2025 devait être l’année de la résurrection pour Ferrari. Après une fin de saison 2024 prometteuse et une SF-24 largement performante en seconde moitié de championnat, tous les voyants semblaient enfin repassés au vert à Maranello. Mais les espoirs se sont très vite évaporés lorsque la saison a réellement pris son envol – et McLaren, tel un cyclone, a balayé toute concurrence. Dans ce contexte difficile, Charles Leclerc a partagé un bilan empreint de lucidité et d’orgueil, malgré des résultats en berne.
Ferrari 2025 : une désillusion collective face au raz-de-marée McLaren
La SF-24, conçue pour le règlement technique de 2025, devait offrir à Ferrari une machine capable de jouer la gagne. Forte de ses performances en fin d’année 2024, elle était considérée comme le meilleur châssis disponible à la veille des tests hivernaux. Pourtant, la saison a rapidement tourné au cauchemar : aucun Grand Prix remporté, des podiums glanés au compte-gouttes, et surtout une quatrième place au championnat constructeurs loin des attentes initiales.
La raison de cet échec ? McLaren et Mercedes ont brillamment capitalisé sur l’hiver pour apporter des évolutions spectaculaires. Tandis que Red Bull semblait marquer le pas, McLaren a effectué un saut qualitatif impressionnant, trustant les deux titres – pilotes et constructeurs – avec une constance qui a surpris tout le paddock. Ferrari, elle, est restée figée, manquant d’agressivité dans son développement dès le mois de mars. Une stagnation qui a lourdement pénalisé Leclerc et Hamilton, impuissants à influer sur le haut de la grille.
Charles Leclerc : une résilience saluée malgré les vents contraires
Face à cette spirale négative, Charles Leclerc a pourtant continué à faire preuve d’une régularité rare. S’il n’a décroché aucune victoire, il est monté à plusieurs reprises sur des podiums – une performance d’autant plus notable que son coéquipier, Lewis Hamilton, n’en a accroché aucun. Interrogé par le média RACER, Leclerc a livré une analyse franche de sa saison :
« Cela n’a certainement pas été facile […] Mais avec le recul, je pense que ça a été une très bonne saison pour moi […] Je dois m’en réjouir, tout en restant extrêmement critique envers moi-même », a confié le Monégasque.
Cette déclaration souligne un état d’esprit résolument tourné vers la progression. En dépit de la frustration légitime d’un pilote qui n’aime pas jouer les seconds rôles, Leclerc n’a rien lâché. Il s’est imposé comme le point d’ancrage d’une Scuderia qui cherche encore sa voie depuis plus d’une décennie sans titre majeur.
Par ailleurs, son éthique de travail et sa capacité à maximiser les performances d’une voiture loin d’être la meilleure du plateau impressionnent les observateurs. Ferrari, en transition technique mais aussi structurelle, peut se consoler en sachant qu’elle peut encore compter sur un leader solide.
Et maintenant ? Les enseignements pour Ferrari à l’aube de 2026
Alors que le paddock revient à l’usine pour préparer la saison 2026, Ferrari sait qu’elle n’a plus le droit à l’erreur. Le step manqué cet hiver aura coûté cher, et les enseignements doivent être immédiats : revoir la stratégie de développement, s’assurer d’un correct niveau d’anticipation technique, et retrouver une agressivité dans les in-race calls (arrêts, pneus, météo).
Leclerc, de son côté, a consolidé son rôle de capitaine. La Scuderia devra lui fournir dès 2026 une voiture à la hauteur de son talent, sous peine de voir le Monégasque réinterroger son avenir long terme chez les Rouges, malgré sa prolongation signée jusqu’en 2026.
Ferrari n’est pas morte – mais elle doit réapprendre à gagner. Vite.