F1 2025 : Verstappen touché par la descente aux enfers de Hamilton chez Ferrari

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par Alex Marcol

Après une saison 2025 éprouvante pour Lewis Hamilton, Max Verstappen a pris le temps de partager sa peine envers son ancien rival. Si les joutes entre les deux champions du monde ont longtemps enflammé les circuits, cette fois, c’est la compassion qui s’est exprimée. Retour sur une saison noire pour Hamilton, et les vérités révélées par le Néerlandais.

Hamilton en crise chez Ferrari : une saison 2025 à oublier

L’année 2025 restera comme une anomalie statistique dans la carrière de Lewis Hamilton. Pour la première fois depuis ses débuts en Formule 1 en 2007, le Britannique n’est pas monté une seule fois sur un podium. Engagé avec Ferrari depuis 2024 après son transfert retentissant depuis Mercedes, le septuple champion du monde devait jouer les premiers rôles. Mais la réalité a été bien différente.

Des problèmes de fiabilité récurrents, une monoplace délicate à exploiter (en particulier dans les phases de course), et une stratégie technique parfois incohérente ont miné les espoirs de l’écurie de Maranello. Hamilton s’est retrouvé régulièrement devancé par son coéquipier Charles Leclerc, alors que l’écart de performance avec les leaders – Red Bull et McLaren – s’est creusé dramatique.

Cette réalité brutale, Hamilton ne l’a pas cachée. À travers les communications radio diffusées tout au long de la saison, son exaspération était palpable. Comme en témoigne Max Verstappen, interrogé par Viaplay : « Ça se ressent partout, notamment à la radio. Honnêtement, ça me fait aussi de la peine », a confié le champion du monde en titre.

Verstappen entre respect et inquiétude

Max Verstappen, qui a manqué d’un rien son cinquième titre mondial, devancé de seulement deux points par Lando Norris, a profité de l’entrevue pour évoquer cette situation délicate. Loin des rivalités explosives de 2021, Verstappen adopte aujourd’hui un ton bienveillant lorsqu’il évoque Hamilton. Il reconnaît l’impact mental d’une telle saison, surtout pour un pilote de son intensité : « Ça dépend aussi de ton niveau et de ce que tu as accompli par le passé. »

Le Néerlandais suggère même que le Britannique pourrait envisager de tourner la page, tout en soulignant son caractère combatif : « Est-ce qu’il va arrêter ? Je ne sais pas. Il n’abandonne pas, il sera là. Mais ce n’est pas agréable à voir. »

Cette déclaration souligne à quel point la situation de Lewis Hamilton interroge, même au sein du paddock. À 40 ans, avec une Scuderia en transition technique et organisationnelle, la question de sa légitimité sportive pour continuer se pose. Son contrat court jusqu’à fin 2026, mais la saison 2025 pourrait avoir ébranlé même sa légendaire confiance.

Ferrari en quête de réponses et d’un nouveau cap

Pour la Scuderia Ferrari, cette désillusion est d’autant plus pesante que le tandem Hamilton-Leclerc devait incarner le renouveau. Malgré de bonnes performances isolées en qualifications et plusieurs améliorations introduites au fil des Grands Prix (notamment un nouveau package aérodynamique au GP d’Italie), la SF-25B n’a jamais trouvé le bon équilibre sur l’ensemble des circuits.

Le team principal Frédéric Vasseur a reconnu, à plusieurs reprises, les insuffisances de Ferrari cette saison. Dans un communiqué de presse publié après le Grand Prix d’Abu Dhabi, il affirmait : « Nos ambitions restent inchangées. Mais nous devons mieux comprendre pourquoi le développement n’a pas porté ses fruits comme escompté. »

L’impact sur Hamilton, si brutal soit-il, n’est donc que le reflet d’une défaillance plus large. Alors que l’écurie travaille d’arrache-pied sur la SF-26, conçue en parallèle avec les nouvelles régulations techniques prévues pour 2026, l’hiver 2025-2026 sera capital. Ferrari n’a plus droit à l’erreur, et Lewis Hamilton non plus.

Quel avenir pour Lewis Hamilton chez Ferrari ?

À l’aube de sa 19e saison en F1, la question de l’avenir de Hamilton est sur toutes les lèvres. Peut-il redevenir compétitif face à une nouvelle génération affamée (Norris, Piastri, Russell) et à un Verstappen encore au sommet ? Ou envisage-t-il une sortie par la grande porte à Maranello, sans jamais avoir atteint son rêve ultime : offrir un titre à Ferrari ?

En parallèle, des bruits de coulisses évoquent déjà des discussions entre Ferrari et plusieurs jeunes talents issus de la Ferrari Driver Academy, dont Oliver Bearman, solide en F2 et déjà réservé pour des séances d’essai en 2026.

Verstappen, en exprimant sa compassion, souligne l’humanité derrière le pilote de légende. Mais ses paroles résonnent aussi comme un avertissement : l’heure tourne, et Ferrari n’attendra pas éternellement. La Scuderia a besoin d’un leader performant. Reste à savoir si Hamilton peut encore l’être.

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