Ferrari 2025 : Elkann recadre sèchement Leclerc et Hamilton après le fiasco d’Interlagos

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par Alex Marcol

Après un Grand Prix du Brésil catastrophique, marqué par un double abandon de ses deux pilotes stars, la Scuderia Ferrari traverse une nouvelle zone de turbulences. Et cette fois, c’est John Elkann en personne, président du groupe Ferrari, qui a haussé le ton. Dans un contexte tendu où la Scuderia vise encore la deuxième place du championnat constructeurs 2025, Elkann n’a pas mâché ses mots à l’égard de Charles Leclerc et Lewis Hamilton.

Interlagos 2025 : un week-end noir pour la Scuderia

La 20e manche de la saison 2025 sur le circuit d’Interlagos restera longtemps dans les mémoires à Maranello… mais pas pour les bonnes raisons. En l’espace de quelques tours, les deux monoplaces rouges ont disparu du tableau d’affichage. Charles Leclerc est le premier à abandonner, victime collatérale d’un contact musclé entre Oscar Piastri (McLaren) et le jeune Kimi Antonelli (Mercedes). Quelques instants plus tard, c’est Lewis Hamilton, arrivé cette saison en provenance de Mercedes, qui doit jeter l’éponge après un accrochage brutal avec l’Alpine de Franco Colapinto.

Ce double abandon, le deuxième cette saison après l’hécatombe de Zandvoort, relègue Ferrari à la 4e position au classement des constructeurs, derrière Mercedes, McLaren et le leader Red Bull. Une nouvelle claque dans une saison où l’écurie de Maranello avait affiché de fortes ambitions, notamment avec l’arrivée en grande pompe du septuple champion du monde.

John Elkann hausse le ton : un recadrage aux allures de coup de semonce

Dans ce contexte tendu, John Elkann s’est exprimé avec fermeté lors d’un événement à l’occasion du partenariat entre Stellantis et les JO d’hiver Milan-Cortina 2026. Ses propos, relayés par l’agence italienne AGI, sont sans équivoque : trop, c’est trop.

« Il est certainement important que nos pilotes se concentrent sur leur pilotage et qu’ils parlent moins », a-t-il déclaré. « Il reste encore des courses importantes. Il n’est pas impossible d’obtenir la deuxième place au championnat. C’est l’enseignement important qui vient aussi de Bahreïn, avec le triomphe de Ferrari en endurance : lorsque Ferrari est une équipe, nous gagnons. Nous avons besoin de pilotes qui ne pensent pas à eux-mêmes, mais qui pensent à Ferrari. »

En l’espace de quelques phrases, Elkann envoie un message clair à ses pilotes : le blason de Maranello doit passer avant les ego. Une déclaration qui n’est pas anodine alors que la cohabitation entre Leclerc et Hamilton suscite des interrogations depuis le début de la saison. Les tensions internes n’ont jamais été affichées publiquement, mais sur la piste et dans certaines déclarations en off, des frictions se font ressentir.

Le message derrière la colère : unité stratégique ou ultimatum voilé ?

En écartant toute langue de bois, John Elkann rappelle à ses troupes une vérité fondamentale : Ferrari ne peut gagner que dans l’unité. À l’image de sa victoire en Championnat du Monde d’Endurance 2025 à Bahreïn, où la cohésion d’équipe a primé sur les individualités.

Ce recadrage est-il une tentative de remobilisation collective ou un avertissement sérieux à destination de Leclerc et Hamilton ? Difficile à dire pour l’instant. Ce qui est certain, c’est que la direction de Ferrari veut éviter une fin de saison 2025 en roue libre. L’année prochaine s’annonce décisive avec l’entrée en vigueur de la réglementation 2026, et l’objectif reste clair : ramener un titre à Maranello après plus de 15 ans de disette.

À court terme, la réaction de Leclerc et Hamilton sera décisive. Le Monégasque, lié à Ferrari jusqu’en 2026, a toujours clamé son attachement à l’équipe. Hamilton, quant à lui, joue gros : sa légende ne sera complète que s’il parvient à ramener Ferrari sur la plus haute marche du podium. Mais pour cela, il faudra que la Scuderia retrouve rapidement sa cohérence stratégique et sa discipline collective.

Avec encore trois Grands Prix à disputer d’ici la fin de saison, dont le très attendu GP d’Abu Dhabi en guise de conclusion, la pression est à son comble à Maranello. L’heure est au sursaut.

Ferrari joue désormais plus que des points : elle joue sa crédibilité à l’aube d’un nouveau cycle technique où chaque décision, chaque pilote, chaque mot comptera.

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