Depuis son arrivée très médiatisée chez la Scuderia Ferrari début 2025, Lewis Hamilton vit l’une des périodes les plus difficiles de sa carrière. Alors qu’il reste deux Grands Prix avant la fin du championnat, le septuple champion du monde n’a toujours pas inscrit le moindre podium pour la Scuderia. Une situation qui fait réagir, notamment l’ancien pilote de F1 Juan Pablo Montoya, qui livre une analyse sans détour de l’état mental et sportif du Britannique.
Hamilton – Ferrari : une alchimie qui peine à opérer
L’union entre Lewis Hamilton et la Scuderia Ferrari devait marquer un tournant dans l’histoire du sport automobile. Pourtant, dix-huit courses plus tard, le constat est sans appel : aucun podium, de nombreuses performances en demi-teinte, et une voiture capricieuse qui semble ne jamais répondre aux attentes du champion britannique.
Le point d’orgue de cette saison compliquée a sans doute été le Grand Prix du Qatar, lors duquel Hamilton n’a même pas réussi à sortir de la Q1, que ce soit en qualifications principales ou en sprint. “Je suis resté éveillé jusqu’à 6h du matin, incapable de dormir… Je ressens une profonde déception pour tous ceux qui sont dans le garage, mais aussi pour ceux à l’usine,” confiait-il à Motorsport.Nextgen. Une déclaration qui illustre les tensions internes et la pression avec laquelle Hamilton compose au quotidien.
Ferrari peine à offrir à Hamilton une monoplace à la hauteur. La gestion complexe du package aérodynamique, les réglages spécifiques et l’équilibre général du châssis sont autant d’obstacles qui freinent les ambitions communes. Pourtant, dans le box rouge, Charles Leclerc parvient sporadiquement à tirer son épingle du jeu. Cette disparité ajoute à la frustration du Britannique.
Montoya prend la parole : signes d’un pilote à bout ?
Face à cette situation inédite, les spéculations sur l’avenir de Lewis Hamilton se multiplient. Certains fans et analystes envisagent une retraite anticipée à l’issue de la saison 2026, fin de contrat du Britannique avec la Scuderia. Toutefois, pour Juan Pablo Montoya, il s’agirait d’un jugement prématuré.
Interrogé par le média Motorsport Espagne, l’ancien pilote colombien déclare : “Je pense que Lewis… je ne pense pas, je sais qu’il est dans une situation difficile et qu’il est frustré. Je pense qu’il évacue beaucoup de choses. Il a gardé son calme au début de la saison quand ça se passait mal, alors que beaucoup se demandaient pourquoi il ne performait pas.”
Montoya rappelle que les démarrages compliqués sont fréquents lorsque l’on arrive dans une nouvelle équipe, surtout après une longue période chez Mercedes. Il souligne la persévérance du champion, qui cherche avant tout à créer une dynamique positive avec ses ingénieurs. Ce que confirment les propos d’Hamilton lui-même, expliquant qu’il travaille nuit et jour pour mieux comprendre la SF-25 et optimiser ses relations techniques.
Quels enseignements pour Ferrari ?
La Scuderia Ferrari se retrouve à la croisée des chemins cette saison. L’intégration de Lewis Hamilton était censée propulser l’équipe de Maranello vers un retour au sommet du classement Constructeurs. Or, le pari tarde à se concrétiser. Et plus inquiétant encore : la voiture actuelle semble davantage adaptée au style de Leclerc qu’à celui du Britannique.
Pour 2026, la Scuderia devra rebattre les cartes. Offrir une monoplace plus prévisible, réduire les écarts de performance d’un circuit à l’autre, et surtout, accentuer l’harmonisation entre ses pilotes et ses ingénieurs. Car au-delà des chiffres, c’est d’un projet solide et cohérent dont Ferrari a besoin pour redevenir une force incontournable du plateau.
La saison 2025, au lieu d’être celle de la renaissance, est en passe de devenir celle des remises en question. Une bonne fois pour toutes, Ferrari devra apprendre de ses erreurs pour offrir à Lewis Hamilton — et à ses tifosi — ce qu’ils attendent : des victoires, et pourquoi pas, un dernier titre mondial.
Conclusion : Hamilton peut-il rebondir en 2026 ?
Malgré les difficultés, Lewis Hamilton le dit : il n’est pas prêt à renoncer. Cette résilience, combinée à l’expérience de l’un des pilotes les plus titrés de l’histoire, pourrait porter ses fruits si Ferrari parvient à orienter son développement dans la bonne direction. Le potentiel est là. À Maranello de le libérer.