La pique (amicale) de Hamilton à Vasseur : un signe fort en pleine tempête chez Ferrari

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par Alex Marcol

Depuis son arrivée très attendue chez Ferrari en 2025, Lewis Hamilton n’a jamais caché son admiration pour Frédéric Vasseur. Mais alors que la Scuderia traverse un début de saison frustrant, sans podium après plusieurs courses, le septuple champion du monde a choisi l’humour pour détendre l’atmosphère — sans épargner son patron.

Hamilton chambre Vasseur, mais envoie un message fort

Interrogé sur ce qui avait changé chez Frédéric Vasseur depuis leurs débuts communs chez ART Grand Prix en 2006, Lewis Hamilton a d’abord décoché une pique pleine d’humour : « Non Fred, non. Il porte toujours les mêmes vêtements et c’est exactement le même qu’avant » — une déclaration lancée dans un sourire, mais qui en dit long sur leur relation de confiance.

Un clin d’œil qui aurait pu passer inaperçu… s’il ne s’inscrivait pas dans un contexte tendu pour Ferrari. Car après avoir quitté Mercedes pour rejoindre Maranello, Hamilton n’enchaîne pas (encore) les succès. Et pourtant, plutôt que de pointer du doigt son équipe, c’est au contraire un message de fidélité et de soutien qu’il a envoyé derrière cette boutade.

Interrogé plus sérieusement par GPBlog, Hamilton a souligné : « J’ai toujours beaucoup admiré Fred lorsque j’évoluais dans les catégories inférieures. Il est direct, compétitif et concentré sur la performance des voitures. J’ai travaillé dans des équipes qui se consacraient à d’autres aspects, mais Fred a toujours été obsédé par l’aérodynamisme et la performance, et c’est ce qui le définit encore aujourd’hui. »

Des mots lourds de sens, à un moment où des critiques commencent à peser sur la gestion de Vasseur, notamment concernant les décisions stratégiques et le développement technique de la SF-25.

Une complicité ancienne qui pourrait être la clé du redressement

Le duo Hamilton-Vasseur ne date pas d’hier. En 2006, Vasseur dirigeait ART Grand Prix lorsque Hamilton y a conquis le titre GP2, tremplin direct vers la Formule 1. Leur relation s’est construite sur le respect technique et une compréhension mutuelle de la performance. En pleine reconstruction chez Ferrari, cette connivence pourrait bien être l’atout maître de l’équipe italienne pour retrouver des sommets.

Alors que la saison 2025 patine pour Ferrari, malgré des promesses initiales autour de la voiture et du nouveau duo Charles Leclerc – Lewis Hamilton, cette entente pourrait bien faire la différence face aux mastodontes que sont Red Bull et McLaren. Le soutien public d’un pilote du calibre de Hamilton envers son team principal est rare — et stratégique.

Entre humour et loyauté, un leadership à l’anglaise

La manière dont Lewis Hamilton gère cette phase délicate en dit long sur son changement de posture en 2025. Plus que jamais, l’ancien pilote Mercedes semble déterminé à jouer un rôle central dans la transformation de Ferrari. Même face à la frustration des classements, il préfère l’humour à la critique, et la loyauté à la dissension.

Loin d’être une simple anecdote, cette « punchline » adressée par Lewis Hamilton à Frédéric Vasseur met en lumière un état d’esprit constructif. Elle montre aussi que, malgré l’absence de podiums jusqu’ici, le moral reste au beau fixe dans le camp Ferrari. Et si la saison est encore longue, cette petite phrase pourrait bien symboliser le tournant de la Scuderia : rester unis, avec un objectif clair — ramener le cheval cabré sur les plus hautes marches des podiums.

Avec une relation aussi solide qu’historique entre Hamilton et Vasseur, Ferrari pourrait bien trouver dans cette complicité le moteur de son renouveau.

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