F1 à Mexico : Vasseur lucide, Ferrari vise plus que la première ligne

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par Alex Marcol

Le Grand Prix de Mexico 2025 a livré une séance qualificative haletante, où les deux Ferrari se sont illustrées de manière convaincante. Charles Leclerc s’élancera depuis la deuxième position, tandis que Carlos Sainz – et non Lewis Hamilton comme mentionné erronément dans la source – a conquis la troisième place sur la grille. Si ces performances confirment la compétitivité retrouvée de la Scuderia sur un tracé aux conditions atypiques, Frédéric Vasseur, le directeur d’équipe, ne cache pas une pointe de frustration.

Ferrari performante, mais toujours en quête d’excellence

« Les stratèges vous diront qu’ils préfèrent partir de la P2 ou P3 ici — mais j’aurais bien sûr préféré partir de la pole position », a déclaré Vasseur samedi soir, selon une interview relayée par Canal+ après les qualifications. Son franc-parler reflète une mentalité claire au sein de la Scuderia Ferrari en 2025 : viser le sommet, sans compromis.

La pole revient à Max Verstappen pour la Red Bull, confirmant une fois de plus la capacité du Néerlandais à sublimer ses tours dans les conditions extrêmes du circuit de l’Autódromo Hermanos Rodríguez, situé à plus de 2200 mètres d’altitude. Pour autant, Leclerc et Sainz n’ont pas démérité — bien au contraire. Le rendement du bloc moteur Ferrari 066/10 s’est montré solide, malgré la baisse de puissance typique en haute altitude, et l’équilibre aérodynamique de la SF-25 a permis aux pilotes de Ferrari de rivaliser avec les meilleures monoplaces du plateau.

Premier virage : le moment clé d’une course imprévisible

Le premier virage du circuit, l’un des plus stratégiques de la saison avec son approche en ligne droite longue avant de plonger vers un enchaînement serré, est déjà dans tous les esprits. « Celui qui sortira en tête après le premier tour aura un avantage considérable », estime Vasseur. La raison ? L’impact du sillage dans les hautes altitudes rend le dépassement difficile sans sacrifier les gommes. L’air plus mince réduit l’appui aérodynamique, obligeant les écuries à adopter des réglages spécifiques, souvent au détriment de la vitesse de pointe.

Cela signifie que partir devant – et surtout le rester après le premier virage – est un atout stratégique indéniable. Dans un Grand Prix souvent riche en rebondissements (accidents, Virtual Safety Car, stratégie pneumatique complexe), prendre la course par les rênes dès le départ pourrait permettre à Ferrari de dicter son rythme et d’économiser ses ressources.

Une saison 2025 où chaque détail compte

Sous la houlette de Vasseur, Ferrari ne cesse de progresser depuis les réformes majeures effectuées au cours de l’hiver 2024-2025. Le duo Leclerc-Sainz affiche une régularité rassurante et les stratégies s’avèrent plus affûtées. À Mexico, entre aérodynamisme, dégradation des gommes et phénomènes liés à l’altitude, la Scuderia devra jouer finement pour transformer cette double présence en deuxième ligne en victoire potentielle.

Avec des écarts de performance de plus en plus serrés entre Ferrari, Red Bull, McLaren et Mercedes en cette saison 2025, la marge d’erreur est infime. Le départ, la gestion des pneus médiums ou tendres selon l’approche retenue, et la réaction aux aléas de course seront les clés pour convertir une bonne qualification en podium – voire en première marche.

La Scuderia Ferrari joue une partition stratégique à Mexico. Et si elle est accordée juste, la victoire pourrait lui tendre les bras dans les 71 tours du dimanche.

Conclusion

Ferrari, bien que sur la première ligne de la grille, ne se satisfait plus de la simple performance. L’ère Vasseur se veut ambitieuse, audacieuse et résolument tournée vers la conquête. Le Grand Prix de Mexico 2025 s’annonce comme une autre étape essentielle pour jauger les progrès de Maranello. Et dimanche, toutes les cartes seront sur la table dès le feu vert : entre stratégie, pilotage et adaptation à l’altitude, Ferrari a les moyens – et la détermination – de frapper fort.

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