Les amateurs de Formule 1 et tifosi de la Scuderia peuvent souffler : non, Lewis Hamilton ne loupe pas le Grand Prix du Mexique 2025. Mais le septuple champion du monde sera remplacé lors des Essais Libres 1 à Mexico, comme l’impose le règlement de la FIA. Ferrari a choisi d’offrir ce roulage à un visage bien connu de la maison : Antonio Fuoco.
Une obligation réglementaire que Ferrari utilise avec stratégie
Ce remplacement s’inscrit dans le cadre du règlement de la Formule 1, qui impose à chaque équipe de faire rouler un jeune pilote ou un pilote d’essai lors de deux séances d’essais libres 1 par saison, sur deux voitures différentes. Ferrari a déjà fait appel à Dino Beganovic pour remplacer Charles Leclerc lors des EL1 à Bahreïn puis en Autriche. Il ne restait donc plus que Lewis Hamilton à « remplacer » sur deux sessions d’ici la fin de saison.
Mais les options étaient limitées : avec deux courses sprint (Qatar et São Paulo) et un Grand Prix à Las Vegas mal placé pour effectuer ces tests, le calendrier restreignait les possibilités. Ferrari a donc logiquement choisi le Grand Prix de Mexico, puis Abu Dhabi pour les deux remplacements d’Hamilton.
Antonio Fuoco, le choix de la continuité et de la performance
C’est donc Antonio Fuoco qui prendra les commandes de la SF-25 sur le circuit de l’Autodromo Hermanos Rodríguez. Vainqueur des 24 Heures du Mans 2024 avec Ferrari, Fuoco est un visage familier du Cheval Cabré. Ancien membre de la Ferrari Driver Academy, il officie depuis plusieurs saisons comme pilote de simulateur et pilote d’essai en F1. On l’a notamment vu lors des séances d’essais pour jeunes pilotes à Yas Marina en 2020, 2021 et 2024.
Un rôle de l’ombre crucial qui devient plus visible à travers cette opportunité en piste. En lui confiant les EL1 au Mexique, Ferrari capitalise sur son expérience et sa connaissance du comportement de la monoplace dans le simulateur. Ce roulage permettra aussi à Fuoco d’offrir un précieux retour de sensations, en lien direct avec les données qui nourrissent le travail de développement de la SF-25.
Un choix étonnant… ou parfaitement logique ?
Certains auraient pu s’attendre à voir un jeune de la Ferrari Driver Academy, comme Arthur Leclerc ou Oliver Bearman, prendre ce volant. Mais le choix de Ferrari semble dicté par la stratégie : Fuoco est aujourd’hui un pilier du programme endurance et sim F1 de la Scuderia. Son retour d’expérience est potentiellement plus valorisant pour préparer 2026 que celui, encore brut, d’un junior.
Ce remplacement est donc bien plus qu’un simple respect du règlement. C’est aussi une opportunité pour Ferrari de renforcer sa cohérence technique entre les disciplines Formule 1 et Endurance, dans un contexte où l’efficacité du simulateur et la corrélation piste-simu sont devenues capitales dans le développement des monoplaces.
Et après ? Cap sur Abu Dhabi
Après Mexico, Ferrari procédera à un deuxième remplacement d’Hamilton lors des Essais Libres 1 à Abu Dhabi. Si le nom du pilote n’a pas encore été officialisé, il pourrait bien s’agir d’Oliver Bearman, que l’on sait très suivi par Maranello. Le Britannique a signé de solides sorties en F2 et sera peut-être promu pilote titulaire en F1 d’ici 2026. Une répétition générale bienvenue ? À suivre.
En attendant, tous les regards se tourneront vers Antonio Fuoco à Mexico. Une séance de 60 minutes tant attendue, qui mettra en lumière un acteur clé mais souvent oublié du succès technique de la Scuderia Ferrari.