GP du Brésil : Charles Leclerc fauché en plein élan, Ferrari voit s’éloigner la P2

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par Alex Marcol

Le Grand Prix du Brésil 2025 devait être l’occasion pour Charles Leclerc et la Scuderia Ferrari de confirmer leur remontée en puissance. Malheureusement, la course a tourné court pour le Monégasque, victime d’un accrochage après seulement huit tours. Retour sur un week-end amer pour la Scuderia et ses ambitions au championnat.

Leclerc hors-jeu dès le 8e tour : le récit d’un incident rocambolesque

Dimanche à Interlagos, Charles Leclerc semblait bien parti pour inscrire de précieux points dans la lutte intense que mène Ferrari contre Mercedes au championnat constructeurs. Parti en cinquième position, le pilote monégasque avait réalisé un départ propre et constant. Mais tout s’est effondré juste après la relance du safety car, au 8e tour.

À l’origine, un duel entre Oscar Piastri (McLaren) et le jeune rookie Kimi Antonelli (Mercedes) dans la ligne droite des stands. Le pilote australien tente une manœuvre audacieuse à l’intérieur, mais Antonelli semble ne pas l’avoir vu. Résultat : un contact violent entre les deux hommes, dont l’un des effets collatéraux est une collision inévitable avec Leclerc, complètement innocent dans cette affaire.

Le pneu avant droit de la SF-24 déchiqueté, Leclerc est contraint d’abandonner sur-le-champ. Une sanction lourde, d’autant plus injuste que Ferrari avait durement travaillé pour rattraper un vendredi décevant. « Ça fait mal parce que quand on voit tout le boulot qu’on a fait tout le week-end, qu’on retourne la situation sur ce qui s’annonçait être un week-end compliqué après vendredi… on met tous ces efforts à la poubelle à cause d’une faute qui n’est pas de notre côté », confiait Charles Leclerc au micro de Canal+ après la course.

Conséquences directes : Ferrari décroche face à Mercedes

Au-delà de la déception personnelle de Leclerc, cet abandon du pilote Ferrari a des répercussions lourdes pour Maranello sur le plan comptable. Avec Mercedes qui a placé ses deux monoplaces dans les points à São Paulo, notamment grâce à la solide performance de George Russell (7e), Ferrari voit s’éloigner la deuxième place du championnat constructeurs.

La lutte entre les deux géants de la F1 est l’un des grands enjeux de cette fin de saison. En 2025, Ferrari s’était fixé pour objectif au moins la P2 derrière l’intouchable Red Bull. Mais les efforts d’évolution sur la SF-24 – notamment sur l’aérodynamique et la dégradation des pneus – n’auront pas suffi ce week-end, stoppés net par les aléas de la course.

Cet abandon ne reflète en rien les progrès réalisés ces dernières semaines. À Austin, Charles Leclerc avait signé un podium convaincant, tandis que Carlos Sainz n’était jamais très loin du top 5. Des résultats encourageants désormais effacés par cette sortie prématurée au Brésil.

Une fin de saison cruciale : Ferrari doit se remobiliser

Avec encore deux Grands Prix à disputer (Las Vegas et Abu Dhabi), Ferrari n’a pas dit son dernier mot. L’écart avec Mercedes reste mathématiquement rattrapable, mais il faudra pour cela une régularité sans faille et, surtout, éviter ce genre d’incidents hors de leur contrôle.

Frédéric Vasseur, directeur de la Scuderia, s’est montré ferme mais réaliste après la course : « C’est frustrant, car Charles avait trouvé un bon rythme et nos simulations nous plaçaient dans les points. Cet abandon ne reflète pas notre potentiel mais nous devons absolument capitaliser sur les deux dernières courses. » (source : Communiqué Ferrari post-GP Brésil 2025)

La pression monte alors pour une fin de saison en apothéose. Leclerc et Sainz devront concilier agressivité et prudence, tandis que l’équipe devra maximiser la stratégie et la fiabilité. Un défi de taille, mais essentiel si Ferrari veut terminer 2025 sur une note encourageante.

Ce GP d’Interlagos 2025 restera une désillusion pour Charles Leclerc, mais il a aussi mis en lumière la fragilité d’une saison disputée où le moindre incident peut tout remettre en question. La Scuderia peut encore renverser la table – à condition de convertir les regrets en points dans les deux prochains rounds.

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