Ferrari en 2025 : pourquoi cette saison pourrait être un cauchemar pire que 2021 pour Lewis Hamilton

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par Alex Marcol

Depuis son arrivée très médiatisée chez Ferrari en début d’année, Lewis Hamilton espérait clairement tourner la page d’une période morose chez Mercedes. Après avoir manqué son huitième titre mondial en 2021 dans les circonstances controversées d’Abu Dhabi, le Britannique cherchait un nouveau souffle. Mais à l’aube de la trêve estivale 2025, l’amertume semble de nouveau au rendez-vous — et selon Damon Hill, cela pourrait laisser des cicatrices encore plus profondes.

Une première saison chez Ferrari bien plus brutale que prévu

Depuis la signature de Lewis Hamilton chez Ferrari, officialisée début 2024, toutes les attentes étaient dirigées vers un rebond spectaculaire du septuple champion du monde. Maranello s’offrait un pilote d’expérience et une image forte pour relancer la quête du titre, qui échappe à la Scuderia depuis 2007. Sur le papier : un duo de rêve avec Charles Leclerc, des ressources techniques en renfort et une restructuration progressive de l’équipe dirigée par Frédéric Vasseur.

Mais la réalité de la grille 2025 s’est avérée beaucoup plus rugueuse pour la légende britannique. Ferrari accuse un retard technique flagrant sur Red Bull et McLaren, et même Mercedes montre des signes de sursaut. Pire encore : après 12 Grand Prix, Hamilton n’a toujours pas accroché le moindre podium, un fait inédit dans sa carrière.

Interrogé dans le podcast Drive to Wynn, Damon Hill, champion du monde 1996, n’a pas mâché ses mots : « Ce n’est pas une saison sur laquelle il se retournera avec plaisir. Elle pourrait même être pire que 2021, pour lui. Mentalement, c’était épuisant » (source : Drive to Wynn, juin 2025). Pour Hill, la pression accumulée — calendriers explosifs, attentes démesurées, adaptation complexe — pourrait peser sur l’avenir immédiat du Britannique.

Une pression mentale sous-estimée ?

Si 2021 reste une blessure ouverte pour Hamilton, Damon Hill avance que la campagne actuelle est plus éreintante. 24 courses, un calendrier éclaté à travers les continents et une Ferrari qui peine à traduire ses ambitions en performances sur la piste — voilà le cocktail amer que l’Anglais doit digérer.

D’après Hill, « Lewis ne s’est jamais vraiment remis de 2021 » et a voulu voir Ferrari comme un renouveau. « Je pense qu’il a peut-être trop chargé la barque. Il était partout : promotion, travail, essayer de connaître l’équipe… » Observateurs et insiders s’accordent : prendre ses marques chez la Scuderia, réputée pour son exigence interne et ses dynamiques politiques complexes, exige souvent une saison complète d’adaptation. Quand les résultats ne suivent pas, cela amplifie la charge mentale.

Sur le plan purement stratégique, Ferrari a concentré ses efforts sur 2026, date d’entrée en vigueur du nouveau règlement moteur. Le développement de la monoplace 2025 semble avoir souffert de ce basculement anticipé de ressources. Résultat : une voiture peu stable en qualifications et friable en rythme de course, notamment face à une McLaren en pleine ascension.

Quel avenir pour Hamilton et la Scuderia ?

La vraie question désormais est celle de la résilience. Lewis Hamilton va-t-il digérer cette première saison en rouge sans podium ? Peut-il remobiliser ses troupes et adapter son approche à l’écosystème Ferrari ?

Rien n’indique pour l’instant que la séparation anticipée est sur la table — mais un Hamilton en perte de motivation serait un signal d’alarme pour Maranello. Chez Ferrari, on espère une dynamique différente pour la seconde moitié de saison, avec des évolutions techniques attendues dès le Grand Prix des Pays-Bas. Reste à voir si elles suffiront à transformer la frustration en dynamique positive.

Dans le paddock, beaucoup considèrent encore cette union entre Ferrari et Hamilton comme prometteuse sur le moyen-terme, notamment à l’approche de 2026. Mais si les contre-performances se poursuivent, le septuple champion du monde pourrait voir son pari italien devenir son plus grand défi.

En somme, 2025 pourrait bien hanter Lewis Hamilton autant, voire plus, que la fin tragique de 2021. Et tout dépendra de la manière dont Ferrari saura capitaliser sur cette phase difficile pour bâtir un avenir solide.

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