F1 2025 : Lewis Hamilton abasourdi après une qualification catastrophique à Las Vegas

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par Alex Marcol

Le Grand Prix de Las Vegas 2025 restera dans les mémoires… mais pas pour les bonnes raisons du côté de la Scuderia Ferrari. Lewis Hamilton, pourtant prometteur tout au long du week-end, a vécu une descente aux enfers en qualifications. Le pilote britannique, septuple champion du monde, s’élancera de la dernière position sur la grille. Un coup dur inattendu qui soulève des interrogations sur la compétitivité de la SF-25 et sur la stratégie globale de Ferrari dans cette fin de saison 2025.

Une désillusion brutale après des essais prometteurs

Avant les qualifications, rien ne laissait présager un tel naufrage. Lewis Hamilton avait montré un rythme soutenu lors des séances d’essais libres, notamment en EL3 où il figurait parmi les cinq premiers. La Scuderia Ferrari semblait avoir trouvé un bon équilibre sur le tracé atypique du Strip de Las Vegas, mélangeant longues lignes droites et freinages appuyés.

Mais samedi soir, tout a basculé. Dès la Q1, le Britannique a peiné à faire monter ses pneumatiques en température, une problématique récurrente cette saison pour la SF-25, particulièrement dans des conditions fraîches et urbaines. « La piste était très glissante, et le premier train de pneus ne nous a pas convenu », a expliqué Hamilton à Motorsport Next Gen après la séance. Un manque d’adhérence flagrant, exacerbé par des drapeaux jaunes au moment crucial de son dernier tour rapide, est venu sceller son sort.

Selon le pilote Ferrari, même sans ces incidents, le rythme n’était pas au rendez-vous : « J’ai eu un drapeau jaune dans le virage 17, puis un rouge à la fin, mais la voiture n’adhérait pas du tout. C’est un choc d’être dernier. On m’a dit que c’est la première fois que cela m’arrive à la régulière dans ma carrière », a-t-il confié, visiblement abattu.

Un symbole des tensions autour de la SF-25 ?

Au-delà du résultat brut, cette contre-performance jette une lumière crue sur les difficultés persistantes de la monoplace italienne cette saison. La SF-25, bien que compétitive sur piste sèche avec peu de trafic, semble excessivement sensible aux conditions de piste changeantes. Une tare qui a coûté cher à Hamilton, dont les premières courses avec Ferrari n’ont pas encore répondu aux espoirs nés de son transfert très médiatisé.

Las Vegas souligne également une lacune stratégique : pourquoi Ferrari n’a-t-elle pas anticipé la fenêtre optimale des pneus, pourtant cruciale dans ces conditions ? La gestion des températures pneumatiques semble encore trop imprécise, malgré un pas en avant constaté à Suzuka et à Monza.

Clairement affecté, Hamilton a reconnu son impuissance, tout en rendant hommage au travail de son équipe : « Les gars ont fait un excellent travail, et la voiture était géniale sur le sec. […] Mais honnêtement, il n’y a pas grand-chose à dire. C’est évidemment horrible. » Même Charles Leclerc, son coéquipier, n’a pu faire mieux qu’une position en milieu de grille, renforçant l’idée d’une faiblesse structurelle de la SF-25 sur ce type de circuit.

Quel impact pour la suite de la saison ?

Ce revers est d’autant plus amer que Ferrari lutte toujours pour conserver sa deuxième place au championnat constructeurs face à McLaren et Aston Martin, de plus en plus menaçants. Hamilton, quant à lui, voit s’amenuiser ses chances de podium final au championnat pilotes.

Malgré tout, le Britannique n’a pas dit son dernier mot. « Tout ce que je peux faire, c’est passer à autre chose et essayer de revenir demain », a-t-il lancé, déterminé à rebondir. Avec une stratégie agressive et une météo stable, un retour dans les points n’est pas hors de portée. Ferrari devra surtout analyser en profondeur cette qualification ratée pour éviter que l’amertume de Las Vegas ne se transforme en inquiétude chronique.

Dans un championnat 2025 aussi disputé, chaque course compte. Ferrari, qui mise beaucoup sur la synergie entre Leclerc et Hamilton, n’a plus le droit à l’erreur.

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