, il avait su capitaliser sur la supériorité technique de Mercedes pour rafler les titres. Même en 2017, avec l’arrivée des monoplaces plus larges, Hamilton avait su adapter son style. C’est donc un pilote expérimenté, et désireux d’en finir avec quatre saisons de frustration, qui mise gros sur 2026.

Ferrari aussi prend ce virage très au sérieux. À Maranello, les équipes techniques, menées par Enrico Cardile (directeur technique) et en étroite collaboration avec les ingénieurs de Shell et Mahle pour la partie moteur, intensifient leur travail sur le futur bloc V6 turbo-électrique. L’objectif est clair : créer une monoplace capable de rivaliser immédiatement avec Red Bull Powertrains, Mercedes AMG HPP et les nouveaux venus comme Audi.

L’arrivée d’Hamilton est un élément stratégique dans cette offensive. Son expérience des révolutions techniques est précieuse. Sa capacité à donner des retours ultra-précis sur la voiture, à tirer une équipe vers le haut, et à performer dans de nouvelles configurations est indéniable. Ferrari n’a pas signé Hamilton uniquement pour 2025 : il symbolise cette bascule vers une ère que Maranello espère dominer.

Entre résilience et ambition, une nouvelle opportunité à saisir

Hamilton ne se voile pas la face : « Je prie pour que la prochaine génération de monoplaces ne soit pas pire », a-t-il déclaré, toujours via Motorsport Next Gen. Et on le comprend. À 40 ans, en 2025, il n’a plus de temps à perdre. Il lui reste peut-être deux, trois saisons au plus haut niveau. Mais l’histoire est belle lorsqu’elle est écrite à Maranello. Et s’il parvient à guider Ferrari vers les sommets à l’aube d’une nouvelle ère réglementaire, il pourrait bien signer l’un des plus grands come-backs de l’histoire de la F1.

En attendant 2026, le paddock retient son souffle. Car si le mariage Hamilton-Ferrari a tardé à donner des fruits, les bases sont posées pour un redressement spectaculaire. Et avec une F1 en pleine mutation, les cartes pourraient être redistribuées… pour le plus grand plaisir des tifosi.

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