Une fois encore, Charles Leclerc a connu un Grand Prix en montagnes russes. Mal qualifié, brillant en course sprint, le Monégasque de Ferrari a su retourner une situation mal engagée lors de cette étape américaine à Austin. Retour sur une prestation en demi-teinte… mais porteuse d’espoirs.
Une qualification ratée… et une remontée opportuniste
Le circuit des Amériques, théâtre du Grand Prix des États-Unis 2025, a réservé son lot de surprises ce samedi. Et Charles Leclerc a dû composer avec l’une d’elles dès les qualifications. Relégué à une décevante 10e place sur la grille de la course sprint, le pilote Ferrari se savait attendu au tournant.
Si la Scuderia avait apporté plusieurs évolutions aérodynamiques ce week-end – notamment une modification du diffuseur et un travail sur la cartographie moteur – ces ajustements n’ont visiblement pas porté leurs fruits en phase de qualifications. Leclerc, impuissant face au manque d’adhérence, n’a pu faire mieux qu’un P10, loin des ambitions du Cheval Cabré.
Mais en course sprint, c’est un autre visage qu’a montré la n°16. Dès le départ, un accrochage entre Lando Norris et Oscar Piastri a bouleversé la hiérarchie et offert un couloir ouvert à Charles pour remonter. Profitant de cet incident, il se place rapidement dans le Top 5. Une opportunité tactique que Leclerc a su saisir avec sang-froid, jusqu’à voir son coéquipier Lewis Hamilton – toujours aussi incisif – le dépasser dans les derniers tours. Résultat : une P5 satisfaisante dans les circonstances, mais qui repose en partie sur un coup du sort.
Leclerc confiant avant la course principale : des signes encourageants
Malgré une cinquième place qui ne reflète pas le plein potentiel de Ferrari, Leclerc a tenu à souligner les progrès du package en conditions de course : « Le feeling était bien meilleur aujourd’hui et surtout en configuration course », a-t-il commenté au micro de Canal+.
Ce regain de performance en rythme de course confirme les analyses internes de la Scuderia : les évolutions menées cette saison visent davantage la constance sur longs relais que l’explosivité à un tour. Ce choix stratégique, bien que frustrant sur un format sprint, pourrait porter ses fruits en course principale si les pneus et la stratégie sont bien gérés.
Le Monégasque le sait, sans l’accrochage du départ, un Top 5 aurait été difficile à atteindre : « On fait 5e et 4e parce qu’il y a ce crash au départ qui fait un petit peu le ménage devant nous. » Une lucidité qui illustre sa maturité grandissante.
La clé pour Ferrari désormais ? Optimiser la monoplace en configuration de qualification. Car le rythme de course semble présent – comme Hamilton l’a également démontré – mais partir loin sur la grille pénalise considérablement les ambitions. Et face à des équipes comme McLaren ou Mercedes, de plus en plus constantes, chaque détail compte.
Quels espoirs pour dimanche ? Objectif podium
Si cette cinquième place n’est que symbolique en termes de points, elle en dit long sur l’état d’esprit de Leclerc et la direction prise par Ferrari. Austin n’est peut-être pas une terre de miracles, mais elle pourrait bien devenir celle d’un sursaut stratégique.
Les ingénieurs de Maranello devront décortiquer les données récoltées en sprint pour affiner les réglages et, pourquoi pas, permettre à Charles de se battre pour un podium dimanche. Car derrière les Red Bull de Verstappen et Perez, la bagarre fait rage entre Ferrari, Mercedes et McLaren.
Tant que le rythme de course est encourageant, tous les espoirs demeurent permis.
Une chose est sûre : la Ferrari SF-25 a encore des cartes à jouer sur les terres texanes. Et Charles Leclerc, relancé par cette course sprint, entend bien réécrire le scénario d’un week-end mal engagé.