Grand Prix du Mexique 2025 : la pénalité infligée à Hamilton déçoit vivement Frédéric Vasseur

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par Alex Marcol

Alors que la Scuderia Ferrari savourait une course intense au Grand Prix du Mexique 2025, l’après-course a eu un goût amer pour Frédéric Vasseur. En cause : la pénalité infligée à Lewis Hamilton après un incident avec Max Verstappen, qui a eu un impact direct et frustrant pour l’écurie de Maranello. Retour sur les faits, les enjeux et les conséquences pour Ferrari.

Une sanction qui bouleverse le classement

La manœuvre litigieuse entre Lewis Hamilton et Max Verstappen dans le deuxième tiers de la course a suscité une discussion animée dans le paddock. En quittant la piste lors de cet affrontement, Hamilton a été jugé par les commissaires comme ayant gagné un avantage injuste. La sanction est tombée : 10 secondes de pénalité pour le pilote Mercedes.

Sur le papier, cela semble équitable. En réalité, cette décision a eu des répercussions considérables sur Ferrari. Le pilote puni n’était pas un pilote Ferrari, mais c’est bien l’équipe au Cheval cabré qui a vu sa stratégie finale mise à mal. Après application de la pénalité, Hamilton est rétrogradé, mais le véritable dommage collatéral réside dans le fait que Sainz, qui luttait pour le podium et espérait tirer parti de cette sanction, ne parviendra finalement pas à remonter suffisamment en position. Il termine huitième, en deçà de ses attentes.

Frédéric Vasseur, Team Principal de Ferrari, n’a pas caché sa frustration au micro de Canal+ : « 10 secondes, c’est très très dur », a-t-il déclaré après la course (source : Canal+ F1, 26 octobre 2025). Une réaction pleine de réalisme, teintée d’amertume, dans un contexte où chaque point compte pour le classement des constructeurs.

Ferrari reprend la 2e place chez les constructeurs, mais à quel prix ?

Malgré ce revers pour Carlos Sainz, la Scuderia Ferrari peut se consoler d’un résultat positif dans l’ensemble : Charles Leclerc a réalisé une course solide, conclue par une deuxième place méritée. Cette performance, couplée aux points récoltés par Sainz (même limités), permet à Ferrari de remonter à la deuxième position du championnat des constructeurs, devant Mercedes.

Ce regain de position souligne les progrès constants réalisés par la Scuderia depuis le milieu de saison. L’évolution aérodynamique introduite à Singapour et les optimisations stratégiques menées par Vasseur ces derniers mois ont redonné de l’élan à l’équipe.

Cependant, la course à la deuxième place reste ouverte. Derrière Red Bull, qui caracole en tête, la bataille fait rage entre Ferrari, Mercedes et McLaren, toutes proches en performance. Dans ce contexte, chaque décision des commissaires — comme celle du Mexique — peut s’avérer décisive.

Une gestion des pénalités de plus en plus critiquée

Le cas Hamilton relance une fois de plus le débat sur la cohérence des sanctions en Formule 1. Pour les fans comme pour les écuries, la transparence des décisions des commissaires et leur cohérence d’un week-end à l’autre font régulièrement l’objet de vives discussions. Si la règle est claire (gain d’avantage en quittant la piste = sanction), l’application semble parfois varier, notamment selon les circuits ou les pilotes impliqués.

Pour Ferrari, cette pénalité alourdit un bilan déjà complexe. Pas directement fautive, l’écurie subit néanmoins les conséquences indirectes de décisions rendues sur d’autres duels en piste. Un rappel cinglant qu’en Formule 1, les incidents ne concernent jamais uniquement les protagonistes immédiats.

Quelle stratégie pour la fin de saison ?

Avec seulement trois manches restantes au calendrier 2025, Ferrari doit maintenant capitaliser sur les acquis sans se laisser perturber par les aléas réglementaires. Frédéric Vasseur, toujours lucide, sait que chaque décision arbitrale échappe à son contrôle, mais il mise sur la régularité de Leclerc et la combativité de Sainz pour repousser les attaques de Mercedes.

Méfiance néanmoins du côté de McLaren : l’équipe britannique continue de monter en puissance, avec Lando Norris et Oscar Piastri régulièrement dans les points. La fin de saison promet d’être intense, et Ferrari devra jouer serré pour sécuriser cette précieuse deuxième place.

Conclusion

Déception compréhensible pour Vasseur au Mexique. Si Ferrari a brillé avec Leclerc, la pénalité contre Hamilton, bien que justifiée selon le règlement, a privé l’équipe italienne d’un résultat potentiellement encore plus solide. Dans cette bataille stratégique de fin de saison, où chaque point vaut de l’or, la Scuderia n’a plus le droit à l’erreur. L’Italie retient son souffle.

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