Grand Prix du Brésil 2025 : Ferrari coule à Interlagos, Vasseur abattu mais lucide

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par Alex Marcol

Le Grand Prix du Brésil 2025 restera comme un symbole du calvaire vécu cette saison par la Scuderia Ferrari. Un double abandon douloureux, des espoirs envolés dès les premiers tours, et un Frédéric Vasseur visiblement atteint. Décryptage complet d’un week-end à oublier, mais riche d’enseignements.

Un double abandon qui fait mal : les faits de course

À Interlagos, Ferrari a vécu un scénario catastrophe. Après un samedi encourageant avec une bonne prestation en Qualifications Sprint et une performance solide de Charles Leclerc lors de la Sprint Race, tous les espoirs étaient permis pour la course principale. Mais dès le départ, c’est l’hécatombe.

Lewis Hamilton, ralenti dans le peloton, entre en contact avec Franco Colapinto. Le résultat est sans appel : l’équipe décide de retirer sa SF-25 par mesure de précaution en raison de dégâts potentiellement structurels. Leclerc, lui, est pris dans un incident de course impliquant Oscar Piastri et le jeune Kimi Antonelli. Une roue avant de sa Ferrari s’arrache. Fin de partie immédiate, alors qu’il occupait la deuxième position.

Les conséquences sont lourdes, tant sur le plan sportif que moral. Charles Leclerc aurait pu prétendre non seulement à un podium, mais possiblement à la victoire. Comme l’a confié Frédéric Vasseur aux médias après la course, « Il était bien placé, il était deuxième, puis il a été éliminé. C’est décevant, car il était en mesure de se battre pour la première place ou au moins pour le podium » (source : conférence de presse post-GP, FIA F1).

Frédéric Vasseur : entre frustration et ancrage dans le réel

Depuis le début de la saison 2025, Frédéric Vasseur tente d’imposer stabilité et rigueur stratégique chez Ferrari. Sa gestion humaine et technique a déjà permis certains redressements, mais les coups durs s’enchaînent, comme ce double abandon au GP des Pays-Bas plus tôt dans la saison.

Après la débâcle brésilienne, Vasseur ne cache pas sa déception mais conserve son sens de l’analyse : « Il faut se concentrer sur les points positifs du week-end, même s’il est difficile d’en trouver alors que la saison touche à sa fin ». Il évoque la bonne dynamique en sprint et les performances de qualification de Charles Leclerc. Des signaux importants à souligner malgré tout.

Ce réalisme teinté de douleur révèle l’état d’esprit actuel chez Ferrari : construire sur le long terme, tout en encaissant des coups durs qui freinent la progression immédiate. Vasseur sait que la régularité reste le plus grand défi pour Ferrari dans une Formule 1 devenue ultra-compétitive, où Red Bull, McLaren et Mercedes sont toujours capables de faire la différence aux moments cruciaux.

Quels enseignements pour la Scuderia ?

Ce week-end brésilien rappelle la fragilité du moindre détail en Formule 1. Un incident en piste peut balayer un plan stratégique pensé à la perfection. L’incident Leclerc-Piastri-Antonelli, bien qu’involontaire, met en lumière l’intensité du départ et le manque de marges de manœuvre lorsque la grille est resserrée.

Avec seulement deux Grands Prix restants au calendrier 2025, Ferrari doit absolument éviter un troisième double abandon. Les enseignements sont clairs :

– Renforcer la fiabilité mécanique et la capacité de résilience lors des accrochages.
– Travailler sur la gestion des départs, particulièrement en milieu de grille où les risques sont plus élevés.
– Capitaliser sur les bons rythmes observés en qualification et sprint.

Dans ce contexte, les résultats individuels de Leclerc et Hamilton seront scrutés de près. Le Monégasque montre une bonne régularité en qualifications, tandis que Hamilton, malgré un début d’adaptation difficile à Maranello, progresse sur le plan du rythme. Toutefois, les points perdus ce dimanche à Interlagos pourraient faire la différence dans la lutte très serrée pour la deuxième place au championnat Constructeurs.

Une fin de saison sous pression

Avec deux rendez-vous encore au calendrier (Las Vegas et Abu Dhabi), Ferrari n’a plus le droit à l’erreur si elle espère accrocher une place d’honneur derrière Red Bull. Chaque approche stratégique, chaque départ et chaque arrêt aux stands comptera. L’équipe technique comme les pilotes devront se surpasser pour relever la tête.

La déception du Brésil est légitime, mais elle doit servir de moteur. Comme Vasseur le rappelle, « Dans une situation comme celle-ci, non seulement vous perdez des points, mais vous en donnez aussi aux autres ». Dans une Formule 1 où chaque détail peut faire basculer une saison, Ferrari a plus que jamais l’obligation d’excellence.

Rendez-vous à Las Vegas pour voir si la Scuderia peut transformer cette frustration en motivation.

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